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  • Bernard Jean 17 h 41 mi le 29 October 2010 Permalien | Réponse
    Tags : dépendance, new age, soins énergétiques   

    Le new age est-il arnaque ou avenir de l’homme ? 


    Mes remarques sur les formations actuelles en soins énergétiques :

    Ayant depuis 1997 participé à de nombreuses formations, conférences, séminaires en France et au Québec sur les différentes techniques et approches concernant les soins énergétiques, mes expériences me montrent que la technique et le mental n’ont pas de place dans une thérapie qui utilise les énergies. Il ne sert à rien d’accumuler des diplômes, de multiplier les stages et les séminaires pour apprendre des recettes et des techniques dans ce domaine. Faire ou bien faire n’apporte absolument rien. Chercher un résultat n’apporte rien. Vouloir « guérir » n’est pas le but. Comprendre que la maladie est souvent utile pour déclencher un changement est important dans cette démarche.

    C’est uniquement le niveau de l’ouverture du Cœur du thérapeute qui va provoquer éventuellement des prises de conscience, pas du tout son savoir FAIRE, mais son savoir ETRE et surtout son état de non jugement sur la personne qui demande de l’aide. Dans cette approche il n’y a pas de diagnostic à faire, le thérapeute ne sait rien et ne doit en aucune façon prendre le pouvoir sur le patient. Vivre en santé n’est pas un combat, et je propose d’ailleurs de ne plus utiliser le mot « guérir » dont la sonorité est très proche du mot « guerre », mais d’utiliser la formule « retrouver le chemin de la santé ».

    Toutes les approches en soins énergétiques qui proposent actuellement des recettes, des outils, des symboles, des soins spécifiques, des méditations sont des arnaques qui enrichissent des formateurs auto-proclamés et manipulateurs et qui mettent en dépendance des élèves pendant des années dans des structures de types sectaires. Ils inventent des thérapies nouvelles souvent d’ailleurs avec copyright pour répondre à un marché très florissant du fait de la perte du pouvoir des religions. Un mélange subtil de croyances sur Jésus, sur Marie Madeleine, avec un zeste d’hindouisme pour ratisser plus large, les textes bibliques sont corrigés, les anciennes croyances religieuses sont modifiées par des nouvelles. Le savoir étant transmis par channeling (spiritisme) ou par voyage astral, ou encore en lecture des annales akashiques, les enseignants ne sont pas sur cette Terre, ils sont nommés « Guides », « Êtres de Lumière », « Maîtres » ou encore des contacts avec des extra-terrestres. Les formations qui sont proposées sont longues et couteuses.

    Il est demandé aux élèves qui sont de plus en plus nombreux de croire que tout ce qui est enseigné est vrai, mais comme aucune vérification n’est possible, la manipulation est très facile, la critique est impossible. Même si 80% des enseignements sont du bon sens, les 20% qui restent qui sont faux ne sont jamais remis en cause mais doivent être acceptés comme des vérités, des dogmes (les Maîtres disent ceci… donc il faut faire et obéir..) La formation n’est jamais terminée, la dépendance avec le temps est de plus en plus forte. Les nouveaux gourous remplacent les prêtres, les évêques, les archevêques… (égo, pouvoir, argent, sexualité, dépendance). Les élèves sont chargés de recruter de nouveaux adeptes. Il est facile de percevoir une dérive sectaire avec au centre un gourou qui souvent publie de nombreux livres. Au lieu de libérer le patient de ses anciennes croyances, ils en remettent une nouvelle couche. « Dans le domaine de l’entreprise comme ailleurs, telle est la philosophie du Nouvel Âge : pourquoi comprendre quand il est si facile de croire ? » (Le new age page 133)

    Un véritable soin énergétique est indépendant de tout apprentissage utilisant le mental, la présence du thérapeute suffit. Des « guérisseurs » ont toujours existé, dans tous les pays, depuis des milliers d’années, bien avant l’arrivée du « new age ». Tenir par la main une personne en fin de vie ou en difficulté est souvent suffisant. Mettre la main sur le front d’un enfant malade toutes les mamans le font naturellement sans apprentissage.

    Bernard Jean

    Un livre à lire :

    Le new age ! A l’aube du troisième millénaire d’aucuns se délectent de cette apocalypse joyeuse que nous annoncent visionnaires et gourous. Le passage à l’ère du verseau  nous promet le retour de l’homme au jardin d’Eden. Un « changement de paradigme » à l’echelle planétaire en appelle à l’astrologie comme aux médecines parallèles ou à la communication avec les anges pour supplanter la vieille rationalité occidentale. De cette nébuleuse, Renaud Marhic et Emmanuel Besnier retracent pour la première fois les vraies origines. Où l’on apprend que la femme qui inventa, voici 50 ans le new age se réclamait de maîtres invisibles présidant en secret aux destinées de l’humanité. Entre justification d’Hitler et apologie d’Hiroshima…. où l’on voit quelques aventuriers spirituels surfer sur la contre culture américaine des années 70 pour imposer le nouvel âge en tant qu’outil de transformation personnelle. Entre LSD et mysticisme débridé…

    Examinant les pratiques actuelles, des newagers en matière de médecine, d’entreprise ou de philosophie, l’enquête dévoile les multiples visages du nouvel âge. Des origines mystiques de la sophrologie à l’inquiétante théocratie de Findhorn, en passant par les vieilles lunes de la pensée magique appliquées à l’optimisation des ressources humaines dans les grandes entreprises….

    Le new age est-il arnaque ou avenir de l’homme ?

    Parce que les newagers confondent trop souvent ignorance et liberté de conscience, ce livre arrive à point nommé.

    Renaud Marhic, écrivain et journaliste indépendant, a déjà publié, l’Affaire Ummo, Enquête sur les extrémistes de l’occulte, Sectes et mouvements initiatiques en Bretagne, Voyage au bout de la secte. Il porte sur le paranormal un oeil critique et entend appliquer à ce domaine les techniques du journalisme d’investigation. Il a été à l’origine de l’association « M… à l’apocalypse ! » qui, le 11 août 1999 a stigmatisé avec humour les prédictions apocalyptiques du couturier Paco Rabane.
    Emmanuel Besnier, journaliste indépendant, a été cheville ouvrière de plusieurs documentaires remarqués sur les périls sectaires, dont Sectes tueuses, diffusé par France3 à l’automne 1998.

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    Renaud Marhic et Emmanuel Besnier – Le New Age

    Le New Age, son histoire, ses pratiques, ses arnaques…Renaud Marhic et Emmanuel Besnier
    Édition Le Castor Astral (1999) 248 pages – 20 eurosDéfinir le New Age et circonscrire ses diverses formes n’est pas chose aisée. Heureusement, le livre de Renaud Marhic et Emmanuel Besnier est là pour nous aider à y voir clair dans cette nébuleuse tentaculaire. 

    Cette synthèse réalisée après une longue enquête journalistique fait remonter les origines du Nouvel Âge à la théosophie d’Helena Blavatsky, fin XIXe. Mais c’est dans les années 1920 qu’Alice Bailey, sa disciple, évoque pour la première fois sous l’expression New Age, un changement d’ère, annonçant même le retour du Christ.

    Tout en prophétisant l’avènement de cette ère « spirituelle », placée sous le signe astrologique du Verseau, le New Age reprend et popularise des notions issues des religions orientales, en particulier l’hindouisme, telles que la réincarnation ou les chakras. Apparaissent alors de nombreuses pratiques et thérapies, révélées à leurs inventeurs, mêlant « énergies », « fluides vitaux », « aura », « anges », « esprits » et même « extraterrestres » et promettant à leurs adeptes une véritable « transformation personnelle ». On ne sera donc pas surpris (quoique parfois un peu) de retrouver dans ce livre, aussi bien l’astrologie que la PNL, la kinésiologie, la graphologie, la sophrologie, l’urinothérapie, l’ostéopathie, l’homéopathie, la radiesthésie…

    Multiforme, sous son vernis pseudoscientifique et ses allures mystiques, valorisant l’intuition au détriment de la raison, le New Age dissimule bien des dérives, en particulier sectaires. Si elles ne nous donnent pas véritablement d’éléments pour nous préserver de leurs dangers, les recherches historiques de Renaud Marhic et Emmanuel Besnier permettent de comprendre les traits communs des différents visages du New Age.


    Citations


    « Si la formule n’était pas forcément réductrice, on serait tenté de dire que l’éclosion du Nouvel Âge en 1968, ce fut la Théosophie plus la drogue… » (p. 31) « Avec le Nouvel Âge, il nous faut nous en remettre à l’intuition ou à la révélation. Changement de paradigme oblige, nous quittons d’emblée le domaine de la réflexion pour celui de l’émotion. » (p. 52) « Dans le domaine de l’entreprise comme ailleurs, telle est la philosophie du Nouvel Âge : pourquoi comprendre quand il est si facile de croire ? » (p. 133) 

    « Correctement informé sur les dangers des sectes, le grand public est totalement ignorant des risques inhérents au sectarisme du Nouvel Âge. Et les victimes se comptent par milliers… » (p. 187)
    « Le Nouvel Âge et ses prosélytes incarnent l’antithèse du Siècle des Lumières, ils foulent aux pieds la démocratie et se régalent de délires théocratiques. » (p. 235)

    Interview


    Lors de la conférence sur le New Age le 3 décembre 2007 à Chambéry, en introduction, Renaud Marhic a répondu aux questions de Franck Villard, président de l’ADFI 2SI et modérateur de la soirée. Nous retranscrivons ici cet échange. En ligne également cette interview de Renaud Marhic par Guy Rouquet, fondateur de l’association Psychothérapie Vigilance. Franck Villard – Comment définiriez vous le New Age en quelques mots ? Est-ce que c’est un mouvement constitué ? Un courant de pensée ? Une forme de religion ? Renaud Marhic – Il s’agit d’un courant de pensée, mais pas au sens littéraire du terme. En aucun cas, il ne s’agit d’un mouvement constitué. On ne cherchera donc pas de maître, de gourou en chef, ni de siège. Il s’agit davantage d’une façon de penser, d’une façon de voir le monde. FV – D’où vient ce terme de New Age et quelles sont les origines de ce mouvement ?RM – New Age signifie « Nouvel Âge » et on a longtemps cru qu’il s’agissait d’une expression employée pour la première fois par Alice Bailey. Alice Bailey était une théosophe en rupture de ban avec la Société de Théosophie, mouvement crée par l’aventurière Helena Blavatsky. En 1948, Alice Bailey, qui se proposait de changer le monde à travers les nouvelles structures qu’elle venait de créer, écrivait dans un livre intitulé Le retour du Christ que l’important était la « transition dans un Nouvel Âge ». Pourquoi l’important ? Parce que tout allait changer avec le retour d’un christ qui ne serait pas le christ mais qui serait un avatar. 

    On a longtemps cru que le terme New Age avait été employé pour la première fois en 1948 mais j’ai pour ma part une autre version puisque dès 1911, nous retrouvons en Angleterre, une revue intitulée The New Age. Cette revue paraît dans un climat de libération culturelle engendrée par la mort du roi Edouard VII. Déjà en 1911, elle mêle sans vergogne aussi bien la philosophie vitaliste de Bergson que les débuts d’une certaine psychanalyse, avec Jung. On y retrouve également la « philosophie », si l’on peut employer ce terme, du mage Gurdjieff à travers les articles d’Ouspensky, un de ses principaux associés, qui déjà nous expliquait qu’il fallait réveiller l’humain endormi par des pratiques occultes à vocation thérapeutique dont le rappel de soi. En Bref, dès 1911, on a des gens qui commencent à mélanger des choses très différentes. Ensuite, tout cela va faire son chemin dans les consciences et on va voir des personnes se réclamer du Nouvel Âge notamment aux États-Unis.

    FV – Pourtant actuellement, aucun des mouvements que l’on peut qualifier de « New Age » ne se revendique ouvertement de ce courant. Dans votre livre, vous écrivez d’ailleurs : « Ne dites pas à ma mère que je suis newager, elle me croit chaman thérapeute psycho-spirituel. ». Alors, pourquoi selon vous ?

    RM – En effet, on constate que le New Age est quelque part une appartenance un peu honteuse sur un plan philosophique et idéologique. Pourquoi ? Parce que lorsque l’on retrace ses origines, on arrive sur des gens qui nous ont dit que le monde allait changer. Changer à l’occasion de l’ère du Verseau qui succèderait à l’ère des Poissons, comme le croyait Alice Bailey. Vous avez parlé de 2012 mais il faut savoir que selon les personnes, on va trouver toutes sortes de dates qui n’ont pas de rapport les unes avec les autres. On est pourtant toujours face à la même affirmation : la Terre va entrer, avec l’aide du Christ ou de qui vous voudrez, dans un Nouvel Âge d’or. Cela fait un petit moment qu’on nous l’annonce, depuis 1948, voire 1911. Peut-être que certains voient dans l’évolution de notre société, de la planète, un Nouvel Âge d’or mais cette vision peut se contester. Alors qu’ont fait les newagers ? Exactement à la façon des prophètes, ils nous disent : « Ok, ce n’est pas pour cette fois-ci mais ce sera pour la prochaine. » Aujourd’hui, c’est donc très ringard de dire New Age. On ne dit plus New Age mais Next age : ce n’est plus « Nouvel Âge » mais « âge prochain ». Et bien entendu, quand en 2012, il ne se sera rien passé et quand dans les années suivant 2012, la situation de la planète aura encore empiré, on va nous annoncer que, en fonction d’autres calculs, on peut envisager que plus tard… Voilà pourquoi cela ne se fait plus de dire que l’on est New Age. Par contre, vous citiez mon ouvrage, on va par tout les moyens affirmer que l’on participe à ce renouveau que désormais on est en pratique de nouvelles connaissances et notamment de nouvelles thérapies puisque depuis les origines, le New Age a toujours voulu soigner la planète. Et pour soigner la planète, les newagers nous disent qu’il faut remettre l’Homme au centre de tout. Il faut donc commencer par soigner l’Homme pour soigner la planète. Comment le soigner ? À l’aide de toutes ces thérapies que l’on voit apparaître aujourd’hui.

    FV – Dans un entretien avec Guy Rouquet, vous définissez le New Age comme « l’école des doctrines faciles ». Vous dites : « Hissant le moindre ressenti au rang de connaissance, il fait place à toutes les lubies. S’il faut parler de charlatanisme, c’est en cela que, au pays du New Age, tout le monde est professeur. Nimbus ou Tournesol… Et recevra les honneurs dus à son « rang » au seul prix des théories les plus improbables. La Tradition tenue en symétrie avec la Science, l’intuition faite connaissance ». Est-ce que vous pouvez nous parler du rapport ambigu entre le New Age et la Science ?

    RM – Partout professent aujourd’hui de nouveaux Nimbus, de nouveaux professeurs Tournesol. Sur quelles bases ? La recette est simple, on la connaît : pour que naisse une nouvelle « discipline », il suffit d’accoler la terminaison –logie, à tout et n’importe quoi. Vous pouvez demain vous baptiser professeur de je-ne-sais-quoi-logie. Cela devrait vous attirer une certaine clientèle. On voit ainsi l’astrologie, la radiesthésie devenir médicales. Le yoga devient même cellulaire. On peut faire du yoga pour se détendre. Qu’en est-il quand on vous dit que le yoga va guérir votre cancer ? Peut-être l’exemple de ces psychothérapeutes que l’on voit se multiplier depuis vingt ans est-il parlant. « Psychothérapeute » est un titre non légalement protégé, ce que veut dire qu’il peut être adopté par vous, par moi, demain pour peu que nous vissions une plaque sur notre porte et que nous nous acquittions des cotisations sociales inhérentes à l’exercice d’une profession libérale. Et nous ne serons passible d’aucune poursuite. Cela veut dire que des gens qui n’ont pas la moindre notion de psychologie, de santé mentale peuvent demain se mettre à soigner de grands dépressifs voire des malades mentaux. On est là dans la dérive la plus complète qui est la marque de fabrique du New Age. Car le New Age nous dit que l’on a changé de paradigme, de cadre de référence. Il ne faut plus penser comme avant. Avant, si vous vouliez soigner, il vous fallait faire des études scientifiques longues, difficiles et coûteuses. Alors que dans les populations de cultures chamaniques, on devient chaman après un épisode ponctuel : un homme a regardé la lune et a été ravi aux cieux par la lune, il a rencontré là les esprits et devient chaman. Puisque c’est comme cela dans les cultures chamaniques, on va décréter – changement de paradigme – qu’il en est ainsi pour l’Occident. Ainsi n’importe quel professeur Nimbus ou Tournesol qui aura eu un jour en sortant du métro ou en prenant son bain a eu une intuition, va mettre en pratique cette intuition, généralement sans jamais oublié le cadre commercial qui va avec – et c’est sans doute l’énorme différence d’avec ces populations de cultures chamaniques. N’oublions jamais que si les disciplines les plus improbables apparaissent sur la base d’intuitions non moins improbables, elles ne manquent jamais d’être sévèrement tarifées.

    FV – Qu’y a-t-il de séduisant dans ce que propose le New Age ?

    RM – Peut-être justement cette facilité. Il est vrai que faire voler en éclat le paradigme, le cadre de référence, est très tentant. D’ailleurs cela a souvent été associé chez certaines personnes à une attitude révolutionnaire : on va mettre à bas la « caste des médecins », on va mener une véritable révolution culturelle et tout va aller beaucoup mieux. Les expériences de ce type peuvent être tentantes. C’est vrai que comme par hasard on va voir ces idées se développer éclore aux États-Unis à partir de 1968, à partir du mouvement de la contre-culture, avec deux branches bien précises : des gens qui vont s’orienter vers un combat politique et des gens qui vont s’orienter vers un combat philosophico-religieux et qui vont devenir par la suite des figures de proue du New Age. Je crois que la fascination est là : dans la facilité. La médecine a certainement des travers mais quand on voit ce qui se passe aujourd’hui dans les « cabinets » de ces thérapeutes, de ces « dérapeutes », je crois que l’on est en train de soigner le mal, si mal il y a par quelque chose de bien plus dangereux encore.

    Origine du texte >>> ICI


     
  • Bernard Jean 11 h 20 mi le 12 April 2010 Permalien | Réponse
    Tags : , dépendance,   

    Heureux en amour 


    Origine du texte >>

    De la Dépendance à l’Amour

    L’enfant dans sa prime enfance a besoin d’être regardé avec attention, écouté, touché, qu’on lui parle, (strokes) d’être encouragé et reconnu dans ses particularités.

    Quand les yeux de l’enfant rencontrent le regard de sa mère ou de son père, il est radieux ! …

    Il écoute la voix de sa mère, c’est un ravissement …

    Mais un manque de reconnaissance, un amour insuffisant, crée un manque à combler et prépare le terrain à la Dépendance.

    Peut-être, lorsque vous étiez enfant, avez-vous manqué d’attention. Peut être vos parents avaient ils manqué eux mêmes de reconnaissance et se servaient-ils de vous pour l’obtenir. Il fallait les satisfaire. Et peut-être enfant, pour tenter d’obtenir un peu plus d’attention (être regardé, écouté, touché, et que l’on vous parle), vous vous êtes lentement conditionné à plaire à tout prix et à satisfaire vos parents, maîtres et professeurs afin de combler leurs besoins d’attention et de soulager leurs souffrances.

    Ils avaient besoin de vous pour se sentir importants.

    En prenant l’habitude de plaire, vous lutiez contre la crainte d’être abandonnés…

    Peut-être croyez vous encore qu’il faut plaire pour être aimé(e).

    Et pourtant une personne qui vous aime vraiment vous laisse libre d’être vous-même…

    Donc vous n’avez pas à plaire ! …

    Par le manque d’attention dont vous avez été victime, on vous a inoculé une drogue mentale que sont les besoins excessifs d’être appréciés et approuvés avec ses dérivés ou autres poisons que sont les besoins de réussite sociale de prestige et de pouvoir.

    Etes vous encore avide de reconnaissance ?

    Lorsque votre partenaire est tombé(e) amoureux(se) il vous a apporté toute cette attention dont vous étiez inconsciemment assoiffé(e); mais pour combien de temps ?

    Allez-vous rechercher avidement le sentiment de toute puissance que vous apporte la fusion avec l’être désiré, ou bien allez-vous accepté les limites de la relation ?

    Dans la Dépendance, on en vient à compter excessivement sur une personne déterminée pour assurer notre bonheur. Le bonheur d’être reconnu, apprécié. Cette dépendance produira souvent l’attente inconsciente du Prince Charmant.

    Si vous allez dans le monde porté par l’amour qu’une personne a pour vous, vous rayonnez non pas par vous-même, mais à cause de l’amour de cette personne alors vous êtes lumineuse mais c’est l’autre qui a la main sur l’interrupteur… Si vous êtes trop dépendant(e) et s’il (ou elle) ne vous accorde plus toute la bonne attention dont il (ou elle) vous gratifiait au début de la relation; s’il (ou elle) vous ignore de plus en plus, vous voilà désemparé(e). Peut être que dans l’enthousiasme effréné des premières rencontres, lorsque vous étiez amoureux(se) vous ne vous êtes pas rendu(e) compte qu’il (ou elle) s’intéressait moins à vous qu’à l’effet que vous faisiez sur lui. Surpris(e) vous découvrez sa relative indifférence à vos besoins.
    Nous découvrons alors que chaque membre du couple essaye de « tirer la couverture à soi ». Nous ne sommes plus en amour, nous sommes en lutte pour le pouvoir !

    Pour guérir de la souffrance engendrée par cette situation, il faut reconnaître le problème, reconnaître le mal.
    « Qui connaît sa faiblesse est fort » ( Tao Te King )
    « Qui connaît sa dépendance pourra s’en libérer…)
    Pour guérir, notons que l’on confond le plus souvent amour et attachement.

    L’attachement = avoir trop besoin de l’autre pour se sentir exister…

    Notons aussi qu’un grand nombre d’émotions négatives de peur de peine et d’angoisse proviennent du fait que nous craignons de perdre l’objet de notre attachement ou parce que nous avons peur de ne pas l’obtenir.
    L’attachement n’est pas l’amour, l’attachement conduit à la dépendance ( et à la souffrance, parce qu’un jour ou l’autre la personne à laquelle on est attaché vient à nous manquer ou à nous frustrer. La frustration est d’autant plus grande que l’attente est excessive…)

    Remarquons que l’on est d’autant plus attaché à ses parents dans l’amour, la haine ou la souffrance; ou attaché à son amoureux(se) que l’on a été for mal aimé(e) !

    L’amour, lui, en aucun cas ne peut conduire à la dépendance et à la souffrance.

    L’amour est un état d’être fait de joie… Par contre, l’attachement est un état qui engendre des sentiments pénibles d’inquiétude et de manque.
    Le chemin de la guérison nous amènera à devenir plus « aimants », moins « attachés ».
    Par l’attachement irrationnel, vous espérez une consolation future à votre souffrance. En fait, vous perdez beaucoup de temps.

    Si vous aimez vraiment, et si votre partenaire vous aime vraiment, rappelez-vous : l’Amour attire l’Amour.
    Lorsque vous irradiez la paix, l’amour, le bien être et le bonheur, vous l’attirez immanquablement…
    Plus vous diffusez de l’Amour, plus votre pouvoir magnétique s’accroit.

    Mais pour aimer il faut avoir reçu suffisamment d’attention et d’encouragement (de strokes). On en est d’autant moins dépendants que l’on est rassasié(e) !
    Nous avons besoin d’être rassasié(e)s, comblé(e)s. Nous avons faim d’amour. Mais il ne s’agit pas de dévorer son partenaire ! … Ni d’être un mendiant de l’amour.

    Rappelez vous qu’un bon partenaire satisfait quantité de vos besoins mais ne les satisfaits pas tous.

    Nous sommes faits pour donner et recevoir ; refuser et demander = (les 4 fonctions relationnelles de base) (le carré magique).

    Si vous ne recevez pas assez votre relation ne marche pas !

    Il y a plusieurs hypothèses possibles :

    Par exemple :

    1/ Peut être êtes vous avec une personne qui vous convient mais vous n’aimez pas d’une bonne façon (aimer ce n’est pas toujours tout accepter…)
    2/ Vous êtes (peut être) avec une personne qui vous convient mais vous ne communiquez pas avec elle de la bonne façon.
    3/ La communication avec votre partenaire est défectueuse. Vous ne savez pas faire ce qu’il faut pour l’améliorer. Peut être faites vous trop d’erreurs pour que la relation soit bonne !
    4/ Peut être êtes vous avec une personne incompatible (par exemple si vous n’avez pas les mêmes valeurs; ou le même type de sensibilité).

    En tout état de cause l’amour n’est pas suffisant pour qu’une relation marche bien.
    Car il faut aussi ajouter d’autres ingrédients comme la compréhension véritable c’est à dire efficace, la compatibilité et l’engagement ( dans un contrat clair et sans non dits…)

    Lorsque vous vivez une relation qui vous fait souffrir

    Rappelez-vous :

    Autrefois dans le passé, la plupart des gens acceptaient de rester Accrochés à une relation morte pendant leur vie entière parce qu’elle leur apportait la stabilité matérielle et affective, la sécurité.

    Mais de plus en plus de personnes recherchent une relation qui leur donne plus de joie de vivre, d’entente, de dialogue…

    a) Si une relation vous fait souffrir, c’est peut-être parce que vous avez tendance à rechercher les situations émotionnelles vécues dans l’enfance (que celles ci soient positives ou négatives) c’est le syndrome de répétition
    Exemple: Si vous êtes encore en colère contre vos parents et que cette colère n’a jamais été exprimée, cette colère est refoulée et voilà que vous déprimez… ou bien encore vous avez tendance à attirer des partenaires avec qui rentrer en conflit si, inconsciemment, vous cherchez à vider enfin l’abcès…

    b) D’autre part, si inconsciemment vous voulez encore guérir à tout prix vos parents ; vous attirez des partenaires qui ont besoin d’être guéris ; vous voulez les sauver à tout prix et vous vous rendez malheureuses !

    c) Si vous avez peur d’être envahie et de perdre votre autonomie vous aurez aussi peur d’une grande intimité relationnelle et surtout peur de l’engagement = vous aurez tendance à attirer des partenaires qui ne peuvent pas s’engager ou qui ne vous plaisent pas vraiment, ou qui sont déjà engagés ailleurs…

    Mais surtout :

    N’oubliez pas !

    En amour, vous obtenez ce que vous pensez inconsciemment mériter et pas plus !

     
  • Bernard Jean 13 h 15 mi le 4 January 2010 Permalien | Réponse
    Tags : affective, dépendance   

    La dépendance affective 


    Origine de l’image >>

    I. Définition de la dépendance affective (DA)

    La DA est le fait de ne pas s’aimer, d’avoir une opinion négative de soi, et de faire dépendre l’amour de soi et le sens de sa valeur (estime de soi) de facteurs extérieurs (ex. autrui, biens matériels, travail, position sociale, pouvoir de séduction …). Cette recherche extérieure représente une stratégie qui s’avérera vaine, pour plusieurs raisons : exigence, difficulté à recevoir, insatisfaction, choix de partenaire inadéquat… En définitive, seule la personne DA est à même de satisfaire ses besoins, par un processus de reparentage.

    II. Suis-je DA ?

    On identifie le plus souvent la DA à travers la qualité de la relation amoureuse.
    Le DA se retrouve souvent dans une relation où ses besoins affectifs ne sont pas satisfaits ; il en éprouve de la frustration, une souffrance, sans pour autant arriver à se détacher de son(sa) partenaire et à se décider à rompre, parce qu’il est « accro » émotionnellement ou à de rares moments de plaisir, ou parce qu’il s’en sent coupable.
    Ce faisant, la personne répète une relation insatisfaisante de son enfance, donnant ainsi l’occasion aux besoins d’être reconnus et assumés, et de faire le deuil de son passé.
    Un critère à prendre en compte : y a-t-il plus de moments de souffrance que de moments agréables ?

    III. La DA

    Il existe une souffrance chez la personne DA ; cette souffrance est à rattacher aux besoins affectifs non satisfaits (ex. besoin d’être aimé), à une estime négative de soi, à la honte et aux sentiments dépressifs.
    Lorsque cette souffrance est consciente, le DA en attribue la cause au comportement de son(sa) partenaire.
    En fait, il se pourrait que cette souffrance vienne de l’enfance, et que la situation actuelle ne fasse que reproduire et réactiver une situation et des blessures remontant à l’enfance.
    Dans ce sens, la souffrance actuelle pourrait être l’occasion de travailler sur les blessures de l’enfance et de se libérer de leur emprise.
    Le DA s’efforce, par son comportement, d’obtenir de son(sa)partenaire l’amour qu’il n’a pas reçu enfant, tout en estimant qu’il ne mérite pas d’être aimé et d’être heureux.
    Tant que les blessures de l’enfance n’auront pas été guéries et que les besoins affectifs n’auront pas été assumés, le fonctionnement risque de perdurer et de se répéter d’une relation à l’autre.
    Face à ses besoins affectifs – lorsqu’ils sont reconnus par lui -, le DA a tendance à se culpabiliser, à les juger infantiles ou excessifs, et à se contenter de miettes.
    Il s’efforce de les dépasser, il minimise les faits, il se voile la face, ou bien il est dans le reproche, ou explose, ou finit par déprimer ou par tomber malade.
    Ces façons de réagir indiquent qu’il ne les assume pas ; il attend, dans une position infantile, que ce soit l’autre qui les prenne en charge sans qu’il ait à les exprimer, et, de ce fait, ils ne sont pas satisfaits, ce qui génère de la souffrance (ex. désert).

    Pour qu’un besoin puisse être satisfait, une personne doit le reconnaître, l’assumer et agir pour le satisfaire, par exemple en faisant des demandes claires à un(e) partenaire consentante, disponible et capable de satisfaire ce besoin (ex. pare- soleil).
    Il s’agit là d’une attitude responsable.
    De plus, le DA est généralement attiré (= ressentir une émotion amoureuse) par un(e) partenaire distant, dévalorisateur, manipulateur, refusant de s’engager, voire violent.
    Il ne s’agit pas d’un libre choix, mais d’une compulsion de répétition.
    Il a pu être séduit par l’aisance de son(sa) partenaire, par l’attention qu’il(elle) lui a porté en début de relation.
    Lorsqu’il se trouve face à un(e) partenaire chaleureux, le DA s’ennuie et ne ressent pas de désir sexuel. Lorsque la relation se passe bien, il la sabote, ce qui indique l’existence de deux forces contradictoires.
    Les enjeux : être rassuré en se rendant indispensable (pour éviter l’abandon), lutter pour être aimé, se sentir valorisé, attirer l’attention.
    La DA s’accompagne de certaines croyances ; parmi celles-ci, on trouve : « J’ai absolument besoin de ton amour pour être heureux(se), pour me sentir exister », « Sans toi je ne suis rien », « Je n’ai pas le droit d’avoir des besoins », « Je ne suis pas digne d’être aimé ». Certaines de ces croyances sont véhiculées par les médias à travers le conte de « La Belle et la Bête » ou le modèle de l’amour-passion.
    On peut avoir affaire à une personne qui vit par procuration (au travers des célébrités, de ce qui arrive aux proches, des faits divers…), qui tolère des situations de non respect, qui exprime des reproches ou explose par intermittence.

    IV. Autres dynamiques liées aux besoins affectifs non satisfaits

    Le besoin d’amour peut se dissimuler derrière un fonctionnement de co-dépendance (Sauveteur), une assuétude, une mise à distance, ou une maladie.
    Ces différentes dynamiques ne sont pas exclusives l’une de l’autre et peuvent coexister avec la DA.
    La co-dépendance est le fonctionnement le plus proche de la DA, deux dynamiques traitées dans le livre de Robin NORWOOD « Ces femmes qui aiment trop ».
    Le codépendant ou Sauveteur est attiré par un(e) partenaire présentant une assuétude et/ou une détresse. Il est ému par cette détresse et il se met au défi d’arriver à rendre l’autre heureux (enjeu), à le faire arrêter son assuétude.
    Le co-dépendant ou Sauveteur est plein de bonnes intentions, plein d’amour. Il est animé par un idéal d’amour inconditionnel. Il est dans le don de soi, dans le sacrifice.
    Le problème avec le co-dépendant, c’est qu’il donne trop, qu’il ne se livre pas assez, qu’il occulte ses besoins, ce qui déséquilibre la relation, et entraîne une absence de communication authentique et de relation d’intimité.
    La relation d’intimité est compromise d’emblée puisque le couple se trouve dans une relation à trois (les deux partenaires + le problème).
    Ses croyances: « Il faut que tu vives car si tu ne vis pas, je suis morte », « L’autre a besoin de moi pour être heureux », « Si l’autre n’est pas bien, je ne peux pas être bien ». Sa dynamique : donner l’amour qu’il n’a pas reçu, sans passer par le contact avec sa souffrance.
    On peut retrouver cette forme de relation d’un parent envers un enfant (parent qui se surinvestit auprès d’un enfant, l’enfant venant réparer un manque, une blessure), d’un enfant envers un parent, d’un partenaire vis-à-vis d’un partenaire malade, etc.

    Ce qui distingue la codépendance d’une attitude « juste », c’est l’apparition à moyen terme de souffrance, la prise en charge de l’autre (ce qui diminue sa responsabilité, son autonomie).
    Par son choix, le Sauveteur reproduit une situation de l’enfance (ex. père alcoolique, mère déprimée). Malheureusement, tout comme dans le passé, sauver l’autre s’avérera généralement une tâche impossible.
    La mise à distance de soi et des autres assure une fonction de protection contre des affects douloureux, contre la souffrance liée à des traumatismes.
    On l’observe chez les anti-dépendants, ceux qui ont décidé qu’ils n’avaient pas besoin des autres. En bloquant leur souffrance, ils bloquent aussi leur capacité à aimer.
    Elle se retrouve aussi dans le fonctionnement du manipulateur (ou pervers narcissique) qui dévalorise sa partenaire, l’isole, la traite en objet, dissimule des informations… (Isabelle NAZARE-AGA, Marie-France HIRIGOYEN).
    Dans ce fonctionnement, l’abusé devient abuseur, celui qui a été frustré frustre à son tour, celui qui s’est senti rejeté rejette, etc..
    L’assuétude peut prendre différentes formes : assuétude à une substance (alcool, nourriture, drogue…), à une activité (passion, internet, travail, séduction, sexualité compulsive, pornographie, sport intensif, achats compulsifs, jeux de hasard …), ou à une émotion (ex. sensations fortes, douleur physique, émotion amoureuse, romantisme, excitation, passion). Elle permet d’anesthésier la souffrance liée au manque affectif et à l’image négative de soi.
    La maladie peut traduire une dépendance affective, car elle permet d’être pris en charge sans assumer son besoin.

    VI. Caractéristiques associées aux 5 dynamiques

    5.1. Au niveau cognitif.
    Les cognitions, ce sont les idées sur soi, la façon d’appréhender les situations, la connaissance de soi et les souvenirs.
    Leur rôle est important, car elles génèrent des émotions en rapport, qui elles-mêmes vont entraîner certains comportements (ex. rupture amoureuse, ex. échec).
    Le DA a des idées négatives sur lui-même liées à la HONTE (John BRADSHAW), à L’ESTIME DE SOI NéGATIVE (sens de sa valeur) et aux SENTIMENTS DÉPRESSIFS.
    Par exemple : « je suis inférieur aux autres », « je suis nul, incompétent », « je suis sale, mauvais, méchant », « je ne mérite pas », « on m’a trouvé sur une poubelle », « je ne suis pas digne d’être aimé », « Il y a quelque chose qui cloche en moi »., « Je n’y arriverai jamais ».
    La honte, c’est retourner la colère contre soi et manquer de respect envers soi- même.
    Elle est entretenue par le Critique Intérieur et les comportements.
    De plus, le DA méconnaît généralement ses besoins, ses sentiments, ses valeurs….
    Quand il en vient à les connaître, il a tendance à les occulter, à les minimiser, à tenter de les dépasser.
    La méconnaissance de soi entraîne une impossibilité à satisfaire ses besoins et à être heureux, entraîne une difficulté de communication authentique. Et un trouble de l’identité (Qui suis-je ?).`

    Il y a plusieurs niveaux dans la méconnaissance de soi et la satisfaction des besoins.
    Au niveau le plus élevé (niveau 1), la personne n’a aucune conscience de ses besoins ; elle y réagit par de la colère, de la dépression, une maladie, une tension ; elle n’a pas conscience de ces diverses émotions/sensations.
    Au niveau 2, elle prend conscience de sa tension, mais n’arrive pas à identifier l’émotion sous-jacente.
    Au niveau 3, elle arrive à ressentir sa tension et à identifier l’émotion, mais elle demeure incapable de la relier à la situation qui l’éveille.
    Au niveau 4, elle parvient à faire le lien entre ce qu’elle ressent et le stimulus déclencheur, mais sans encore identifier le besoin qui n’est pas satisfait
    Au niveau 5, elle est consciente de ses émotions et des besoins non satisfaits à l’origine de ces émotions, mais elle ne se donne pas le droit/la permission de chercher à les satisfaire ou elle s’y prend de manière inefficace (par exemple en s’adressant à un(e) partenaire qui ne veut ou ne peut pas y répondre); elle rend l’autre responsable de son mal-être et reste « accro ».
    Au niveau 6, après la guérison des blessures de l’enfance, la personne n’est plus vraiment dans le besoin et elle peut nouer une relation d’intimité avec un(e) partenaire attentif et respectueux (ex. comparaison pare-soleil). Il déforme la réalité à travers ses illusions et ses fantasmes.

    5.2. Au niveau émotionnel
    manque affectif, immaturité affective, frontières dysfonctionnelles (Pia MELLODY), culpabilité, sentiments dépressifs (vide, solitude, désespoir, inhibition de l’action), souffrance, hypersensibilité à l’abandon, au rejet et à l’échec (ex. examen, AS), émotions excessives, sentiment d’impuissance.
    Une personne dépourvue de frontières fonctionnelles se sent responsable du comportement ou des émotions des autres, elle rend les autres responsables de son comportement et de ses émotions (ex. fils, fille).
    Elle peut aussi se montrer abusive dans les relations (ex.serrer quelqu’un dans ses bras, alors qu’il/elle a esquissé un geste de recul). Culpabilité (ex. boulangerie, passage pour piétons).

    5.3. Au niveau physique
    sensation de poids, migraines, perte d’énergie, perte d’élan vital, douleurs, syndrome de fatigue chronique…

    5.4. Au niveau du comportement
    manque d’affirmation de soi (dire non, mettre des limites, faire des demandes claires, prendre sa place, se défendre…), absence de communication authentique (ex. cinéma), phobie sociale, assuétude…
    Le manque d’affirmation de soi est relié à la culpabilité, à la peur du rejet, du conflit (ex. comportement passif-agressif jeux de société).

    5.5. Au niveau relationnel
    difficulté à nouer une relation d’intimité heureuse, ruptures à répétition. Obsession pour le(la) partenaire.


    VI. Thématiques associées

    Trouble de l’attachement.
    Estime de soi négative.
    Santé mentale : trouble borderline (formes sévère et modérée), dépression, maniaco-dépression.
    Violence conjugale.
    Assuétudes.
    Santé physique, maladies.


    VII. Origine

    7.1. Enfance
    L’enfance se répartit en différents stades : le nourrisson, le bambin, le jeune enfant et l’adolescent(e).
    A chacun de ces stades correspondent des besoins et un fonctionnement spécifiques.
    Le nourrisson, par exemple, n’a aucune conscience de ses besoins, il ne peut que l’exprimer au travers de la tension, de l’agitation, de la détresse, et il est complètement dépendant de son entrourage pour la satisfaction de ses besoins (contact physique, alimentation, validation des émotions, réassurance, réconfort…) et la reconnaissance de ses émotions.
    Lorsque les parents sont suffisamment attentifs à l’enfant, lorsqu’ils fournissent un juste dosage de bienveillance et de fermeté, l’enfant prend conscience de lui-même, de ses besoins et de ses sentiments, il se sent accepté, reconnu et il peut développer un attachement secure, un sentiment de confiance (mes besoins sont satisfaits) et de pouvoir sur les événements, une saine estime de lui-même, et son autonomie après une phase de dépendance saine.
    Une expérience a révélé que c’était le cas d’environ 2 enfants sur 3.

    Cependant, il arrive aussi que les parents soient des adultes enfants, ayant des difficultés à mettre des mots sur leurs sentiments et émotions, ayant des blessures non résolues.
    L’enfant peut être confronté à des situations de manque affectif (de la part de la mère et/ou du père), un vécu de séparation/abandon, la maltraitance (violence physique, humiliation, rejet…), l’abus sexuel ou un lien d’inceste affectif.
    Le lien d’inceste affectif se noue par exemple quand une mère surinvestit son fils, qui vient combler un manque affectif ou rehausser son ego, au détriment de la relation avec son mari. Dans cette relation, il n’est pas aimé pour lui-même, mais utilisé comme « objet ». Cette relation empêche l’enfant d’accéder à l’autonomie et l’éloigne de son père (trouble de l’attachement au père).
    Dans ces conditions, les besoins de l’enfant ne sont pas reconnus ;il éprouve des sentiments pénibles comme solitude, vide, rage, culpabilité, angoisse d’abandon, sentiments dépressifs, terreur ; il a le sentiment de ne pas avoir de valeur (HONTE) ;il éprouve un sentiment d’impuissance ;il développe un attachement insecure ;il met en place un scénario de survie (DA, codépendance) ;son développement affectif va se trouver bloqué aux différents âges auxquels sont survenus les différents traumatismes.
    La culpabilité trouve son origine dans les mauvais traitements reçus (« Je dois avoir fait quelque chose de mal pour mériter ça », « J’ai fait quelque chose de mal », « C’est de ma faute »), dans les tentatives de prendre son autonomie, tentatives découragées par la mère qui a besoin de ce lien fusionnel.
    Face à un parent en détresse (ex. mère déprimée) ou toxico-dépendant, l’enfant se centre sur les besoins et émotions de ses parents, il se perd de vue et devient codépendant.
    Face à un parent distant, l’enfant cherche à attirer son attention, il se perd aussi de vue et devient dépendant affectif.

    7.2. Culture
    La famille elle-même fait partie d’un système plus large – la société – qui l’influence au niveau des valeurs (relation homme-femme, relation de pouvoir, éducation, modèle de l’amour véhiculé par les médias, objet de consommation…).
    Elle nous leurre en nous faisant croire que nous pourrons être heureux en achetant des biens de consommation.
    Or, les besoins réels (affectifs) ne peuvent pas être satisfaits par des moyens symboliques (A. JANOV).
    Elle nous propose (impose ?) des modèles d’amour-souffrance, d’amour-sacrifice (Jésus, Roméo et Juliette, Lancelot…).

    7.3. Biologie
    Influence également des données génétiques, biologiques, sur le tempérament.


    VIII. Pourquoi cette attirance ? Pourquoi cette difficulté à rompre ?

    L’attirance peut s’expliquer par la répétition du schéma due à l’emprise inconsciente qu’exerce la relation non achevée du passé – avec les émotions qui y sont rattachées – sur la personne (cf. publicité, hypnose). Scénario.
    Dans la difficulté de rompre, on peut évoquer l’amour que l’on que l’on porte à l’autre ou l’amour que l’autre nous porte. Mais faut-il encore parler d’amour lorsque le respect est absent, que la relation est insatisfaisante, que le partenaire ne souhaite pas s’engager dans la relation ? Ne convient-il pas plutôt de parler d’un trouble de l’attachement ou d’illusion ?

    On peut aussi évoquer l’habitude, la peur de se retrouver seul, la référence à une norme (« Tous les couples vivent comme ça »), les convictions religieuses, le fait de s’accrocher aux rares moments de bien-être, l’espoir d’un changement, la présence d’enfants, le confort matériel…
    Dans la relation avec un manipulateur, on parle d’un phénomène d’emprise, lié à une phase de séduction initiale et à l’octroi aléatoire de moments de satisfaction.
    Je pense qu’en fait il s’agit d’une ornière, elle est creusée tellement profonde qu’on a du mal à en sortir. C’est la frustration affective qui nous lie à l’autre, comme la poule qui s’acharne à atteindre des graines à travers un grillage alors qu’il lui suffirait de se déplacer (et donc de s’éloigner temporairement) pour contourner le grillage et manger à profusion.
    Pour comprendre la DA, il faut se mettre dans la peau de l’enfant et comprendre que ses efforts avaient une fonction liée à la survie, au sens de sa valeur.
    Les besoins non satisfaits continuent à gouverner l’adulte que nous sommes devenus, car l’enfant intérieur est toujours vivant en nous, et ce à plusieurs âges (nourrisson, bambin, jeune enfant, adolescent(e)).
    Il peut y avoir une peur de la solitude, du vide, une DIFFICULTÉ À FAIRE LE DEUIL D’UNE RELATION.
    La relation difficile est l’occasion de prendre conscience de ses besoins et de les assumer.

    IX. Evolution possible

    9.1. Cas de la DA
    Le DA peut devenir déprimé, devenir violent, développer une assuétude… La rupture peut s’avérer profitable et permettre l’investissement dans une relation plus satisfaisante, si elle confronte le DA à lui-même, ce qui s’avère douloureux.
    Elle peut être le fait du DA comme du(de la) partenaire.
    Lorsqu’il commence à s’investir à l’extérieur du couple et de la famille, l’entourage réagit en tenant de le dissuader (culpabilisation).
    Il est important pour le DA dans cette situation d’être ferme et de s’en tenir à ses résolutions.
    C’est un apprentissage ; ce qui implique un temps nécessaire, une pratique régulière et la présence de moments de rechute.

    9.2. Cas de la codépendance
    Face au non-changement de son(sa) partenaire, le Sauveteur fluctue dans les rôles de Persécuteur et de Victime. Il finit par prendre conscience qu’il a, lui aussi, des besoins affectifs.
    Il peut aussi réaliser qu’il s’est engagé dans une relation pour répondre à la demande de l’autre et pas par libre choix.
    Lorsque le(la) partenaire connaît une amélioration, le co-dépendant commence à se sentir mal, à déprimer ; il peut s’éloigner et partir à la recherche d’un(e) autre partenaire en détresse.
    Probablement qu’il interprète cette amélioration dans le sens « L’autre n’a plus besoin de moi », et donc il peut se sentir abandonné et/ou se sentir sans valeur.
    Sa réaction dépressive indique que son fonctionnement, sa lutte peuvent être considérés comme une dépendance, dans la mesure où ils lui apportent le sens de sa valeur et lui permettent d’éviter le contact avec la honte et les sentiments dépressifs.

     
    • Vitachat 6 h 13 mi le 25 octobre 2010 Permalien | Réponse

      Comme toujours la psychologie nous aide.

    • Lolly 12 h 32 mi le 17 décembre 2012 Permalien | Réponse

      Bonsoir,

      Encore un énième article qui traite de la dépendance affective sans aborder une question importante : est-il possible de s’en sortir, et surtout comment ?
      Etant l’exemple parfait de ce que représente cette « pathologie », j’ai beaucoup lu sur le sujet, et à chaque fois c’est le même schéma.
      On explique ce qu’est la dépendance affective, comment elle prend racine, comment elle gâche la vie des personnes concernées, mais jamais on ne donne des pistes pour s’en sortir, c’est probablement parce que lorsque l’on vit la dépendance affective c’est pour la vie !!

    • Thérèse 11 h 07 mi le 25 février 2014 Permalien | Réponse

      Bonsoir Lolly,

      pour te répondre, lis cet article : http://www.lumenc.org/maldependanceaff.php
      Si la DA y est abordée d’un point de vue essentiellement religieux, notamment quant aux solutions proposées, cet article n’en reste pas moins universel, que l’on soit croyant ou non.
      Je pense notamment à l’analyse des différents symptômes du DA, particulièrement fouillée à mon sens.

    • charlie 7 h 03 mi le 21 mai 2015 Permalien | Réponse

      Témoignage retour affectif et prospérité
      Vu tout ce qui se passe actuellement sur le net ; le voyant LEPOINT vient de me prouver le contraire de savoir DISTINGUER LE VRAI DU FAUX . Pour mon histoire j’étais avec Justin depuis 6 ans et sans aucune dispute ni infidelité il décide de me quitter et A CHANGé DU JOUR AU LENDEMAIN . Toutes les démarches pour qu’il change de décision ont été vaines . Un jour je suis allée sur un site d’annonces et en lisant les merveilles du voyant LEPOINT j’ai pris contact avec lui . Tout ce qu’il m’a dit dans sa consultation (consultation gratuite ) est réel et exact alors j’ai fait les rituels comme demandé et le voyant LEPOINT m’a dit qu’il sera à moi dans 9 jours . Le 7ème jour du rituel Justin m’envoit un message sur mon télephone et puis le 9 ème jour il m’appèle et me présente des excuses que nous allons recommencer notre histoire d’amour , j’étais très émue . Depuis ce jour on s’entend bien et mon activité a aussi prosperé comme le voyant LEPOINT me l’a prédit . Vous qui etes ou avez des amis qui sont dans la déception sentiementale ou sociale : une seule adresse lepointeric@yahoo.fr

    • francois 15 h 59 mi le 21 octobre 2015 Permalien | Réponse

      En cherchant on fini toujours par trouver… merci la vie

  • Bernard Jean 10 h 05 mi le 28 December 2009 Permalien | Réponse
    Tags : , angoisse, dépendance   

    Vivre sans amour, sans lui ou sans elle… C’est l’angoisse! 


    Origine de l’image >>

    Vous avez tout pour être heureux dans votre vie mais pourtant, vous vous sentez angoissé(e), sans raison apparente.
    S’agit il d’un message?
    Il n’y a pas plus aveugle que celui ou celle qui refuse de voir… Et en amour, c’est souvent cela dont il est question.
    S’il vous arrive de dire, par exemple, que : « votre partenaire est tout pour vous » ou encore que : « vous ne pourriez pas vivre sans votre conjoint(e) car vous l’aimez tellement » etc…
    Et bien permettez moi de vous dire que vous faites erreur et qu’en réalité, vous confondez amour et dépendance (affective, financière ou autres).
    En effet, lorsque l’on a besoin de quelqu’un d’autre pour survivre, c’est que nous parasitons cette personne.
    Il n’est donc pas question d’amour mais de besoins. La recherche de satisfaction de ces derniers aliènent l’autre et la relation.
    Aimer est un choix effectué librement. On ne tombe pas amoureux, on devient amoureux.
    En ce sens, deux personnes ne peuvent réellement s’aimer que lorsqu’elles sont capables de vivre l’une sans l’autre mais on décidé de vivre ensemble.
    Mais quel est au juste ce besoin ?
    Pour la plupart des personnes dépendantes, il s’agit de combler un vide en soi c’est à dire un manque d’amour.
    La source de ce vide provient très souvent d’une carence affective lors de l’enfance qui plus tard, à l’âge adulte, se traduit par une difficulté à se respecter, à s’aimer à sa juste valeur et à s’identifier par soi même et non uniquement au travers de relations.

    D’ailleurs, avez vous de la difficulté à rester seul(e) ?

    Si votre réponse est positive, que vous vous reconnaissez au travers de ces lignes, alors vous avez le choix de continuer à fermer les yeux ou vous engager sur le chemin de la découverte de vous même et du véritable amour. A vous de choisir !

    Origine du texte >>

    Car pour être bien à deux, il faut d’abord être bien avec soi-même. Car avant de partager le pouvoir avec une autre personne il faut posséder son pouvoir totalement.

    Voir le séminaire « Prendre son Pouvoir, sans prendre le Pouvoir« .

    Bernard

     
  • Bernard Jean 0 h 21 mi le 22 December 2009 Permalien | Réponse
    Tags : dépendance   

    La dépendance affective 


    Origine de l’image >>

    Source: Dépliant «La dépendance affective» produit par l’ACSM – Bas du Fleuve.

    Symptômes de la dépendance affective:

    Difficulté à s’estimer à sa juste valeur, c’est-à-dire à identifier, avec justesse, à qui reviennent les responsabilités.

    Ceci peut s’expliquer de trois façons:

    1. La personne souffre d’un complexe d’infériorité
    2. La personne est orgueilleuse et mégalomane
    3. La personne ne se préoccupe que du regard des autres

    Difficulté à établir des frontières efficaces. Les frontières ont pour fonction de se protéger contre les agressions, de ne pas agresser les autres et de savoir qui nous sommes. Quatre anomalies de frontières peuvent être observées chez les personnes dépendantes affectivement:

    L’absence totale de frontière.
    La personne ne se rend pas compte des agressions dont elle est victime ou qu’elle commet.

    Frontières endommagées.
    Dans certaines situations, les frontières fonctionnent bien mais dans d’autres, elles sont inefficaces.

    Murs à la place de frontières.
    Afin de se protéger entièrement, la personne va utiliser un masque, une carapace. Il y a quatre types de murs qui sont la colère, la peur, le silence et les paroles.

    Aller retour entre protection totale et pas de protection du tout.

    Difficulté à reconnaître sa propre identité. L’identité est déterminée par l’apparence du corps, l’organisation de la pensée, les sentiments ressentis et le comportement. Cette difficulté peut se présenter sous deux formes distinctes:

    La personne connaît son identité mais n’arrive pas à la communiquer.
    Elle la cache aux autres, de peur d’être rejetée parce qu’elle croit que ce qu’elle est ne correspond pas aux attentes des gens qui l’entourent.

    La personne n’a aucune idée de ce qu’est sa propre identité.
    Elle doit alors s’en construire une en fonction de ce qu’elle désire offrir aux autres.

    Difficulté à reconnaître et à satisfaire ses besoins et ses désirs. Quatre attitudes sont alors possibles.

    Dépendance:
    la personne connaît ses besoins et désirs mais ne les exprime pas et ne fait rien pour qu’ils soient satisfaits. Elle laisse le soin aux autres de le faire à sa place.

    Indépendance:
    la personne connaît ses besoins et désirs mais essaie de les assumer seule. Elle préfère s’en passer plutôt que de demander de l’aide.

    Insouciance:
    la personne considère qu’elle n’a aucun besoin ni désir. Ainsi, quelqu’un doit constamment veiller sur elle afin de s’assurer qu’au moins ses besoins primaires soient comblés.

    Confond désirs et besoins:
    la personne sait ce qu’elle veut et s’arrange généralement pour l’obtenir. Cependant, elle est incapable de tracer ses priorités puisqu’elle n’a pas une idée claire de ses besoins.

    Difficulté à avoir un comportement et des réactions modérées. Ce symptôme est le plus facilement identifiable par l’entourage de la personne souffrant de dépendance affective. Ses réactions passent d’un extrême à l’autre, sans raison apparente.

    D’avoir vu en nous les symptômes de la dépendance affective est déjà un bon pas de fait vers la guérison. Nous vous suggérons, pour vous débarrasser de ce type de dépendance, d’utiliser la méthode suivante:
    Traitement de la dépendance affective:

    Pour un traitement efficace, une règle importante est à respecter: «Apprendre à lutter contre les problèmes dans son existence comme, par exemple, améliorer son estime de soi, aborder la vie avec plus de modération, etc.»

    Pour ce faire, vous pouvez utiliser les trucs suivants:

    Reconnaître la nature de vos problèmes:

    • En décelant comment vous subissez les cinq symptômes et comment ils influencent tous les aspects de votre existence
    • En connaissant les conséquences qui en découlent et qui ont fini par vous rendre la vie insupportable

    En vous faisant parrainer:
    pour vous soutenir dans votre quête de vous-même, choisissez une personne qui soit susceptible de vous guider, de vous apporter l’écoute dont vous avez besoin.

    En affrontant dès maintenant les problèmes posés par la dépendance.

    Conclusion

    Le processus qui mène à la guérison est souvent difficile. L’impression de passer d’un extrême à l’autre fait en sorte qu’on peut se sentir mal dans sa peau. De plus, la transition entre la dépendance et l’indépendance est parfois très insécurisante. Il faut néanmoins toujours garder à l’esprit que ce malaise n’est que passager et qu’au bout du compte, on en sort grandi.

     
  • Bernard Jean 1 h 35 mi le 28 November 2009 Permalien | Réponse
    Tags : , dépendance,   

    Déclaration des droits de l’homme et la femme à l’amour 


    Te rencontrer sans te réduire
    Te désirer sans te posséder
    T’aimer sans t’envahir
    Te dire sans me trahir
    Te garder sans te dévorer
    T’agrandir sans te perdre
    T’accompagner sans te guider
    Et être ainsi moi-même au plus secret de toi.

    Jacques Salomé

    Jacques Salomé a beaucoup écrit sur la relation de couple et sur l’amour. Dans toute relation, il propose de ne pas s’en tenir au seul niveau des sentiments et de bien différencier ce qui appartient aux sentiments et ce qui appartient à la relation. Il ajoute que ce ne sont pas les sentiments qui maintiennent ensemble, dans la durée, deux êtres qui s’aiment. Ce qui compte, précise-t-il, c’est plutôt la qualité de la relation qu’ils se proposent et qu’ils inventent.
    Jacques Salomé rappelle encore que dans toute relation nous sommes toujours trois : l’autre, nous, et la relation qui nous relie à quelqu’un de cher (chair). Et il nous invite à réfléchir sur la nature de la relation que nous nous proposons et que nous acceptons dans le domaine de l’amour comme dans nos relations essentielles. En substance; il nous interroge :  » Qu’avez-vous (ou que faites vous) pour votre relation d’amour ou de couple ? Qu’avez-vous fait pour la stimuler, l’embellir, pour la nourrir et l’irriguer, en un mot, pour l’agrandir ?  »
    Dans un de ces derniers ouvrages, intitulé  » Chaque jour la vie  » cet auteur écrit ceci :
     » Je rêve d’une fête de l’amour où le valentinage deviendrait synonyme d’ouverture à l’amour. Une fête qui réunirait ceux qui se sentent une capacité d’aimer, c’est-à-dire qui s’aiment suffisamment pour ne pas dépendre de leur besoin d’être aimés et peuvent offrir, au-delà des sentiments, une présence, un engagement, une liberté d’être suffisamment consistants pour stimuler la générosité, l’abandon, la confiance de confiance de l’autre. Saint Valentin, faites des amoureux ! Si vous en avez le pouvoir, suscitez chez les femmes et chez les hommes cette appétence à l’ouverture, à la rencontre, à la découverte, pour s’accorder, cœur à cœur, non seulement à la fête des corps, mais aussi à celle des émotions, des sentiments et de l’engagement mutuel ! « 

     
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