Mises à jour de novembre, 2014 Activer/désactiver les fils de commentaires | Raccourcis clavier

  • Bernard Jean 3 h 09 mi le 16 November 2014 Permalien | Réponse  

    La Vie est courte 


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  • Bernard Jean 10 h 59 mi le 14 November 2014 Permalien | Réponse  

    Le moment présent 


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  • Bernard Jean 8 h 48 mi le 22 October 2014 Permalien | Réponse
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    Des légumes gratuits poussent au cœur des villes 


     
  • Bernard Jean 7 h 19 mi le 11 October 2014 Permalien | Réponse
    Tags :   

    Oser Être 


    Facebook

     
  • Bernard Jean 11 h 23 mi le 29 September 2014 Permalien | Réponse
    Tags : épigénétique, ,   

    Être responsable de sa santé – L’épigénétique avec Joël de Rosnay 


    Une vidéo très importante, à regarder et regarder plusieurs fois.

    L’épigénétique ou l’influence de nos comportements sur notre Santé avec Joël de Rosnay Docteur ès Sciences
    D’autres videos sur l’épigénétique ► http://crohn.superforum.fr/t225-epige…

    -L’épigénétique est la plus grande découverte en biologie de ces cinquante dernières années. Les gènes et les caractères génétiques qui constituent l’ADN sont comme des notes de musique sur une portée. Et l’épigénétique est la symphonie qui en découlera grâce au talent du chef d’orchestre et de ses musiciens.

    En d’autres termes, l’épigénétique est la modulation de l’expression de nos gènes en fonction de notre comportement relatif à 5 éléments connectés constamment dans nos vies de tous les jours:

    1. Notre alimentation, ce que nous mangeons, notre façon de nous nourrir nous et les centaines de milliers de milliards de microbes qui constituent en majeure partie chacun de nous

    2. Une activité physique appropriée

    3. Notre façon personnelle de gérer le stress (nos pensées influent également sur l’expression de nos gènes)

    4. Le plaisir dans ce que nous faisons

    5. Un réseau social, amical et familial qui nous rendent heureux

    Ces cinq éléments sont coordonnés dans un cadre global et si on joue d’eux sur de bons accords et en synergie, on peut se maintenir en bonne santé, retrouver une santé optimale, ainsi que vieillir moins vite.
    L’impact des facteurs génétiques, de ces 5 éléments, modulant l’expression des gènes, oui, vous pouvez faire quelque chose pour vous !

    Quelle symphonie choisissez-vous de jouer ?

     
  • Bernard Jean 7 h 14 mi le 6 August 2014 Permalien | Réponse
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    Les dégats des mots 


    shhhhhLes dégâts causés par la langue (les mots, la parole) sont énormes, et rien ne peut être plus salutaire que sa retenue.

    Ainsi la loi religieuse (coran, hadiths) vante le mutisme et insiste sur l’importance du silence.

    « Entre ce que je pense,
    Ce que je veux dire,
    Ce que je crois dire,
    Ce que je dis,
    Ce que l’autre veut entendre,
    Ce qu’il entend,
    Ce qu’il croit entendre,
    Ce qu’il veut comprendre,
    et ce qu’il comprend réellement,
    Il y a au moins 9 possibilités de ne pas se comprendre »

    Il a été dit :

    ليس في الجسد مضغتان أطيب من القلب و اللسان إذا طاب ، و لا أخبث منهما إذا خبثا

    [Il n y a rien de mieux que le cœur et la langue lorsqu’ils sont bons, tout comme il n y a rien de pire que le cœur et la langue lorsqu’ils sont mauvais « ]

     
  • Bernard Jean 10 h 36 mi le 19 July 2014 Permalien | Réponse
    Tags :   

    Le borderline dans le couple 


    image-couple-borderline« J’ai la certitude que je vais devenir folle. Je sens que nous ne pourrons pas supporter encore une de ces périodes terribles. Je sens que je ne m’en remettrai pas cette fois-ci. Je commence à entendre des voix et ne peux pas me concentrer. Alors je fais ce qui semble être la meilleure chose à faire. Tu m’as donné le plus grand bonheur possible… »
    Virginia Woolf a écrit à son mari ces mots avant de se jeter dans une rivière.

    Le borderline dans le couple

    Il n’est pas facile pour le borderline de vivre en couple, ni pour lui ni pour son partenaire.
    Le borderline est un personnage qui dans sa relation à l’autre, même lorsqu’il s’agit d’une relation amoureuse, peut être dans une grande souffrance ; la personne vivant proche de ce borderline, se trouve elle aussi dans une forme de souffrance, mais elle essaie de rester présente à l’autre qui ne reconnaît pas ses efforts d’implication.

    Dans son couple, le borderline aura tendance à adopter les comportements suivants :

    mise en place d’une déficience identitaire ;
    sensation de vide, ressent le besoin de se remplir de l’autre ;
    est toujours dans la peur de l’abandon de l’autre, il veut sans cesse être rassuré, ce qui va induire à la longue un sentiment de lassitude chez le partenaire. Ce sentiment permet à la personnalité borderline de valider ses croyances « on me quitte toujours, je ne peux être aimé ».
    J’ai évoqué plus haut le DSM IV, je vais à travers cette grille de lecture vous parler de ce que va faire la personnalité borderline face à son ou sa partenaire. Il va être interprétatif de ses faits et gestes, se trouver en proie à une crise de panique qui va déclencher soit une rage, soit le poser dans le désespoir, et le pousser de ce fait dans une forme d’attente élevée qu’il exprimera par des supplications visant à rester auprès de lui ou d’elle. Un patient borderline, auquel vous posez un cadre, va trouver cela violent, il va alors avoir une montée de rage à tendance destructrice, ou va manifester un désespoir culpabilisant à l’égard de l’autre, attitude qu’il adopte également dans son couple.

    La personnalité multiple va souvent avoir des relations interpersonnelles particulièrement instables, fortes, ce qui va la placer dans un positionnement qui va alterner entre l’extrême idéalisation et la dévalorisation, nous pourrions appeler cela du clivage. Le borderline clive la réalité, étant noyé dans sa propre réalité, ne pouvant pas entendre, ni comprendre, ce que lui dit l’extérieur.

    Il va tenter d’aller trouver à l’extérieur ce qu’il est incapable de s’offrir :

    une estime de soi ;
    de la reconnaissance ;
    une approbation, et donc, pour ma part, une recherche de validation du délire de ce qu’il est et fait ;
    une rigidité identitaire.
    La personnalité borderline va être dans l’attente que l’autre lui donne l’amour infini, l’amour inconditionnel (gratuit) dont souvent il se sent exclu ou qu’il n’a pas reçu dans son enfance. S’il sent qu’il perd ce pseudo amour, ce sera vécu pour lui comme une forme de petite mort (« Si tu ne m’aimes plus, je me tue », forme de chantage que je peux entendre parfois, dans ces pathologies).

    Je pourrais dire que le borderline ne s’aime pas et qu’il ne connaît pas la valeur de ce qu’est l’amour, il a des troubles et des doutes concernant sa propre estime de lui, il va aussi par conséquent nourrir des soupçons face à l’amour que va lui porter son ou sa partenaire.

    Il arrive dans certains cas, que le borderline se mette dans une position de quitter pour ne pas avoir à subir la séparation lui-même, d’avoir des colères ingérables, de chercher à se mutiler, de tout faire pour captiver, ou même parfois dans certains cas, tromper son ou sa partenaire, il bascule dans une forme de mise en danger.

    Angélique Veillard
    Psychosomatoanalyste, Sexologue, écrivain, Coach, Auteur.
    Membre de la Fédération Française des Psychosomatothérapeutes et de l’Ordre National des Sexologues, Directrice du Centre Mosaïque Paris.
    Centre Mosaïque Paris Rive Droite & Ile de la Réunion
    http://www.psycho-ressources.com/sexologue/paris/angelique-veillard.html

    Texte complet PDF:
    http://www.psycho-ressources.com/angelique-veillard-les-borderlines.pdf

     
    • lilynoiroublanc 19 h 46 mi le 15 juillet 2015 Permalien | Réponse

      Souffrant de trouble de la personnalité borderline, je suis consciente de ce que je peux faire vivre à mon partenaire et c’est très culpabilisant. Je le vois souffrir face à mon insatisfaction chronique alors qu’il fait tout pour me rendre heureuse. J’en suis consciente mais parfois je ne peux m’empêcher d’agir ainsi. Je culpabilise énormément après avoir été horrible avec lui. Mais j’ai peur qu’il ne m’aime plus, je lui demande toujours de me le prouver, ça doit l’épuiser. Je suis en thérapie actuellement. Le voyant malheureux, je ne peux lui infliger tout ça. On a décidé de se séparer pour se sortir de cette relation aliénante qui me bouffe également. J’aurai aimé qu’il soit plus dur avec moi mais il se sent impuissant. Ce que je comprends. J’ai très peur de me retrouver seule. Mais si c’est d’être seule qui me fait peur, c’est justement pour cela qu’on doit se séparer. Il n’est pas mon objet. Je n’ai pas le droit de continuer cette relation avec lui pour cette raison abjecte.
      Je veux qu’il soit heureux, et que ma thérapie m’aide à me sentir vivante avec moi même. Ne plus avoir peur de la solitude avant de reconsidérer une autre relation dans le futur. Sinon ça sera un cercle sans fin.
      Merci pour l’article qui n’a fait que confirmé le dysfonctionnement relationnel quand on a une personnalité borderline. Se remplir soi meme au lieu de se nourrir de l’autre.
      Le partenaire n’est pas la pour combler une carence de l’enfance. Mais pour aimer et être aimé.
      N’hésitez pas à passer sur ma page, je suis nouvelle

  • Bernard Jean 19 h 12 mi le 17 June 2014 Permalien | Réponse
    Tags : , , jardinier   

    Le jardinier-maraicher 


    Manuel d’agriculture biologique sur petite surface.

    Voir le détail  de l’article : ICI et ICI

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    L’agriculture biologique est un enjeu majeur pour notre santé et notre environnement. Mais cette agriculture est-elle viable ? Est-il possible de vivre de sa production de légumes biologiques en cultivant de manière artisanale une superficie d’un hectare ou moins? Jean-Martin Fortier, qui exploite depuis une dizaine d’années une microferme en Estrie, en fait la démonstration avec brio. Dans ce manuel de maraîchage biologique, il partage avec beaucoup de générosité et de transparence les principes, méthodes et astuces qui ont fait le succès de ses cultures et la rentabilité de son entreprise agricole.

    Véritable mine d’informations pratiques, cet ouvrage s’adresse autant au jardinier amateur qu’à une personne qui souhaiterait se lancer en agriculture écologique de proximité. En plus de fournir des notes culturales sur 25 légumes, il nous apprend, étape par étape, comment:
    – choisir l’emplacement d’un site en s’inspirant de la permaculture
    – minimiser les investissements au démarrage de son entreprise
    – utiliser de la machinerie alternative au tracteur
    – cultiver en planches permanentes avec une approche de travail du sol minime
    – fertiliser organiquement ses cultures
    – lutter efficacement contre les maladies et les insectes nuisibles
    – désherber avec les meilleurs outils
    – prolonger la saison en « forçant » ses cultures
    – élaborer un calendrier cultural
    – faire une bonne planification financière

    En choisissant de nourrir les communautés locales avec des aliments sains, l’agriculture biologique sur petite surface incarne à merveille l’économie post-capitaliste qui pointe à l’horizon.

    Le jardinier maraîcher est l’outil tout indiqué pour provoquer une petite révolution agricole au Québec !

    Ce livre est si convaincant et si bien expliqué, qu’après sa lecture, je me suis même demandé si je ne changerais pas de vocation! Non pas que la vie de jardinier-maraîcher biologique semble facile, loin de là, mais parce qu’elle a un sens. Elle permet un mode de vie sain et écologique, favorise la complicité avec la nature et contribue très concrètement à l’émergence d’une économie écologique et sociale, si nécessaire pour la suite du monde.
    — Laure Waridel, extrait de la préface
    Après des études en développement durable, Jean-Martin Fortier et sa compagne Maude-Hélène Desroches fondent les Jardins de la Grelinette à Saint-Armand, en Estrie. Souvent citée au Québec et à l’étranger comme un modèle d’établissement alternatif en agriculture, leur micro-ferme participe au réseau d’Agriculture Soutenue par la Communauté (ASC), piloté par Équiterre.

    TABLE DES MATIÈRES

    Préface : Après notre printemps érable, un printemps arable?
    Remerciements
    Avant-propos

    1. Small is beautiful
    Est-il possible d’en vivre ?
    En vivre, mais surtout bien en vivre

    2. Réussir un jardin maraîcher
    La méthode « bio-intensive »
    Des investissements initiaux minimaux
    Des coûts de production minimaux
    La vente directe
    La culture des légumes à valeur ajoutée
    L’apprentissage du métier

    3. Trouver un bon site
    Le climat et le microclimat
    L’accès au marché
    La surface cultivable
    La qualité du sol
    La topographie
    Le drainage
    L’accès à l’eau
    Les infrastructures
    Présence de pollueur, absence de polluant

    4. Établir ses jardins
    L’organisation des lieux de travail
    La standardisation des espaces de cultures
    La localisation des serres et les tunnels
    La protection contre les chevreuils
    L’implantation d’un brise-vent
    L’irrigation du site

    5. Le travail minime du sol et la machinerie alternative
    Le travail en planches permanentes
    Le motoculteur commercial
    La grelinette
    Les bâches et la couverture du sol avant cultures
    L’avenir du travail minime du sol

    6. La fertilisation organique
    L’importance des analyses de sol
    Les exigences des cultures
    Les éléments de fertilité
    Un bon compost
    Le fumier de volaille granulé
    L’élaboration d’un plan de rotation
    Les engrais verts
    Découvrir le sens de l’humus

    7. Les semis intérieurs
    La culture de semis en multicellules
    L’importance du terreau
    La chambre à semis
    La pépinière
    Le chauffage et la ventilation
    L’arrosage
    Le repiquage
    La transplantation aux jardins

    8. Les semis en plein sol
    Les semoirs de précision
    La préparation du semis
    La prise de notes

    9. Le désherbage
    L’utilisation de binettes
    Le désherbage par occultation
    Le faux-semis
    Le pyrodésherbage
    Les paillis

    10. Les insectes nuisibles et les maladies
    Le dépistage
    La prévention
    Le recours aux « biopesticides »

    11. Le prolongement de la saison
    Les couvertures flottantes
    Les tunnels-chenilles
    Les tunnels permanents

    12. La récolte et l’entreposage
    L’efficacité dans la récolte
    Les aides à la récolte
    La chambre froide

    13. La planification de la production
    Déterminer sa production
    Établir un calendrier cultural
    Faire un plan des jardins
    L’importance de la prise de notes

    Conclusion : La politique agricole : le retour en avant
    Annexe 1 : Notes culturales sur différents légumes
    Annexe 2 : Une histoire de jardinage
    Annexe 3 : Plan des jardins
    Annexe 4 : Glossaire
    Bibliographie commentée
    Fournisseurs d’outils et d’équipement

     
  • Bernard Jean 16 h 06 mi le 20 May 2014 Permalien | Réponse
    Tags :   

    Champions de la nature – Le loup 


    Le loup était autrefois le mammifère terrestre le plus répandu au monde avec un territoire qui couvrait la presque totalité de l’hémisphère Nord. A mesure que les hommes ont repoussé les frontières, cet animal redouté et haï a été chassé de son territoire. Aujourd’hui, seuls les endroits les plus reculés et les plus sauvages résonnent de son hurlement obsédant. Mais un homme qui a passé sa vie parmi les meutes de loups des montagnes Rocheuses continue de se battre pour qu’ils gardent leur place dans la nature. Le coeur des montagnes Rocheuses canadiennes est en agitation.
    Après 40 ans de silence, les loups sont de retour au parc national de Banff à la plus grande joie de Paul.

     
  • Bernard Jean 12 h 57 mi le 14 May 2014 Permalien | Réponse
    Tags : , syndrome de Médée   

    Le syndrome de Médée, parcours sadique de la perte d’amour dont les enfants deviennent les otages infortunés 


    Le_syndrome_de_Médée_ou_le_coeur_des_enfants_en_sacrifice___AFFAIRES_FAMILIALES___DROITS_DES_ENFANTSLe syndrome de Médée est une modalité de harcèlement mise en œuvre par un parent voulant priver son/sa conjoint/e de la relation avec ses enfants et apparaissant à l’occasion d’une rupture conjugale. Ce concept ajoute des dimensions psychopathologiques importantes à la notion d’aliénation parentale : utilisation de l’enfant pour se venger, deuil sadique d’amour, retour de rites sacrificiels chez des sujets avec trouble de la personnalité confrontés à des relations d’amour dramatiques. Les aspects cliniques et légaux du syndrome sont analysés dans le but de fournir des clés valables de décision médicale. Le syndrome de Médée est une réaction destructive très grave avec impact négatif majeur sur les enfants et les adultes. (…)

    Antonio Andreoli

    Rev Med Suisse 2010;6:340-342

    Introduction

    Je me propose de discuter le concept de syndrome de Médée et d’explorer, par son entremise, la psychopathologie des conduites de harcèlement qui sont mises en œuvre par des parents cherchant à priver leur conjoint/e de son/ses enfants. Les praticiens doivent connaître ce tableau en raison de son relief clinique et juridique grandissant en médecine de premier recours. L’augmentation significative des séparations conflictuelles favorise, dans un contexte social et culturel éclaté, l’enlisement des situations de divorce litigieux dans des impasses dramatiques dont les enfants deviennent les otages infortunés.

    Un médecin averti de l’existence de ce tableau pourra prescrire des mesures valables de prévention et traitement que nous allons détailler. La connaissance des facteurs psychologiques et culturels œuvrant dans ce syndrome l’aidera à mieux comprendre la souffrance traumatique du parent privé de sa progéniture et l’arrière-pays d’un comportement se fixant l’objectif de réduire son propre fils à la condition d’objet de vengeance. Ces deux dimensions sont les grandes oubliées des actuelles classifications.

    Le syndrome de Médée a l’avantage de contraster cette approche en mettant l’accent sur les complications tragiques de la vie amoureuse, une vision chère au regard psychodynamique sur les crises de vie. (…)

    Clinique du syndrome de médée

    Le harcèlement visant la privation violente d’enfant a des présentations excessivement variées et il faut le couvrir par le concept de syndrome de Médée, pour souligner la grande diversité des situations en présence, le complexe de Médée visant plutôt à désigner la commune racine de cette clinique dans un parcours sadique de la perte que le mythe grec a magistralement éclairé.

    En pratique, une démarche structurée et impitoyable est mise en place, visant à entraver l’accès à l’enfant mais aussi à placer la victime dans une situation d’impotence pour mieux sévir, élément sadique pathognomique du syndrome. Des comportements d’intimidation et d’exclusion sont adoptés également envers les proches et alliés de la victime, médecins compris. Lire la suite : ICI

    Médée ou l’enfant comme instrument de vengeance de la femme

    Harcèlement violent d’une femme pour priver son ex-conjoint de ses enfants après une rupture. Cette vengeance de la femme est appelée syndrome de Médée par les psychiatres. Des interventions médicales et légales existent pour aider les victimes.

    L’augmentation significative des séparations conflictuelles favorise l’enlisement des situations de divorce litigieux dans des impasses dramatiques dont les enfants deviennent les otages infortunés. Le syndrome de Médée est important en raison de la gravité extrême de la souffrance infligée et de la fréquence augmentée des séparations conjugales aboutissant à des confrontations hostiles et stigmatisantes.

    Le syndrome de Médée est une réaction destructive très grave avec impact négatif majeur sur les enfants et les adultes. Il tire son nom du mythe antique de Médée qui symbolise «l’enfant réduit à la condition d’objet de vengeance». Petit rappel mythologique. Frappée à son corps défendant par la flèche d’Eros, Médée se plie à son amour pour Jason contre la promesse d’une éternelle fidélité. Elle aide ensuite les Argonautes à s’emparer de la toison d’or, ce trésor inestimable appartenant à son propre père. Puis elle s’exile en Grèce avec son amant. Mais le volage Jason se lasse de son amour. Trahie et humiliée, la superbe Médée tue alors ses enfants et, en proférant de terribles mots de vengeance, déchire le ventre qui a enfanté les fils du héros.

    Manipulation de l’enfant

    Quittons le terrain du mythe pour revenir à la réalité. Concrètement, le parent met en place une démarche structurée et impitoyable, visant à entraver l’accès de son ex-conjoint à l’enfant, mais aussi à placer la victime dans une situation d’impotence pour mieux sévir, élément sadique du syndrome. Des comportements d’intimidation et d’exclusion sont adoptés également envers les proches et alliés de la victime, médecins compris. Les enfants sont les premiers à subir des pressions morales afin qu’ils refusent de suivre le conjoint mais aussi de lui parler lors des visites, des téléphones, à l’école et même en cas d’hospitalisation. Il s’agit en somme d’une forme organisée de maltraitance qui porte sur une dimension vitale de la vie affective et se traduit par des effets psychotraumatiques très importants. Celui ou celle qui en fait les frais est à considérer à tous points de vue comme une victime et peut souffrir de stress post-traumatique, dépression, troubles anxieux ou même risques suicidaires.

    Quels soins pour les victimes?

    Explorer le concept de syndrome de Médée ouvre la porte à la psychopathologie des conduites de harcèlement. La situation traumatisante va donc durer et elle requiert une position claire du médecin par rapport au harcèlement. Une observation et un diagnostic soigneux s’imposent, éventuellement à l’aide d’un spécialiste. Les traitements pharmacologiques sont utiles en cas d’effondrement dépressif ou de stress post-traumatique grave. Les antidépresseurs sont alors à préférer à la sédation. On assiste parfois au réveil d’anciens troubles névrotiques et il convient alors de faire appel au spécialiste qui peut plus facilement adopter une guidance à géométrie variable.

    Se pose aussi la question de comment intervenir efficacement auprès de l’individu ou du groupe maltraitant. Il est vain d’espérer que des personnalités aussi grevées de troubles de la personnalité acquiescent à autre chose que l’intimidation pénale. Et il ne sert à rien de prescrire médiations ou traitements tant que cette folie n’a pas été sanctionnée. Médecins et juristes devraient donc être conscients que paranoïa et sadisme sont tels dans le syndrome de Médée que seule l’intimidation pénale peut arrêter ces sujets délirants qui ne deviendront jamais fous. La mère ou le père qui s’entêtent à vouloir priver le conjoint de ses enfants sont en fait habités par le sentiment d’être des justiciers: leur cause doit donc être entendue et jugée, sans quoi les bonnes intentions de la pédagogie ou de la psychothérapie ne pourront rien. Force est de constater que des législations prévoyant ce délit, mais aussi des mesures de puissance partagée, assorties de peines sévères pour le non-respect des droits des ex-époux, ont donné des résultats encourageants. C’est donc bien la voie qu’il conviendrait de suivre à l’avenir. Des nouvelles législations devraient permettre de mieux reconnaître le caractère délictueux de la privation d’enfant à but de vengeance passionnelle et de sanctionner cette conduite de façon appropriée.

    Le rôle de l’entourage

    L’entourage proche, mais aussi les professionnels, réagissent parfois à la survenue du syndrome de Médée par des réactions d’évitement ou de dénégation que le médecin doit bien connaître, s’agissant de comportements pouvant beaucoup aggraver le stress traumatique de la victime. On est étonné de découvrir à quel point les membres de professions soignantes, sociales ou juridiques, qui sont supposés porter les valeurs de l’état de droit, montrent parfois des réactions d’évitement, de dénégation, voire de complaisance envers le maltraitant. Trauma sur trauma, ces attitudes ont un effet redoutable sur la victime.

    Référence
    Adapté de «Le syndrome de Médée, parcours sadique de la perte d’amour», Pr Antonio Andreoli, Service de psychiatrie de liaison et d’intervention de crise, HUG, in Revue médicale suisse 2010; 6: 340-2, en collaboration avec l’auteur.

    Implications pratiques

    > Le syndrome de Médée est important en raison de la gravité extrême de la souffrance infligée et de la fréquence augmentée des séparations conjugales aboutissant à des confrontations hostiles et stigmatisantes.
    > Des interventions médicales spécifiques s’imposent, et ont un certain succès, en particulier chez la victime.
    > L’entourage proche, mais aussi les professionnels, réagissent parfois à la survenue du syndrome de Médée par des réactions d’évitement ou de dénégation que le médecin doit bien connaître, s’agissant de comportements pouvant beaucoup aggraver le stress traumatique de la victime.
    > Des nouvelles législations devraient permettre de mieux reconnaître le caractère délictueux de la privation d’enfant à but de vengeance passionnelle et de sanctionner cette conduite de façon appropriée.

     
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