Tagué: présent Activer/désactiver les fils de commentaires | Raccourcis clavier

  • Bernard Jean 12 h 13 mi le 25 February 2010 Permalien | Réponse
    Tags : , présent, tristesse   

    Mettre de la Joie 


    Origine de l’image >>

    La Joie dans la pratique spirituelle

    Quand la joie est présente, nous sommes prêts à découvrir de nouvelles choses.  Si nous avons déjà décidé : « La vie est souffrance », alors nous n’allons pas chercher plus loin.

    Dans la pratique spirituelle, nous pouvons parfois faire l’erreur d’assimiler la vie religieuse à une sorte d’auto-flagellation. Ou alors, nous sommes enclins à croire que cette pratique devrait aboutir à un genre « spécial » de pureté. Avec cette idée en tête, nous regardons en nous et, bien sûr, tout ce que nous voyons ne sont que des impuretés. Nous étant formé une idée de ce qu’est l’illumination, nous examinons notre propre esprit et nous y voyons juste le contraire : confusion et conflits.

    Mais ce qu’il faut comprendre c’est que toutes les idées que nous avons concernant la pratique ne sont que des idées, seulement des idées…

    Penser, par exemple: « Moi, je suis ici et le Nibbana se trouve là-bas, je ne suis qu’un idiot aux idées confuses et le Nibbana est toute pureté et profondeur » n’est qu’une projection de concepts.

    En fait, dans la pratique réelle, illumination veut seulement dire être pleinement attentif et conscient de la confusion elle-même. La sagesse consiste à voir clairement son ignorance. Il ne s’agit pas ici de connaître la sagesse mais bien plutôt d’utiliser la sagesse pour connaître notre ignorance!

    Toute la pratique de l’attention nous ramène à réaliser la vraie nature du fait d’être là, présent. Nous ne tentons pas de nous brancher sur une sorte de « Sagesse nibbanique » flottant quelque part dans l’espace et nous n’attendons pas non plus que la sagesse nous tombe dans les bras. Ce dont il s’agit c’est d’être conscient de la nature de la condition humaine telle qu’elle est.

    C’est seulement à partir du moment où nous comprenons réellement ce qu’est la vie que nous pouvons commencer à la transcender, Si nous tentons de la transcender avant qu’en fait nous la connaissions, nous sommes seulement pris au piège de l’illusion.

    Ajahn Chah avait coutume de dire: « Nous devons d’abord ramasser quelque chose avant de réaliser combien c’est lourd ». Nous rendre compte combien c’est lourd, c’est voir dukkha. C’est après avoir vu dukkha que nous pouvons lâcher-prise. Après avoir lâché prise, nous réalisons combien, en fait, c’est léger.

    Ah! Quel soulagement! Et c’est ici que l’on parle de joie, ou piti comme elle est appelée dans les « Facteurs de l’Illumination ».

    Il existe différentes traductions du terme piti, de même qu’il y a différentes sortes de joie. Hier, nous parlions de la manière dont, après avoir été motivé par dukkha pour chercher la Voie, nous arrivions à la confiance: c’est cette confiance qui, à son tour, conditionne la joie.

    Ainsi, il y a ces différentes sortes de joie qui, dans la pratique spirituelle, naissent de différentes causes. Dans ma pratique personnelle, j’ai trouvé très utile d’y réfléchir car il semble que l’importance et la fonction de la joie soient souvent perdus de vue lorsqu’on parle de développement spirituel.

    Toutefois piti n’est pas seulement le plaisir d’avoir une expérience agréable mais c’est plutôt une expérience qui nous amène à plus d’ouverture dans la vie, à l’éveil. Quand la joie est présente nous sommes prêts à découvrir de nouvelles choses. Par contre, si nous avons déjà décidé que « la vie est souffrance » et que nous la considérons comme un état misérable, alors évidemment nous n’allons pas chercher plus loin.

    Regardez les enfants, comme ils observent et veulent constamment découvrir, la fascination qu’ils ont pour les choses. Il est triste de voir comment nous, les adultes, sommes devenus tellement sophistiqués que nous ne prenons plus le temps de regarder les fleurs ou toutes ces choses de moindre importance … Nous fonctionnons à un niveau beaucoup plus conceptuel. Quand nous voyons une fleur, nous pensons immédiatement « fleur » et ensuite: « oui, je sais tout des fleurs, toute ma vie j’ai vu des fleurs et ça, c’est seulement une autre fleur ». En vérité pourtant, chaque fleur est unique: elle est là, à cet endroit, en ce moment, c’est cette fleur-là. La même chose se passe si, par exemple, nous pouvons vraiment écouter chanter un oiseau et entendre seulement le son de ce chant. C’est une chose toute différente que de penser: « Oh, voilà un autre oiseau en train de chanter ». Si nous écoutons vraiment, il y a seulement le son de ce chant en ce moment précis, en cet endroit, dans ces circonstances et il y a la conscience de savoir cela, il y a l’écoute. Voilà une réalité totalement différente du fait de penser: « un autre oiseau en train de chanter « .

    Si nous ne faisons constamment que conceptualiser, le dialogue ou bavardage intérieur ne s’arrête plus: « tiens, un oiseau en train de chanter … une fleur là-bas ‘ » telle personne est en train de parler, si elle pouvait se taire … une bougie qui brûle » etc.

    Et nous croyons tout savoir de la vie !

    Tout ce que nous faisons, c’est seulement jongler avec des concepts dans nos têtes et tout ce qu’ils font, c’est de se déplacer d’un côté à l’autre du cerveau, émergeant de la mémoire pour être verbalisés et y replongeant ensuite. Si nous vivons avec seulement des concepts par rapport à la vie, il y a beaucoup de chances qu’elle devienne plutôt ennuyeuse avec toujours ce même rabâchage: « fleur, oiseau, arbre … »

    Bien qu’il soit naturel que le langage nous permette d’apprendre, de comprendre et d’exprimer notre compréhension, beaucoup d’entre nous sont devenus prisonniers du langage.

    La méditation nous donne l’occasion à présent d’amener un changement profond dans notre civilisation occidentale en essayant de comprendre à un niveau non conceptuel. La méditation nous permet de réaliser de manière directe la nature de toute expérience.

    Ceux qui croient s’identifier totalement à travers les mots peuvent peut-être trouver cela menaçant, mais il est bien évident qu’il ne s’agit pas de se passer complètement des mots, nous devons pouvoir continuer à nous exprimer et il est nécessaire que nous puissions communiquer. Mais nous devrions reconnaître que les mots que nous utilisons pour communiquer ne sont pas identiques à l’expérience que nous tentons de décrire.

    Dans notre société actuelle, la part donnée au silence est tellement mince et les mots sont si bruyants et forts que souvent c’est seulement cela que nous entendons. Pourtant c’est l’importance accordée au silence qui nous donne accès à et qui entretient une manière différente de communiquer.

    Comme il est merveilleux d’être à nouveau un enfant et de ne plus être limité par les mots!

    Au début, les enfants ne connaissent pas de mot pour désigner une fleur et ils demandent: « c’est quoi, ça ? ». Alors, nous leur répondons: « c’est une fleur ». C’est vrai qu’ils doivent apprendre à communiquer, mais pourquoi n’essayerions-nous pas de répondre: « on appelle cela une fleur mais ce n’est pas ce qu’elle est vraiment, elle est comme elle est, c’est sa nature et c’est parfait ainsi ». Connaître cet état de « simplement, comme les choses sont… », c’est connaître la joie. C’est cette joie qui peut faire revivre en nous tant de belles qualités qui se sont éteintes. A présent nous avons la clé secrète qui peut nous aider à nous libérer de nos habitudes.

    Cette joie peut aussi être développée davantage car au delà de piti ou joie spirituelle existe une qualité beaucoup plus stable appelée sukha. En général, on traduit sukha par bonheur, le contraire de dukkha, mais en fait ce n’est pas suffisant car le bonheur momentané est comme un papillon qui vole de-ci de-là. Il n’y a certainement rien à redire à cela mais bonheur ne traduit pas la qualité profonde de bien-être exprimée par sukha. A force d’avoir vécu tellement avec des concepts, notre vie est devenue ennuyeuse et des moments fugitifs d’excitation en sont venus à nous paraître importants.

    Sukha, par contre, signifie: « tout est simplement parfait ». C’est un sentiment de calme et de bien-être qui imprègne notre corps et notre esprit tout entier. Sukha rend l’esprit paisible et non fragmenté, donnant une fondation solide pour samadhi, la concentration.

    Mais revenons à présent à la joie: la joie est spontanée. Vous ne pouvez pas la concevoir à l’avance ni la créer: elle vient simplement dans le moment présent. Quand la joie est vraiment là, vous vivez dans le moment présent. Voir la joie ainsi devient un point de référence précieux pour nous car nous savons alors que, si nous vivons une joie véritable, nous sommes dans le moment présent et, inversement, si nous sommes réellement dans le moment présent, une joie authentique se manifeste.

    Donc, tâchez de découvrir d’où vient la joie, voyez ce qui la maintient et ce qui la fait disparaître. En faisant cela, nous commençons à cultiver la joie comme un des « Facteurs de l’Illumination ». Elle devient une des qualités qui nous mènent à l’éveil.

    Mettre de la joie dans sa vie signifie prendre les événements de façon positive.

    Il est important de ne pas se laisser décourager

    Même si la situation paraît très sombre, il y a toujours une façon positive de l’aborder.

    Il faut penser à ce qui en sortira et ne pas s’attarder sur des difficultés temporaires

    Pour mettre de la joie dans sa vie, on peut aussi véritablement se dire que la vie n’est qu’un jeu auquel nous participons.

    Mettre de la joie c’est aussi prendre des décisions pour le plaisir et non par obligation.

    Etre dans un jeu signifie que le grand gagnant est celui qui éprouve de la joie ou alors il n’y a aucun intérêt à participer.

    Réalisez que votre joie est la lumière de votre âme.

    La fin de la partie n’a aucune importance.

    On ne joue pas pour arriver quelque part mais pour prendre conscience de la chance qui nous est offerte de s’ouvrir spirituellement. Une ouverture spirituelle est la plus belle chose que vous puissiez expérimenter. Mais sachez que la patience est un élément important de cette quête. »

    Origine du texte >>

    Publicités
     
  • Bernard Jean 21 h 51 mi le 12 January 2010 Permalien | Réponse
    Tags : avenir, , , passé, présent   

    Le Moment présent 


    Origine de l’image >>

    Le Moment présent

    Détendez-vous et ressourcez-vous l’espace d’un instant en ressentant ce qu’il y a derrière les mots.

    Je vous souhaite une belle promenade dans la prairie de l’Eternel Présent.

    La vie de l’Humain ressemble plus à un camp de survie qu’à un village de vacances.

    Pourquoi en est-on encore là aujourd’hui, alors que nous possédons une fabuleuse technologie et un immense savoir.

    Nous manquerait-il quelque chose d’essentiel ?

    Ou peut être passons-nous à côté de l’essentiel, trop occupés à nous débattre et à gesticuler dans tous les sens.

    Certains désireux d’accumuler encore et encore de la richesse, des biens matériels ou du pouvoir et d’autres luttant simplement pour un bout de pain.

    L’Humain n’est pas notre ennemi.

    Cessons de toujours mettre sur le dos des autres la source de nos maux.

    Cessons de mettre la faute sur le voisin, sur le pauvre type qui fait la gueule dans le bus, sur le patron ou le collègue, sur le grand chef américain qui veut partir en guerre, sur les enfants ou la belle-mère.

    Que pouvons-nous faire pour rendre le monde meilleur ?

    Que pouvons-nous faire afin que notre vie s’améliore ?

    Commençons par regarder en nous même, soyons attentifs à ce qui est présent ici et maintenant.

    Est-ce que c’est les événements ou les autres qui nous stressent et nous font réagir, ou est-ce que c’est le rapport que nous entretenons avec le monde extérieur ?

    Autorisons-nous à écouter, à sentir, à être en silence, au lieu de toujours réagir, juger et condamner les autres.

    Être en paix, c’est aller en paix vers les autres en les accueillants tels qu’ils sont, sans vouloir les changer.

    Votre paix intérieur entrera en résonance avec la leur et le monde sera déjà meilleur.

    Ceci n’empêche évidemment pas d’entreprendre des actions concrètes comme d’aider ceux qui souffrent, de créer une association d’aide ou tout simplement de donner un morceau de pain.

    Quelques uns, de plus en plus nombreux, ressentent comme un appel silencieux qui vient de l’intérieur.

    Ceux-là sont comme des étoiles qui veillent patiemment sur l’Humanité.

    Il n’y a pas de chemin, pas de technique, pas de méthode, pas de livre, pas de guide ni thérapeute qui pourra vous libérer.

    La seule personne qui détient la clef, c’est vous et vous seul.

    Tout le reste, ne sont que des indicateurs.

    C’est à vous seul qu’il appartient de trouver ce qui est bon pour vous.

    Au travers de vos expériences de vie, vous allez réaliser ce qu’est le lâcher prise et c’est au coeur de ce lâcher-prise que la lumière se révèle.

    Personne d’autre que vous ne peut lâcher prise.

    Sachez que vous ne faites aucune erreur, tout a une raison d’être.

    La vie trouve son chemin en vous pour vous ramener à la maison.

    Ne craignez rien.

    Soyez doux et compatissant envers vous même.

    Rien ne presse.

    Laissez le silence et le vide vous envahir, de ce vide silencieux émane la paix, la lumière et l’amour.

    Que c’est beau et doux, juste là, maintenant, cet instant présent.

    D’instant en instant, le présent se manifeste et je m’émerveille de ressentir cela, de ressentir la vie qui m’anime et m’autorise à participer à la belle aventure, faisant partie de la création toute entière, de l’univers et des étoiles.

    Le passé s’efface, à chaque instant il se dissout, laissant sa marque dans nos différents corps sous forme de souvenirs, d’émotions et d’expériences vécues.

    Le futur n’existe que sous la forme d’une projection de notre pensée présente.

    Tout ce qui se passe dans notre vie, se passe dans cet éternel présent.

    Tout ce que vous faites, vous le faites dans le présent.

    Tout ce que vous pensez, vous le pensez dans le présent.

    L’instant présent c’est comme de marcher de pierre en pierre pour traverser le grand fleuve de la vie.

    Il n’y a que la pierre où l’on a posé son pied qui est vraiment réelle et qui nous porte.

    Celles qui sont derrière nous, sont déjà sous l’eau et celles qui sont devant, n’ont pas encore émergé.

    La vie c’est maintenant.

    Méditation guidée : Comment je me sens ici et maintenant.

    Mieux connaître et apprivoiser ses sentiments (15 min.) >>

    The purple mountains and late-in-the-day sky are reflected in a high mountain lake, a sight admired by a visiting moose. This striking Paul Jackson watercolor is one of a series by the artist featuring wildlife.

     
  • Bernard Jean 9 h 10 mi le 29 December 2009 Permalien | Réponse
    Tags : présent,   

    Vivre simplement sa Vie au présent, en simplifiant sa vie … voir la vie avec les yeux d’un enfant 


     
  • Bernard Jean 13 h 25 mi le 8 December 2009 Permalien | Réponse
    Tags : , présent   

    Prendre le risque d’oser être heureux 


    Origine de l’image >>

    Origine du texte >>

    Ces termes mis l’un à côté de l’autre, peuvent sembler paradoxaux.
    Y aurait-il un risque à être heureux ?
    N’oserions-nous pas prendre ce risque ?
    Y aurait-il trop de difficultés pour oser être heureux ?
    Alors que notre bon sens semble nous dire que la recherche du bonheur est, à l’évidence, au cœur même de l’existence chez chacun d’entre nous, nous pouvons constater dans notre entourage immédiat, combien sont rares ceux qui nous donnent le sentiment d’être heureux ou simplement satisfaits de la vie.

    Je ne suis pas persuadé que la recherche du bonheur soit parmi nos besoins prioritaires, quand je vois le nombre de gens qui sont d’une habileté incroyable pour déclencher (avec beaucoup de ténacité parfois) ce qu’ils ne souhaitent surtout pas ! Il m’arrive, au-delà de l’étonnement, d’être accablé en voyant, avec quelle créativité nous pouvons nous mettre dans des situations impossibles. Comment nous pouvons provoquer l’insupportable, déclencher nos propres malheurs et souvent, trop souvent, nous empoisonner l’existence par des pensées toxiques avec lesquelles nous allons ruminer durant des jours, des mois et quelquefois des années, une quantité extraordinaire de sentiments négatifs envers nous-mêmes ou envers certains de nos semblables (qui le plus souvent sont nos proches !).

    Oui oser être heureux semble constituer un risque et en premier celui de devoir renoncer à être malheureux, de se priver du plaisir de se plaindre, de lâcher prise sur la tentation de la victimisation et des reproches à l’égard du monde entier. Quand nous voyons avec quelle ténacité nous préférons utiliser nos énergies à accuser, à disqualifier autrui plutôt que d’utiliser ces mêmes énergies à se positionner, à se respecter, à s’affirmer ou à mieux se définir.

    Etre heureux repose sur quelques balises et ancrages, qui méritent d’être connues (et mises en pratique !).

    • apprendre au vivre au présent.
    • apprendre à évacuer les pensées négatives qui nous peuvent nous envahir.
    • apprendre à restituer les messages toxiques que nous pouvons recevoir.
    • apprendre à rester en accord entre ce que nous ressentons et faisons, entre ce que nous pensons et disons.
    • apprendre à respecter ses limites et son rythme de vie.

    Ces quelques balises vont nous conduire à nous aimer, à nous respecter, à nous responsabiliser.
    S’aimer n’est pas facile. Notre éducation ne favorise pas l’éclosion d’un tel sentiment envers nous mêmes ! Nous apprenons à douter, à ne pas cultiver l’estime de soi, à ne pas rester trop longtemps dans le plaisir d’être.

    Se respecter suppose d’apprendre à dire non, et donc à faire (malgré nous) de la peine à notre entourage en ne répondant pas aux attentes ou aux désirs de ceux qui prétendent nous aimer, qui sont proches. Cela suppose de pouvoir nous différencier de leurs croyances, de témoigner que nous n’avons pas les mêmes goûts, les mêmes ressentis, les mêmes sentiments.
    Se responsabiliser supposer de ne pas cultiver la victimisation, l’accusation ou la mise en cause d’autrui face à tout ce qui peut nous arriver. Et d’apprendre que quoiqu’il nous arrive c’est à nous d’en faire quelque chose qui ne reste pas négatif.

    En respectant ces quelques possibles nous avons quelques bases solides pour sinon être heureux, du moins découvrir que nous sommes un bon compagnon pour nous-mêmes.

    Jacques Salomé

     
c
créer un nouvel article
j
message/commentaire suivant
k
message/commentaire précédent
r
Réponse
e
Modifier
o
afficher/masquer les commentaires
t
remonter
l
connexion
h
afficher/masquer l'aide
shift + esc
Annuler
%d blogueurs aiment cette page :