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  • Bernard Jean 12 h 28 mi le 17 March 2011 Permalien | Réponse
    Tags : , , , plutonium, tsunami   

    Alerte Plutonium Fukushima 3 : MOX et INTOX 


    Origine de l’article >>> ICI

    NEXT-UP ORGANISATION 16 03 2011

    La Tokyo Electric Power Co (TEPCO) est la compagnie d’électricité japonaise qui exploite les sites des centrales nucléaires de Fukushima Daiichi où se sont produites les explosions et le site de Fukushima Daini distant d’une douzaine de kilomètres, l’ensemble totalisant dix réacteurs qui alimentent en électricité Tokyo et sa région.

    Ces réacteurs sont à eau bouillante, celle-ci chauffée par la fission des atomes du combustible qui se transforme en vapeur est dirigée directement par un circuit primaire radioactif vers un générateur d’électricité. Cette configuration est totalement différente des Réacteurs dits à Eau Pressurisée (REP) exploités en France qui comportent un circuit secondaire non radioactif avec un échangeur qui alimente la turbine du générateur.

    Face à la succession d’évènements catastrophiques d’ordre naturel qui se sont produits au Japon suite aux tremblements de terre et au-delà des drames humain il est fondamental d’aller à l’essentiel, c’est à dire à ce qui pourrait hypothéquer durablement le devenir du vivant sur une zone plus ou moins vaste, voire à l’échelle du Japon et des pays satellites ou pire, un scénario de catastrophe environnementale planétaire jamais égalé.

    Malheureusement dans le cas du site nucléaire de Fukushima, la « hiérarchie catastrophe » peut atteindre un paroxysme avec le réacteur 3 de 34 ans d’âge qui a été chargé pour la première fois en combustible MOX fourni par AREVA en août 2010.

    Dans le quotidien JAPAN TO DAY du dimanche 22 août 2010

    Il était écrit en titre : « La compagnie électrique de Tokyo a chargé en combustible MOX le vieux réacteur de Fukushima » « Tokyo Electric Power Co loaded plutonium-uranium mixed oxide fuel Saturday into a reactor at its nuclear power plant in Fukushima Prefecture in preparation for the largest Japanese utility’s first plutonium-thermal power generation. The No. 3 reactor at the Fukushima No. 1 plant would be the third in Japan to be used for the so-called Pluthermal generation, but the only one among the three to have been subjected to antiaging treatment with 34 years since its launch » « La Tokyo Electric Power Co (TEPCO) a chargé du combustible oxyde mixte de plutonium-uranium (MOX) ce samedi dans un réacteur de sa centrale nucléaire de la région de Fukushima en vue de la plus grande production d’électricité de réaction nucléaire réalisée au plutonium au Japon. « 

    Le réacteur du numéro 3 de la centrale N°1 de Fukushima sera le troisième au Japon à passer à la génération dite Pluthermal (Plutonium-Thermique), mais le seul parmi les trois à avoir été soumis à un traitement anti- vieillissement depuis son activation, car il est âgé de 34 ans »

    Sous l’article deux commentaires explicites : « . . . l’incompétence au Japon est élevée au niveau maximum, de cette façon elle fait courir un grand danger pour l’humanité » . Le deuxième commentaire était prémonitoire : « Maybe they forgot to tell everyone how they’ve determined there will never be any more earthquakes. Idiots are indeed correct. Likely long-term pain for short term gain »

    « Peut être qu’ils devraient dire comment ils ont déterminé qu’il n’y aurait jamais de tremblement de terre. Dire que se sont des idiots est juste. Il y aura probablement des douleurs sur le long terme pour des gains sur le court terme »

    Dans un autre article du JAPAN TO DAY daté du 18 septembre 2010

    Ayant pour titre : « La production d’électricité Pluthermal (Plutonium-Thermique) commence à la centrale de Fukushima 1 » « Lors de l’activation la compagnie a indiqué qu’elle a eu des difficultés à démarrer le réacteur n ° 3 de la centrale située à Fukushima et a reporté l’activation initialement prévue pour vendredi soir. » « The company said the alarm light indicating the conditions of the pipe valve for the emergency core cooling system did not function properly. »

    « La compagnie a déclaré que le voyant d’alarme indiquant des conditions anormales de la vanne de commande des tuyaux pour le système de refroidissement d’urgence ne fonctionnait pas correctement. »

    En mars 2011, au vu des événements cette information prend une toute autre dimension.

    FUKUSHIMA ALERTE PLUTONIUM

    Le MOX, pour « Mixed Oxydes » est un combustible hautement toxique et dangereux composé d’environ 6 à 7 % de dioxyde de plutonium récupéré en « retraitant » du combustible nucléaire usé qui est mélangé à du dioxyde d’uranium neuf appauvri. Le MOX entre plus facilement en fusion que les combustibles classiques, il est utilisé dans 20 des réacteurs du parc nucléaire français.

    Le problème majeur est que le plutonium du MOX est très toxique à court et à long terme. En voies aériennes, on estime qu’une quantité de l’ordre d’une dizaine de milligrammes provoque le décès d’une personne ayant inhalé en une seule fois des oxydes de plutonium. La relation dose-effet mise en évidence comporte un seuil d’apparition des tumeurs au poumon pour une dose millésimale, de plus une part importante inhalée passe des poumons au sang qui le diffuse vers d’autres organes (ganglions lymphatiques, foie, etc …), plus ou moins vite selon la taille des particules, pour aboutir aux cancers.

    Selon sa composition isotropique il est capable de contaminer des masses considérables d’eau de mer pour plus d’un siècle qui correspond au mieux à sa demi-durée de vie et au pire pour 240 siècles !

    Le plutonium qui est produit par le cœur des réacteurs nucléaires sous l’effet du flux de neutrons, fait non seulement partie des éléments présentant une radiotoxicité très élevée, mais tous les isotopes et autres composés issus du plutonium sont aussi classés très toxiques et radioactifs. [Wikipedia Plutonium] Ce qui rend particulièrement dangereux le plutonium est, entre autres, la forte énergie de ses émissions de particules alpha d’une valeur de 5 MeV à comparer au 0,02 MeV du tritium.

    D’après les informations de dernière minute le vieux réacteur 3 de Fukushima Dai Ichi est entré partiellement en fusion, un risque de désintégration est une hypothèse qui n’est non pas à exclure, mais dans le domaine du probable. Cela aurait pour conséquence un rejet massif dans l’environnement et dans l’atmosphère de particules hautement radiotoxiques.

    Le pire étant que le réacteur 3 avec 784 MW est 1,5 fois plus puissant que le réacteur 1 de 460 MW chargé avec de l’uranium enrichi, ce qui signifie que son chargement en combustible, donc en plutonium, est beaucoup plus conséquent, avec en parallèle une chaleur dégagée à l’arrêt nettement plus importante à gérer.

    Mais il y a pire que pire dans un des scénaris possibles avec le réacteur 3 de Fukushima : Le combustible MOX qui est un mélange à un point de fusion nettement plus bas que les autres combustibles dit classiques, en conséquence dans une configuration accidentelle comme actuellement le risque dit de criticité, c’est à dire l’enclenchement d’une réaction nucléaire en chaîne incontrôlable est beaucoup plus important.

    D’autres problèmes collatéraux aggravent encore la situation pour « les pompiers de service » qui se sacrifient pour éviter que la cuve ne fonde pas, en effet l’eau mélangée au bore qui sert à atténuer les effets d’échauffement de la radioactivité (absorbe les neutrons) est d’une efficacité moindre avec le MOX.

    Coté chiffres, ils sont effrayants, la masse de plutonium présente dans le réacteur 3 du site nucléaire de Fukushima Dai Ichi est considérable, elle se chiffre à plusieurs centaines de kilogrammes, une catastrophe planétaire inégalée créée par l’homme est donc possible pour la première fois dans l’histoire de l’humanité.

    Pendant ce temps, même en zappant pas moyen d’y échapper, sur les plateaux de télévision un tandem composé d’un monsieur qui « sait tout » appelé Eric Besson, accompagné par l’inoxydable NKM qui ne sait rien, mais qui parle beaucoup pour ne rien dire, n’évoquent évidemment pas le MOX, mais sont les rois de l’INTOX.

    Avec le MOX Français d’AREVA au Japon mieux vaut actuellement adopter un profil bas !

    Ce tandem irréel veut rassurer et ressasse à qui veut l’entendre que ce n’est pas la partie nucléaire qui a failli sur les réacteurs de la centrale de Fukushima Dai Ichi, mais les tuyaux, c’est-à-dire les systèmes de refroidissement et de secours inclus à cause du tsunami, cela est hautement inenvisageable en France, etc …

    Certaines problématiques des risques issues des catastrophes naturelles majeures sont par essence ingérables, en conséquence gérer une centrale atomique avec un risque zéro est donc impossible : Ce postulat et actualité obligent, les personnes en charge de responsabilités devraient en tirer les conclusions qui s’imposent.

    Andréas Heumann, chercheur au CNRS a déclaré : « Le problème avec le nucléaire, c’est que cette technologie n’est pas maîtrisable, on peut arriver à garder le contrôle dans des conditions normales. Mais il y a tellement de situations anormales qui peuvent survenir ».

    http://www.next-up.org/Newsoftheworld/2011.php

    http://www.next-up.org/Newsoftheworld/Japan.php

    Le combustible MOX

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Combustible_MOX

    Le combustible MOX est un combustible nucléaire fabriqué à partir de plutonium et d’uranium appauvri. Le terme MOX est l’abréviation de : « Mélange d’OXydes ». Le combustible MOX contient du dioxyde d’uranium (UO2) et du dioxyde de plutonium (PuO2).

    Le combustible MOX est fabriqué à partir du plutonium créé par capture neutronique de l’uranium 238 dans les réacteurs nucléaires et isolé lors du processus de traitement des combustibles irradiés. Ce plutonium est mélangé avec de l’uranium appauvri issu de l’étape d’enrichissement du combustible.

    Histoire

    Le MOX est apparu vers les années 1960 dans les centres de recherche (la première irradiation connue est celle du réacteur BR3 de Mol (Belgique) en 1964) et fut même testé par les États-Unis qui le rejetèrent le considérant dangereux et peu rentable.

    Dans les années 1980, le gouvernement français met en place un programme de combustible nucléaire utilisant le plutonium. EDF signa alors un accord avec la COGEMA pour utiliser du combustible MOX dans certains de ses réacteurs nucléaires, sous la condition que cela soit économiquement intéressant. Pourtant, en 1989, EDF a calculé que l’utilisation du MOX ne serait pas économiquement intéressante. Les coûts additionnels sur 10 ans de l’utilisation du combustible MOX à la place de l’uranium étaient estimés à 2,3 milliards de francs, soit environ 350 millions d’euros. Mais puisque le contrat de traitement était déjà signé avec la COGEMA, EDF décida de poursuivre le programme MOX afin de maintenir l’option de traitement ouverte pour les prochaines générations de réacteurs nucléaires.

    L’explication du député français Bataille sur l’origine de l’utilisation du MOX en France est la suivante : « l’échec […] de la filière des surgénérateurs posait le problème de la pertinence du traitement. Pourquoi, en effet, continuer des opérations compliquées et coûteuses s’il n’existe plus de débouché pour les produits issus du recyclage ? Face à cette situation, la France, qui disposait avec les installations de l’usine de retraitement de la Hague d’importantes capacités de traitement, a décidé de se tourner vers une solution alternative : la fabrication du combustible MOX, qui est un mélange de 6 à 7 % de plutonium avec 93 % d’uranium appauvri. »

    Production

    Le plutonium est un résidu de la fission de l’uranium: l’uranium 238 qui constitue la majeure partie du combutible initial capture des neutrons issus de la fission de l’uranium 235 et forme notamment du plutonium 239 fissible1. Or la fission du plutonium est une des principales source de chaleur dans les réactions de fission1. Lorsque le combustible arrive en fin de vie (le pourcentage d’uranium 235 étant inférieur à 1% du contenu total), environ 1% de plutonium est disponible1. Par séparation chimique, le plutonium est récupéré puis transformé en dioxyde de plutonium avant d’être mélangé avec du dioxyde d’uranium selon le procédé MIMAS2 pour forme le MOX1. L’intérêt du MOX est la possibilité d’utiliser de l’uranium naturel voire de l’uranium appauvri en place du traditionnel uranium enrichi. L’uranium appauvri étant un déchet de la production de l’uranium enrichi ou le résidu des barres de combustible usagé, il est possible de fabriquer du nouveau combustible nucléaire sans nouvel appport en uranium naturel, donc uniquement à partir de déchets de l’industrie nucléaire.

    Le Mox contient entre 7-8% de plutonium dont 4-5% fissible1 et permet du coup une diminution de la quantité de plutonium à traiter en tant que déchet. Certaines centrales ont été conçu pour fonctionner avec 100% de MOX et ainsi ne dépendent de l’extraction de l’uranium.

    Utilisation en France

    Actuellement, l’usine Mélox du site nucléaire de Marcoule dans le Gard produit 140 tonnes de MOX par an.

    Sur l’ensemble du parc français, EDF utilise le mélange MOX depuis les années 1990 pour 203 réacteurs nucléaires à eau pressurisée (REP ou PWR en anglais) d’une puissance de 900 MW. Il s’agit de :

    Utilisation au Japon

    Une dizaine de compagnies électriques japonaises gérant des centrales atomiques ont des projets d’utilisation de MOX, à partir de mars 2011 pour la plupart. La compagnie française Areva a signé plusieurs contrats en 2006 puis 2008 avec quatre de ces sociétés pour la fabrication du MOX4.

    Depuis décembre 2010, Kyushu Electric Power Company a introduit du combustible MOX dans la 3e tranche de la centrale nucléaire de Genkai5.

    Depuis février 2011, l’exploitant japonais TEPCO utilise du combustible MOX dans le 3e réacteur de la Centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.

    Deux autres réacteurs utilisent actuellement du MOX au Japon.6

     
  • Bernard Jean 23 h 23 mi le 16 March 2011 Permalien | Réponse
    Tags : évacuation, , tsunami   

    Le monde est-il prêt à un plan d’évacuation du Japon ? 


    Je vous partage cet article, car il me semble que le bon sens est de penser à organiser une évacuation du Japon. Je suis surpris de ne rien entendre sur la mise ne place d’un plan d’évacuation du Japon. Si le monde entier pour une fois au lieu de penser à la guerre, à combattre le voisin, à défendre son territoire décidait de partager, d’envoyer des bateaux, des milliers de bateaux et des milliers d’avions pour déplacer les japonais qui veulent quitter le pays avant la catastrophe annoncée. Il y a de la place en Russie, au Canada, aux USA, en Europe pour accueillir des millions de personnes. Même si ce projet paraît complètement fou, il est plus urgent que de débattre de la Libye. La catastrophe de Tchernobyl a fait 900 000 décès.

    Il faut oser proposer des solutions, demain il sera trop tard pour dire, nous aurions pu….. Alors il faut en parler sérieusement et rapidement et demander à tous les gouvernements de faire des propositions au Japon.

    Pour info : « Je doute qu’il y ait un plan permettant d’organiser une éventuelle évacuation de Tokyo ».

    Bernard Jean

    Origine de l’article >>> ICI

    Après le séisme et le tsunami qui ont touché le nord du Japon, le point d’orgue de la catastrophe annoncée ne semble pas encore arrivé. Déjà des dizaines de milliers de personnes ont perdu la vie, et le monde ne s’interroge uniquement sur leur politique énergétique.

    Certes il est important de revoir notre mix énergétique, mais aux vues de la tournure des événements à Fukushima, il est temps de se préoccuper du sort des millions de Japonais qui vont subir une crise nucléaire sans précédent. Aujourd’hui, le taux de radiation relevé dans la banlieue de Tokyo est 300 fois supérieur à la normale.

    L’ONU, l’Europe et les autres pays du G8 doivent enfin prendre la mesure de la catastrophe humaine qui s’annonce. La Russie vient de lancer une opération d’évacuation de deux de ses îles Kouriles et de Sakhaline respectivement de 18 000 et d’un demi million d’habitants. Le monde doit peut-être se préparer à une opération jamais vue à part dans les films américain, une opération d’évacuation d’une partie du Japon.

    Quand la plupart des pays se regardent le nombril nucléaire, que les économistes voient le monde se bouleversé et ne savent plus sur quel pieds danser, le peuple Japonais ne sait pas comment se préparer au pire, à un fléau invisible qui risque de causer des dommages irréversibles tant sur les hommes et les femmes, que sur l’environnement.

    Si les usines Toyota, Honda, Nikon, Apple… ferment les unes après les autres, ce sont déjà des centaines de milliers de personnes qui tentent de quitter la région nord du Japon. Mais pour aller où ? Attendre de savoir dans quel sens ira le vent n’est pas une solution. La situation est telle que plus aucune intervention humaine n’est possible sur les réacteurs.

    Alors cette idée ne fera pas plaisir à le droite qui mène une guerre contre l’immigration, mais nous n’avons clairement pas le choix. La solidarité internationale doit jouer son rôle, et nous ne pouvons pas laisser un peuple entier risquer la catastrophe nucléaire.

    En Russie, au Etats Unis, au Canada, en Europe, il est possible de construire des camps de réfugiés d’ampleur pour lancer une vague opération de sauvetage ! Le monde n’est clairement pas prêt à se lancer dans un tel scénario, mais le G8 et le G20, ainsi que l’Union Européenne doivent s’y préparer, et très rapidement, car évacuer des centaines de milliers voire des millions de personnes n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît dans les films américains.

    « Je doute qu’il y ait un plan permettant d’organiser une éventuelle évacuation de Tokyo »

    NICOLAS MINVIEILLE, PROFESSEUR À L’ÉCOLE DE MANAGEMENT AUDENCIA

    Pour cet expert de l’économie japonaise, les autorités nippones sont dépassées par les événements.

    Une catastrophe nucléaire de grande ampleur semble se confirmer au Japon. Quel serait l’impact pour l’économie du pays, si comme à Tchernobyl, un périmètre d’une trentaine de kilomètres autour de la centrale était déclaré zone interdite ?

    La région située au nord de Tokyo est moins industrielle que la région de Kobé sévèrement touchée par un tremblement de terre en 1995. Elle ne concentre à elle seule pas plus de 10% de l’activité industrielle du Japon. Mais Sendai est l’un des dix plus grands ports du pays. Cela ferait une voie d’accès en moins pour cet archipel pour lequel les approvisionnements, notamment en énergie sont vitaux. Cela dit, Sendaï est situé à plus de 30 kilomètres de Fukushima.

    Mais c’est dans cette ville que passe la ligne de Shinkansen (train ultra-rapide) entre Tokyo et Aomori, tout au nord du Japon, ainsi qu’une autoroute importante… Quelles serait les conséquences d’une fermeture de ces deux axes pour des décennies ?

    Le fret ferroviaire est peu développé au Japon. Quant aux camions, ils pourraient passer par la côte ouest. Une autoroute relie Tokyo à Niigata. En revanche, c’est vrai que la toute nouvelle ligne de Shinkansen sur laquelle circule le plus récent des trains rapides japonais constituait un symbole national. L’arrêt de la circulation sur cet axe pèserait donc aussi lourd sur le plan symbolique. Le pays serait, d’une certaine façon, coupé en deux

    Imaginons le pire… Croyez-vous que les autorités puissent ordonner l’évacuation de Tokyo ? Est-ce possible techniquement ?

    Je pense qu’il y a un mythe sur l’expertise des Japonais en matière de gestion de crise. Voilà pourquoi je doute qu’il y ait un plan réellement opérationnel permettant d’organiser une éventuelle évacuation de Tokyo. Et quand bien même il existerait, je doute que les autorités communiquent sur le sujet. Historiquement, elles ont été régulièrement dépassées par ce type d’événements, et il n’est pas évident qu’elles ne le soient pas maintenant. Dois-je vous rappeler Après Kobé, ce sont les yakusas (mafia japonaise, ndr) qui ont été les premiers à intervenir en distribuant des vivres, et qui ont notamment contribué à relancer l’économie locale.

    Vous semblez très pessimiste ?

    Sur la capacité de l’Etat au Japon et sur ce gouvernement en sursis précisément, oui. Le contrôle public sur les centrales nucléaires a toujours été très faible, de nombreux incidents ayant été « escamotés » du public. D’une manière générale, les Japonais n’ont pas confiance dan l’Etat sur ces problématiques. Ceci étant dit, il y a une chose qui m’incite à penser qu’ils peuvent s’en sortir, et c’est l’extrême résilience de ce pays. Je vous rappelle qu’il est le seul à avoir subi par deux fois un bombardement nucléaire et qu’il lui a fallu moins de trente ans pour devenir ensuite l’une des principales économies mondiales. Certes, l’endettement du pays est important, mais la dette publique est détenue par les Japonais et la situation est beaucoup moins critique que dans le cas de la Grêce par exemple. Par ailleurs, l’archipel nippon figure parmi les pays qui, dans le monde, dispose du plus fort taux d’épargne.

    Propos recueillis par Pierre Kupferman – 15/03/2011, 18:22

     

     
    • Marie-Anne 22 h 01 mi le 17 mars 2011 Permalien | Réponse

      Depuis quelques jours, une chanson de Gille Vigneault m’habite sans cesse :

      J’ai mal à la terre
      Mal aux océans
      Mal à mes artères
      Aux poissons dedans
      Mon ventre n’est plus qu’un cratère géant béant
      J’ai mal à la terre…

    • valérie 11 h 47 mi le 30 mars 2011 Permalien | Réponse

      Je viens de lire que la désinformation est au maximum, car les japonnais ont comme consigne de ne plus utliser l’eau. Vrai, faux ? Et que tokyo commence à être évacué. Vrai, faux ?
      On ne sait plus rien, on ne peut plus s’appuyer sur rien….car entendre « les experts » nous dire que ça va aller, voir les infos sur le Japon disparaitre peut à petit des journaux, poussent à la méfiance….Je ne trouve rien venant de « vrais » japonnais, sauf la vidéo dont je viens de parler….alors que l’on vit dans un monde ou tout le monde film tout et n’importe quoi avec son portable….et là….rien ?

      • Bernard Jean 11 h 59 mi le 30 mars 2011 Permalien | Réponse

        Oui, il faut sauver la filière du nucléaire, la France et la Chine en dépendent. Ce jour nous avons le président français en Chine et nous avons les responsables de EDF et de AERA au Japon.

        Tout le monde sait que depuis le 11 mars, il faut évacuer le Japon et arrêter le nucléaire sur toute la planète.

        Donc l’information est complètement sous contrôle et pour amuser le monde, il y a cette guerre en Libye au même moment.

        La réponse est ici :
        http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/03/29/04016-20110329ARTFIG00960-sarkozy-veut-conforter-le-nucleaire-francais-en-chine.php

        Le pays devrait accueillir 45% des nouvelles centrales du monde d’ici à 2030, un marché que la France ne compte pas laisser échapper.

  • Bernard Jean 0 h 58 mi le 15 March 2011 Permalien | Réponse
    Tags : chine, , , tsunami   

    Catastrophe naturelle ou artificielle ? 


    Depuis plusieurs jours je me pose la question concernant le tremblement de terre au Japon et le tsunami le 11 mars 2001.

    Je trouve particulièrement curieux cette date du 11 mars 2011. Je vois là comme un signe en lien avec le 11 septembre 2001. Il y a eu aussi les attentats de Madrid un 11 mars 2004. Nous savons tous maintenant que les attentats du 11 septembre 2001 et ceux du 11 mars 2004 étaient des évènements organisés, dans le but de faire passer certaines lois.

    Nous savons aussi que le tremblement de terre de Haïti du 12 janvier n’était pas naturel, mais fabriqué volontairement à cet endroit. Nous savons que le tremblement de terre en Chine du 12 mai 2008 n’était pas naturel.

    Nous avons donc le 11 mars 2011, un tremblement de terre de force 9 et un tsunami redoutable qui vont mettre le Japon en grandes difficultés: les centrales nucléaires sont arrêtées, les raffineries sont arrêtés, les usines sont arrêtés, les autoroutes sont réservées aux équipes de secours, des réacteurs peuvent exploser et des milliers de personnes peuvent être contaminées. La catastrophe de Tchernobyl avait provoqué 900 000 décès. L’Union soviétique avait envoyé sur Tchernobyl 600 000 « liquidateurs ». Les centrales nucléaires japonaises supportent des tremblements de terre, mais ne sont pas protégées des tsunamis car elles sont construites au bord de l’océan car elles utilisent l’eau de mer dans le circuit de refroidissement pour réduire le coût d’exploitation. Il faut 60 000 m3 à l’heure pour réguler la température d’un réacteur. Le problème actuel est de refroidir le coeur du système, car même à l’arrêt il faut 15 jours pour faire descendre la température. La vague de 10 mètres a perturbé le système de refroidissement. Il est surprenant de constater une implantation des centrales au bord de la mer dans une région ou les tremblements de terre sont fréquents et où les tsunami sont fréquents. Pourquoi de choix ? Pourquoi les circuits de refroidissement sont en panne par manque de courant ? Pourquoi des groupes électrogènes de sécurité sont absents ? Comment se fait-il que des groupes de secours mobiles ne soient pas encore sur les lieux pour alimenter les pompes et refroidir le réacteur ?

    La ville de Tokyo avec ses 30 millions d’habitants va recevoir les retombées radioactives à cause des explosions de la vapeur d’eau qui sous pression à haute température fabrique un mélange gazeux explosif d’oxygène et d’hydrogène radioactif. Pourquoi le Japon est touché maintenant un 11 mars 2011, je me pose la question. Nous ne pouvons pas savoir actuellement si cette catastrophe est naturelle ou artificielle, mais il est important de se poser la question. Il faut savoir que les techniques pour provoquer ce type de catastrophe existent depuis longtemps.

    Pourquoi au moment où les pays arabes se soulèvent ? Pourquoi la guerre en Libye passe de ce fait au deuxième plan ? Toucher l’énergie nucléaire permet de relancer l’exploration du pétrole et des gaz de schiste. Au niveau politique cela va modifier les élections en Europe et notamment en Allemagne et en France. Tous les conflits sur Terre actuellement sont centrés sur le pétrole et l’énergie (Afganistan, Irak, Iran, Tunisie, Maroc, Algérie, Egypte, Libye…). Si l’énergie nucléaire est remise en cause, les prix du pétrole et du gaz ne peuvent que monter et les champs de maïs seront de plus en plus exploités pour fabriquer de l’éthanol. Si la filière nucléaire est remise en cause, le Japon va devoir acheter son énergie, la France également, le temps de développer d’autres technologies. Donc nous pouvons imaginer que cette catastrophe qui paraît naturelle peut en fait cacher des stratégies de pouvoir et de contrôle des pays par l’énergie. Une guerre commerciale entre les fabricants de centrales et les producteurs de pétrole. La seule solution est la décroissance pour rapidement se passer de l’énergie nucléaire et de se passer aussi du pétrole en réduisant nos besoins et en vivant autrement, nous n’avons plus le choix. Ne serait-il pas raisonnable de prévoir l’évacuation du Japon sur les territoires Russe proche au lieu d’attendre la catastrophe nucléaire inévitable depuis le 11 mars. Je pense que les dirigeants ne savent pas comment déplacer 150 millions de personnes en si peu de temps.

    Une catastrophe de ce type permet d’intervenir sur le terrain comme à Haïti, pour soit disant apporter de l’aide. Des porte-avions américains sont en attente au large, la septième flotte américaine a modifié sa position en fonction des nuages radioactifs et des vents. Les USA disposent sur le territoire japonais de bases militaires avec 40 000 soldats.

    Le Japon est face à la Chine, les USA sont en guerre en Afganistan, en Irak. Nous voyons donc un encerclement de la Chine. La Chine a besoin pour son développement de plus de 10% par an de beaucoup de pétrole, beaucoup d’électricité et de beaucoup de matières premières. Les perturbations dans les pays arabes et en Afrique bouleversent tous les contrats.

    Donc si tout ceci n’était que les phases d’un plan pour contrôler la Chine. Je me pose la question. J’aurais tendance à penser après 3 jours de réflexions que tout ce qui se passe au Japon, n’est pas complètement naturel.

    Soixante-cinq réacteurs nucléaires sont ainsi actuellement en cours de construction sur la planète, dans 15 pays, dont 27 en Chine, 11 en Russie et 5 en Corée du Sud. Les pays émergents se bousculent aussi au portillon. Rien qu’au cours du dernier mois, dix-sept pays ont déposé un dossier auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique pour construire leurs premières centrales. Parmi eux, le Chili, pays abonné aux séismes, ou le Bangladesh, victime de fréquentes inondations. Au total, selon la filière, le potentiel de nouvelles centrales dans le monde était estimé entre 200 et 300 entre 2010 et 2030. 62 réacteurs sont en cours de construction dans le monde : 27 en Chine, 10 en Russie, 5 en Inde, 5 en Corée du Sud. En France le projet de réacteur EPR à Penly doit être autorisé, ou pas, avant mars 2012. Aux USA pour la production de l’électricité, le nucléaire ne représente que 20%, pour la France c’est 80 %, pour le Japon c’est 40% et le Japon est le troisième producteur au monde d’électricité à partir du nucléaire. Les USA voulant garder leur première place ne peuvent que bloquer le développement du nucléaire dans le monde.

    Voici une vidéo qui témoigne des possibilités de modifier le climat déjà lors de la guerre du Vietnam. Les armes pour modifier le climat existent, elles sont utilisés constamment.

    Nous voyons très bien que les luttes de pouvoir des états jouent maintenant avec les vies humaines pour défendre des multinationales avec des coups de bélier de plusieurs centaines de milliards de dollars pour déclencher des peurs et manipuler des populations entières (famines, pénuries, guerres, catastrophes, épidémies, spéculations, immigrations). Depuis le début de la semaine, les grands groupes cotés à Tokyo ont perdu dans les 720 milliards de dollars en valeur.

    L’avenir de la voiture électrique repose, notamment en France, sur le faible coût de production de l’électricité nucléaire. Le terrible accident à la centrale de Fukushima risque-t-il de remettre en cause les choix stratégiques des groupes automobiles, qui comme Renault, sont les plus impliqués sur ce terrain? La Chine et le Japon sont en avance sur la fabrication des voitures électriques. De nombreux brevets sont déposés par la Chine. Le blocage de la filière nucléaire porte un coup d’arrêt aux développement de la voiture électrique.

    la question de fond posée par le nucléaire est : « Sommes nous prêts à revoir notre modèle de société de consommation? ».

    Bernard Jean

     
    • Eric 6 h 21 mi le 15 mars 2011 Permalien | Réponse

      Les centrales nucléaires qui éprouvent des difficultés à l’heure actuelle ont été construites par General Electric, une compagnie américaine.
      On peut affecter le climat mais pas les séismes… les catastrophes naturelles comme celle qui s’est produite au Japon se sont produites plusieurs fois dans le passé : San Francisco en 1906, Lisbonne en 1755, pour ne nommer que ces exemples. Les continents sont situés sur des plaques tectoniques qui reposent elles-mêmes sur un manteau de magma en constante évolution.
      Ce n’est pas la géopolitique qui influence la géologie, mais l’inverse.

    • Eric 13 h 59 mi le 15 mars 2011 Permalien | Réponse

      La technologie existe pour intervenir au niveau des plaques? Pouvez-vous me montrer des infos à ce sujet? Car on n’est incapable encore aujourd’hui de prédire les éruptions volcaniques ou les séismes. Comment voudriez-vous prédire les effets de secousses contrôlées? Savez-vous combien d’énergie est relâchée dans un séisme de magnitude 8,9?
      Chavez n’a jamais émis l’hypothèse d’arme sismique. C’est une station de télévision appartenant à l’État vénézuélien qui en a parlé mais sans grand sérieux.
      Le HAARP est un projet visant à expérimenter dans la ionosphère pour pouvoir améliorer les communications et le mappage du globe. Il n’y a absolument rien de secret à ce projet, n’importe qui peut consulter les résultats des expériences qui sont effectuées à l’aide de deniers publics. Qui plus est, on peut y entrer sans problème sans « security clearance ».
      Donc, le séisme récent au Japon est un catastrophe naturelle, comme celle qui a dévasté San Francisco, le Chili, le Portugal, etc.

      • Bernard Jean 14 h 16 mi le 15 mars 2011 Permalien | Réponse

        Voici une vidéo de Chavez :

        Mon article est de posé la question et de voir si vraiment cette catastrophe est naturelle ou non.

    • Eric 15 h 28 mi le 15 mars 2011 Permalien | Réponse

      La vidéo ne montre rien sinon une speakerine australienne. On n’entent pas vraiment Chavez parler. En fait, on n’entend à aucun moment Chavez affirmer ce que vous avez dit plus haut. Donc, ce n’est pas une vidéo de Chavez, c’est un clip de nouvelles où on VOIT Chavez. Le seul lien potentiellement crédible que j’ai trouvé est vers ViVE tv où on a d’abord rapporté que l’exécutif parlementaire vénézuélien affirmait que le gouvernement américain pourrait se servir de la crise en Haïti pour justifier son intervention sur le terrain.
      C’est tout. Chavez n’a aucune autorité sur la géologie ou la tectonique des plaques, c’est un président d’un pays hispanophone avec aucune expertise dans le domaine.
      Je réponds à votre question en disant: cette catastrophe est naturelle, comme tous les autres séismes de cette magnitude qui se sont produits depuis toujours.

      • Bernard Jean 15 h 32 mi le 15 mars 2011 Permalien | Réponse

        Voir cet article :
        http://www.voltairenet.org/article163692.html

        Que savons nous de l’arme sismique aujourd’hui ?

        Durant la Seconde Guerre mondiale des chercheurs néo-zélandais ont tenté d’élaborer une machine à provoquer des tsunamis qui puisse être utilisée contre le Japon. Les travaux furent dirigés par l’Australien Thomas Leech de l’université d’Auckland, sous le nom de code « Projet Seal ». Plusieurs expériences à petite échelle furent réalisées, en 1944-1945, à Whangaparaoa. Elles furent couronnées de succès…

    • Eric 15 h 58 mi le 15 mars 2011 Permalien | Réponse

      En supposant très fort (car il faut vraiment une supposition très lourde de conséquences) que cette machine ait réellement pu avoir les effets prétendu dans ce petit clip qui provient d’un doublage d’une télésérie américaine, quel serait l’avantage de créer un séisme de magnitude 8,9 au large du Japon, et affecter ainsi négativement l’économie mondiale?
      Il est difficile d’accepter que la planète est régie par des forces qui nous échappent et que nous ne pouvons pas contrôler, que cela cause la perte de nombreuses vies humaines, mais telle est la réalité. Encore une fois, il s’agit d’une catastrophe naturelle comme il y en a eu des milliers dans l’histoire de l’humanité, L’explosion du volcan de l’île de Théra il y a 3500 ans a été bien pire que ce séisme et ce tsunami au Japon.

    • Eric 9 h 42 mi le 21 mars 2011 Permalien | Réponse

      Que la Fed soit en faillite depuis le 6 janvier 2011 n’explique en rien le séisme, ni le tsunami.
      Il s’agit du résultat de plusieurs années de politiques financières et économiques complètement déconnectés de la réalité des gens normaux. Provoquer une grave crise au Japon ne ferait qu’aggraver la situation déjà critique puisque le Japon et les États-Unis sont alliés économique.
      Donc il ne s’agit pas d’un début de réponse mais une idée qui arrive de nulle part et qui n’explique rien.
      Comme je l’ai mentionné plus haut, il est difficile d’admettre que des catastrophes naturelles de cette envergure se produisent, mais la géologie nous montre qu’elle se sont produites par le passé et qu’elles n’ont jamais été provoqués artificiellement.
      Je crois que vous devriez commencer à lire un peu sur la géologie et la tectonique des plaques avant de chercher des causes humaines. L’humain est un primate encore bien faible comparé aux forces naturelles planétaires et stellaires.

      • Bernard Jean 9 h 57 mi le 21 mars 2011 Permalien | Réponse

        Je connais la géologie, mais dans le cas présent nous pouvons essayer d’examiner si cette catastrophe est vraiment naturelle.

        Et si le but était justement d’aggraver la situation. Voir ce document :
        http://www.leap2020.eu/GEAB-N-53-est-disponible-Crise-systemique-globale-Deuxieme-semestre-2011-Preparez-vous-a-l-implosion-du-marche-des-Bons_a6074.html
        Crise systémique globale : Deuxième semestre 2011 – Préparez-vous à l’implosion du marché des Bons du Trésor US
        La triple catastrophe qui vient de frapper le Japon (tremblement de terre, tsunami et accident nucléaire) constitue un événement crucial qui va accélérer et intensifier la crise systémique globale, et en particulier le processus de dislocation géopolitique mondiale. L’ampleur des destructions, le choc direct sur les infrastructures énergétiques de la troisième (ou quatrième économie de la planète (9)), la gravité des accidents dans les centrales nucléaires (10), constitue l’un de ces chocs majeurs auquel le système international actuel n’est plus capable de résister comme nous l’anticipions dans le GEAB N°51 (« 2011 : l’année impitoyable »).
        Ces anticipations n’intègrent évidemment pas le scénario de catastrophe ultime qui verrait la région de Tokyo massivement contaminée par la radioactivité suite à une fusion explosive d’un des réacteurs de la centrale de Fukushima (21). Une telle situation conduirait, à l’image de ce qui est arrivé à Tchernobyl, à créer une zone d’exclusion touchant cette région où habitent plus de trente millions d’habitants et qui est au cœur de flux planétaires essentiels, et entraînerait une catastrophe humanitaire sans précédent historique et une disruption immédiate des marchés économiques, financiers et monétaires mondiaux. Il n’y a tout simplement pas de « plan B » à un « arrêt brutal » du nœud global que constitue Tokyo et sa région.

        En souhaitant que cette situation extrême ne se réalise pas, notre équipe estime que le choc déjà avéré va donc se traduire par une aggravation brutale de la crise systémique mondiale et que le marché des Bons du Trésor US en sera la première grande victime collatérale dès le second semestre 2011 comme nous l’analysons en détail dans ce numéro du GEAB. Le pire n’est heureusement pas certain, mais le très grave ne fait en revanche plus de doute.

        Voir aussi cette vidéo :

    • BREYSSE Alexandre 5 h 20 mi le 27 mars 2011 Permalien | Réponse

      En faite si c’est la Fed qui créer l’argent et que c’est la Fed qui ne pouvait plus produire d’argent de valeur ( lire le livre sur la création d’argent ) Alors effectivement c’est très bénéfique ce qui vient d’arriver car rarifer l’énergie c’est augmentation des prix et la la Fed peut récupérer assez d’argent pour ne pas sombrer en bankrout ! http://www.youtube.com/watch?v=ZPWH5TlbloU

  • Bernard Jean 4 h 17 mi le 12 March 2011 Permalien | Réponse
    Tags : changement, , tsunami   

    Tsunami in Japan – Japon : Séisme et Tsunami – 11.03.2011 


    Il me semble que le message de ce jour est assez clair. Nous devons modifier notre comportement. Nous devons changer notre façon de consommer. Nous devons arrêter de fabriquer de l’énergie avec du nucléaire. Nous devons arrêter de consommer du pétrole.

    Le monde est en changement, des révolutions se déclenchent depuis 3 mois en Afrique.

    Au lieu de continuer à fabriquer des armes, au lieu de préparer des guerres, au lieu de détruire les sols avec des produits chimiques, au lieu de polluer l’eau, au lieu de polluer l’air, changeons notre façon de nous comporter sur cette Terre.

    Le changement sur cette Terre va se faire avec ou sans nous. Nous ne pouvons plus consommer de plus en plus, sans conséquences graves pour les générations suivantes.

    Il va falloir manger autrement, se déplacer autrement, travailler autrement, construire des maisons différentes, concevoir des moyens de transports différents. Il va falloir apprendre à vivre avec les autres autrement. Il faudra partager et donner au lieu de prendre, de garder, de défendre. Il est illusoire de penser que nous avons encore du temps, non nous n’avons plus de temps. Le changement c’est maintenant, pas dans dix ans, pas dans deux ans, non aujourd’hui. Nous devons remettre en cause toutes les croyances fausses acceptées comme étant le progrès depuis la fin de la dernière guerre mondiale. La publicité par du matraquage constant nous a poussé à consommer plus, à jeter, à polluer. Nous avons eu un premier message de la Terre avec la catastrophe dans le golfe du Mexique. Suite à cette catastrophe, aucun changement dans notre façon de consommer du pétrole n’a été mis en place. Le besoin en énergie est comme impossible maintenant à réduire. Le deuxième message de la Terre de ce jour montre que nous devons vivre en harmonie avec la nature au lieu de la détruire. Si nous ne respectons pas la vie, nous aurons la mort, par des guerres et par des catastrophes naturelles de plus en plus fortes.

    Les solutions à mettre en place sont très simples, les solutions existent, mais ne font pas l’affaire des financiers, des multinationales, des laboratoires pharmaceutiques, de l’industrie alimentaire. Le changement passe par un changement individuel.

    Nous avons le choix de faire ce changement en conscience, de suite, sans attendre le voisin avant de le subir de force par les forces de la nature. Le Japon ne veut pas stopper la chasse à la baleine. Le Japon ne veut pas stopper la pêche du thon. La mer pose donc ce jour un acte fort, pour déclencher des prises de consciences rapides et urgentes.

    Je note cette date du 11 mars 2011, comme j’avais noté la date du 11 septembre 2001.

    Prendre soin de la Terre, c’est prendre soin de Soi. Prendre soin de Soi, c’est prendre soin de la Terre…

    Bernard Jean

     
    • Julie Martineau 5 h 04 mi le 12 mars 2011 Permalien | Réponse

      Bonjour Bernard,
      Tout ce que tu dis est juste, mais si cela se trouve que cette catastrophe a été causée par des moyens humains? Nous avons la capacité, avec le HAARP et compagnie, les technologies développées par Tesla, de provoquer des tremblements de terre. Tu compares la date du 11 mars à celle du 11 septembre, eh bien le 11 septembre était le produit des forces de l’ombre.
      Cela dit, d’une façon ou d’une autre il faut changer et dès maintenant. La France fait un recul avec le photovoltaïque et c’est très attristant, parce qu’au contraire il faut appuyer sur l’accélérateur. Toutes ces histoires sur le gaz de schiste et de savoir qui fera de l’argent avec ça, alors qu’au fond là n’est pas la question, on ne devrait même pas parler de cette solution qui est une autre bombe à retardement. Nous avons en main toute la technologie, tout le savoir dont nous avons besoin pour faire de la Terre un paradis dès maintenant, dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de l’énergie, dans la façon de nous loger, d’instruire les enfants avec conscience, tout ce qu’il faut pour un monde sain et exempt de produits toxiques pour le corps et pour l’âme. Si nous le voulons vraiment, nous l’aurons, ce beau monde de paix et de santé, il est à notre portée. Il s’agit de savoir ce que nous voulons vraiment et de le dire très fort, de l’écrire, de le dire par notre façon de consommer, à chaque jour dans chacune de nos actions.

      • Bernard Jean 8 h 44 mi le 12 mars 2011 Permalien | Réponse

        Bonjour Julie,
        En effet nous ne pouvons pas savoir si cette catastrophe est totalement naturelle. Mais il me semble que c’est une conséquence directe de notre façon de fonctionner sur Terre. La guerre en Libye, qui est financée par le pétrole, par la vente d’arme est complètement organisée par des puissances financières qui veulent récupérer la richesse de ce pays. Nous avons le pouvoir en effet de faire de la Terre un paradis maintenant, en posant des actes au niveau individuel pour changer à notre niveau ce monde qui ne nous convient pas. Par nos choix de consommer ou non, nous avons un pouvoir considérable.

    • Framboise 6 h 12 mi le 12 mars 2011 Permalien | Réponse

      10/10 pour cet article, mais, qui va l’admettre?il y a longtemps que je n’ai plus de voiture, plus de
      chauffage mazout… qui veut changer… qui va comprendre qu’il faut cesser de tout avoir?
      …en commençant par les dirigeants, qui ne donnent pas l’exemple!!!!

      • Bernard Jean 8 h 34 mi le 12 mars 2011 Permalien | Réponse

        Bonjour,
        Nous avons les dirigeants que nous méritons, ils sont le reflet du niveau de l’évolution de ce monde. Nous ne pouvons pas attendre des dirigeants actuels des changements. Le changement viendra par un changement individuel. Si demain matin, des millions de personnes décident de marcher à pieds, tous les dirigeants ne pourront plus fonctionner, car ils se nourrissent des taxes sur le pétrole, ou de la vente du pétrole. Nous avons le pouvoir de ne plus acheter.

    • Marie-Anne 10 h 33 mi le 12 mars 2011 Permalien | Réponse

      Je crois aussi que l’urgence d’agir est de plus en plus évidente. Est-ce que cette catastrophe au Japon peut être comparée au 11 septembre? Je n’irais pas jusque là. Les forces en cause ne sont pas du même ordre.
      Il faut agir individuellement, s’engager personnellement dans une transition. Par contre, c’est en communauté, avec d’autres que le changement sera efficace. C’est en groupe que nous pouvons faire changer d’idée nos politiciens, nos administrateurs, les dirigeants d’entreprises. En groupe, on peut donner un nouveau visage à notre environnement et il y a des municipalités un peu partout dans le monde qui cherche à faire cette transition.
      Villes en transition est un mouvement qui veut amener à la conscience des citoyens les effets du pic pétrolier et les inciter à se préparer à vivre sans pétrole au niveau local. Pourquoi local? Parce que c’est de cette façon que nous devrons penser l’économie sans pétrole et parce que c’est là qu’on peut changer les choses en agissant en solidarité.
      Je vous invite à visiter leur site : : http://villesentransition.net/

      • Bernard Jean 13 h 13 mi le 12 mars 2011 Permalien | Réponse

        En effet la prise de conscience ne peut être qu’individuelle, ensuite le changement dans la façon de penser fera que des groupes vont se former pour vivre autrement. Les sites « villes en transition » et « territoire en transition France » permettent la prise de conscience. Au départ il faut une volonté forte de consommer autrement, comme supprimer la viande des repas, mais cela passe par des actes concrets au niveau de la personne. Des petits changements au niveau de la cellule familliale, feront des gros changements au niveau local, puis au niveau régional. Notre pouvoir de changer passe par nos choix en tant que consommateur. Le changement ne peut venir que de la base et non l’inverse.

    • GinTonHic 22 h 55 mi le 12 mars 2011 Permalien | Réponse

      Bonsoir,

      Je suis de votre avis.

      J’ai beau me dire que le fait que le calendrier se termine en 2012 ne veut absolument rien dire, à regarder le nombre de plus en plus fréquent de catastrophes naturelles, je ne peux m’empêcher de me dire : tout à coup c’était vrai ?

      Le mystère de l’Atlantide est toujours non résolue. Est-ce un événement réel ou est-ce une prémonition ?

      Ça ne regarde pas bien. Vraiment pas.

      Je ne sais pas si le monde est prêt à abandonner certaines aisances. Je ne crois pas.

      Que faire ?

      Au plaisir,

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