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  • Bernard Jean 23 h 00 mi le 29 March 2010 Permalien | Réponse
    Tags : CNV, communication   

    La Communication Non Violente (CNV) 


    Point de vue de Marshall Rosenberg

    Pour Marshall Rosenberg, le but de la CNV est de «favoriser une qualité de relations qui va permettre de répondre aux besoins des uns et des autres en étant uniquement motivé par l’élan du cœur et la joie de le faire.»

    En avant propos d’un livre de Marshall Rosenberg, intitulé Spiritualité pratique, les bases spirituelles de la Communication NonViolente, il est précisé qu’à chaque fois qu’il «parle de croyances profondément ancrées en nous, comme la spiritualité, notre conception de Dieu ou notre vision de l’amour, deux constats sont récurrents : d’une part, ce qui nous apporte notre plus grande joie, c’est de nous relier à la vie en contribuant à notre propre bien-être et à celui des autres ; d’autres part, la spiritualité et l’amour se manifestent davantage dans nos actes que dans nos sentiments.»

    Pour Marshall Rosenberg, « la spiritualité est à la base de la Communication NonViolente ». Il explique dans un document mis en ligne par le Centre pour la CNV, appelé «Bases spirituelles de la Communication NonViolente », que la CNV est née de sa « tentative de devenir conscient de ce qu’est l’Énergie Divine Bien-Aimée et de la façon de se mettre en lien avec elle».

    « Il est important de voir que la spiritualité est au coeur de la CNV, et de garder cela à l’esprit quand on apprend les étapes du processus. L’art de vivre que j’essaie d’enseigner est véritablement une pratique spirituelle. »

    C’est après des cours accélérés en religions comparées qu’il dit percevoir l’importance de la notion d’amour, laquelle répond pour lui à la question : « que sommes-nous et quelle est la signification de notre existence ? », cette question ne trouvant pas, à son sens, de réponse dans la psychologie clinique. La Communication NonViolente est pour Marshall Rosenberg le moyen de faire don de son amour, d’échanger ses « énergies divines » avec l’autre, cette interaction étant la forme la plus proche d’une connexion à Dieu.

    « Ainsi la Communication NonViolente m’aide à rester en lien avec cette magnifique Énergie Divine à l’intérieur de moi et à me mettre en lien avec elle dans les autres. Et c’est certainement quand je fais le lien entre cette Énergie Divine en moi et l’Énergie Divine dans les autres qu’il se passe ce qui est, à ma connaissance, le plus proche de ce que c’est qu’être relié à Dieu. […]

    Pour moi, si nous sommes en lien avec le Divin dans les autres et en nous-mêmes, nous allons nous réjouir de ce qui se passe, c’est cela la base spirituelle. »

    Pour Rosenberg, l’absence de connexion avec l’« énergie divine » est la cause de la violence dans le monde. Il affirme que notre éducation et notre conditionnement culturel, notamment au sujet de Dieu, nous ont déconnectés de Dieu. Il reprend les propos de Walter Wink, disant que le politique (King) a utilisé le religieux (Bishop) pour interpréter les livres saints et justifier l’oppression et la domination. Selon lui, la Communication NonViolente permet de surmonter ce conditionnement de notre éducation.

    La communication non violente

    Par Stéphane Richard, travailleur social

    Comme travailleur social en milieu scolaire, j’ai souvent reçu des jeunes et aussi des parents en difficulté de communication. Laisse-moi te présenter ici un outil très utile pour créer ou encore conserver un espace de dialogue entre toi et tes amis ou entre toi et tes parents. Cet outil a été développé par Marshall B. Rosenberg1.

    La communication non violente (CNV) et ses quatre étapes

    • Observation

      Tu observes, dans le calme ce qui, dans les paroles ou les gestes d’autrui, te rend mal à l’aise ou si c’est le cas, te rend confortable. L’important est de parvenir à nommer les faits, c’est-à-dire les gestes ou paroles observées sans y mêler de jugement ou d’évaluation. Dans cette première étape, n’écrase pas l’autre par ton évaluation ou ton jugement, pour garder un espace ouvert et non violent.

      • Exemple d’un fait observé et à nommer à cette étape : ton père entre dans ta chambre sans frapper à la porte.
    • Sentiments

      Tu t’interroges sur ce que tu ressens : es-tu triste, joyeux, inquiet, amusé, fâché? Puis lorsque tu es prêt, tu le dis simplement à l’autre.

      • Exemple : lorsque tu entres dans ma chambre sans cogner, ça me fâche.
    • Besoins

      Il te faut maintenant identifier et puis exprimer le besoin à l’origine de ton sentiment. La plupart du temps, lorsque tu éprouves un sentiment fort comme la colère ou la tristesse, c’est le signe que tu as un besoin non satisfait. C’est souvent l’étape la plus difficile mais indispensable.

      • Reprenons l’exemple précédent : lorsque tu entres dans ma chambre sans cogner, ça me fâche, car je ne me sens pas respecté dans mon besoin d’intimité (3e étape).
    • Demandes

      Dans cette dernière étape, ta tâche est de faire une demande précise, concrète et le plus possible, réaliste (mesurable et vérifiable dans le temps). Il faut que tu dises à l’autre ce que tu désires pour que ta vie soit plus agréable. Il est très important de ne pas provoquer l’autre dans la demande en question. Quand je dis « provoquer », je veux signifier ici d’utiliser le sarcasme ou les sous-entendus pour exposer ta demande. Il te faut être clair et aller droit au but.

      • Reprenons l’exemple précédent : lorsque tu entres dans ma chambre sans cogner, ça me fâche, car je ne me sens pas respecté dans mon besoin d’intimité. Ma demande est que tu cognes à ma porte avant d’entrer. Si tu préfères, je pourrais barrer ma porte lorsque je suis dans un besoin d’intimité et là, si jamais tu oublies, ça pourrait t’indiquer mon besoin. Alors, qu’en penses-tu (4eétape)?

    Deux attitudes sont de première importance dans la communication non violente : la sincérité lorsque tu t’exprimes et aussi l’écoute de l’autre pour déceler dans ses propos les quatre dimensions : observation, sentiments, besoins, demandes.1

    Pour résumer la communication non violente :

    • je dis ce que j’observe, ressens et désire ainsi que ce que je demande pour mon mieux-être;
    • j’entends ce que tu observes, ressens et désires ainsi que ce que tu demandes pour ton mieux-être.

    C’est tout un défi la communication non violente. Il se peut qu’au début, tout comme les premières fois où l’on conduit une automobile, on éprouve des difficultés d’adaptation, d’aisance avec cette nouvelle façon de communiquer. Ne te décourages pas, car plusieurs jeunes comme toi qui se sont exercés à la CNV (communication non violente) ont vu leurs relations avec leurs parents et amis se transformer de façon durable. Quelqu’un me disait qu’il avait compris, en pratiquant la CNV, que ce n’est pas ce qui arrive qui détermine notre vie, mais bien ce que nous choisissons de faire avec ce qui arrive.

    Bibliographie

    1. Marshall B. RosenbergLes mots sont des fenêtres (ou des murs), introduction à la communication non violente, éditions Jouvence, traduit de l’américain par Annette Cesotti et Christiane Secretan, 1999, 235 pages.
    2. Thomas D’ansembourg, Cessez d’être gentil soyez vrai!, les Éditions de l’Homme, Québec, 2001, 249 pages.
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  • Bernard Jean 20 h 16 mi le 23 March 2010 Permalien | Réponse
    Tags : communication, langage   

    Le “TU” qui TUE 


    Origine de l’image >>

    Bien communiquer, c’est savoir écouter et savoir parler de soi; savoir exprimer les sentiments qu’une situation crée en nous. Communiquer c’est encore rester centré sur soi, sur ses émotions. C’est aussi s’efforcer de ne pas culpabiliser l’autre et en même temps de s’ouvrir à lui.

    Lorsque je parle de moi, je dois m’efforcer de ne pas accuser, mais au contraire informer; en effet, quand je dis “tu”, ce tu accuse, il déstabilise, il fait naître un sentiment d’insécurité, il éloigne la confiance. Celui à qui je parle sera peut-être amené à douter de mes sentiments pour lui, et préférera éventuellement s’éloigner de moi.

    Le tu sépare.
    Le tu juge sans demander confirmation, sans chercher à vérifier, sans imaginer qu’il y a peut-être malentendu parce qu’on a mal compris.
    Le tu n’est pas bienveillant, il ne connaît pas l’empathie.
    Le tu fige le dialogue, le bloque; chacun reste dans son rôle: accusateur et accusé. Le dialogue est rompu.
    Le tu part du principe « j’ai raison et tu as tort »

    Nous vous proposons une série de situations accompagnées des messages tu et je, avec, entre parenthèses, les raisons pour lesquelles ils sont des obstacles à la communication ou au contraire, en quoi ils sont appropriés.

    Exemples de situations

    Situation 1
    Votre mari vous téléphone vers 18h pour vous avertir qu’il part de son travail et rentre à la maison. Il arrive avec plus de 2 heures de retard après son travail. Vous vous êtes inquiétée. Vous avez même pu téléphoner aux urgences et au commissariat.

    Message « tu »
    Comment oses tu rentrer avec 2 h de retard! J’en ai assez de tes salades! Tu ne pouvais pas prévenir? (reproches). Le téléphone tu connais pas? (sarcasme). Tu m’as prise pour quoi exactement? Ose encore une fois me refaire ça, et … (menaces )

    Message « je »
    Je suis extrêmement en colère après toi (je fais part de mes émotions, même négatives).
    Je me suis rarement inquiétée comme aujourd’hui, j’imaginais le pire, j’ai téléphoné partout pour savoir s’il ne t’était pas arrivé quelque chose de grave (je n’hésite pas à montrer à mon mari mes sentiments et ma fragilité).

    Je suis bouleversée à l’idée que tu n’aies pas téléphoné pour m’avertir que tu aurais tant de retard (je montre mon niveau de tolérance clairement). J’ai besoin d’entendre ton explication (je lance la balle de son côté, ce qui montre que le dialogue reste néanmoins ouvert et que mon état d’esprit peut éventuellement changer).

    Situation 2

    Vous n’avez pas téléphoné à vos parents depuis 3 semaines. Vous n’êtes en général pas très disert au téléphone, mais cette fois, en plus, vous avez été débordé. Trois semaines, c’est long: vous vous décidez à appeler. Votre mère vous répond. Le ton est froid, distant, elle ne parle pas beaucoup.

    Elle finit par vous dire que si vous téléphonez si peu, c’est sans doute qu’elle n’est pas si importante pour vous. Elle conclut en disant que tout compte fait, il n’y a pas à attendre grand chose des enfants, qu’elle ferait d’ailleurs mieux d’apprendre à se passer de vous, et de vos enfants par la même occasion. Vous réagissez.

    Message « tu »

    • Décidément, tu es toujours aussi cinglante, comme quand j’étais gamin (allusions aux vieux dossiers non résolus).
    • Trouver des excuses aux autres, ça, tu sais pas, hein? (reproches).
    • Ça te vient pas à l’idée qu’il me soit arrivé quelque chose (mensonges, tentative de culpabilisation).
    • Et pourquoi ça devrait être toujours moi qui appelle?
    • Tu peux pas décrocher le téléphone? (tentative de retourner la situation).
    • Chez mes amis, c’est 50/ 50: les parents téléphonent autant que les enfants; ils ne sont pas à faire des comptes sans arrêt (comparer, parler des autres, sortir du sujet).
    • C’est toi qui provoques ces situations (accusation).
    • Continue comme ça … (menaces).

    Message « je »

    • Écoute c’est vrai que ça fait longtemps que je ne vous ai pas appelé (je cite les faits); je comprends vraiment que cela vous fait de la peine (décrire les émotions ) et que l’on pourrait imaginer que ce soit une preuve d’indifférence (feed back).
    • Mais tu sais que je n’aime pas téléphoner, et que je n’ai pas grand chose à raconter (expliquer comment vous fonctionnez). De plus j’étais vraiment débordé ces derniers temps (informer).
    • Je vois que je vous êtes désemparé par mon attitude, et je m’en excuse (reconnaître et s’excuser). J’essaierai d’appeler plus souvent à l’avenir (Informer ce que vous avez l’intention de faire dans le futur) ou dire: je ne sais pas si je peux vous promettre d’appeler autant que vous le souhaiteriez, mais sachez que je vous aime (rappeler aux gens l’importance qu’ils ont pour vous).

    Situation 3

    Votre patron, contrôle régulièrement l’avancée de votre travail et s’emporte facilement lorsqu’il le juge trop lent.
    Il a tendance à vous rabaisser et vous abreuver de ses remarques ironiques devant un collègue. Ce comportement vous met sous tension permanente. Vous lui en avez déjà touché un mot, mais il continue. Un jour, il passe devant votre bureau en jetant un « et bien Monsieur, c’est pas le T.G.V. ce matin, attention, vous allez vous fatiguer! ».
    Cette fois s’en est trop, vous lui dites votre façon de penser.

    Message « tu »

    • Je vous interdis de me parler sur ce ton! (donner des ordres).
    • J’en ai plus que ma claque de vous, de vos sarcasmes et de votre sale caractère.
    • Ça vous amuse de me faire la leçon devant tout le monde (accuse, exagère).
    • Les vrais dirigeants, eux, font cas de leurs employés Mon..sieur ! (moraliser).
    • Mais votre mère ne vous a sans doute pas appris le respect! (jouer au psy).
    • Je vais vous dire moi: vous êtes un sale type Mon..sieur (insultes).

    Message « je »

    • Je ne supporte pas votre comportement à mon égard.
    • J’ai vraiment l’impression que vous me prenez pour un enfant que vous croyez pouvoir ridiculiser à tout moment (exprimer vos sentiments de façon précise et ce qui vous blesse).
    • Je me considère comme étant un bon employé (dire comment vous voyez la situation), mais à votre contact je suis sous tension: vous me surveillez sans cesse (informer).
    • Je n’accepte pas de continuer à travailler de cette façon (information sur la façon d’envisager le futur).
    • J’attends de vous que vous me respectiez, et je désire vraiment en parler avec vous (invite à la discussion sans agressivité).

    Origine du texte >> ICI

     
  • Bernard Jean 8 h 45 mi le 14 December 2009 Permalien | Réponse
    Tags : coaching, colère, communication, développement personnel, , , méthode, parent, psychologie, , responsabilité, ,   

    psy: comprendre ses 5 besoins relationnels 


    Jacques Salomé, psychosociologue, s’indigne de l’ignorance des gens au sujet de leurs besoins relationnels. Il en existe 5 : se dire, être entendu, être reconnu, être valorisé, rêver.

    Pourquoi faut-il s’en occuper!

    Explications :  Voir la vidéo

     
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