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  • Bernard Jean 8 h 27 mi on 4 September 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , , santé   

    Le bureau debout gagne du terrain 

    Après les open spaces, c’est au tour des «bureaux debout» d’envahir les lieux de travail de la Silicon Valley. Et bon nombre d’employés de Google, Facebook s’y mettent. Ils ne reviendraient en arrière pour rien au monde: «énergiseant, plus confortable», et surtout meilleures pour la santé que de rester assis sur son fauteuil toute la journée. C’est après la publication d’études montrant les effets nocifs de la position assise que bon nombre d’employés du siège de Facebook à Palo Alto en ont fait la demande. Ils seraient 250 sur 2.000 aujourd’hui à avoir pris le tournant, comme l’explique un article du Wall Street Journal publié vendredi.

    Selon ces études, rester assis toute la journée augmenterait le risque d’obésité et autres problèmes de santé liés à la baisse d’activité physique. La probabilité que les femmes assises plus de 6 heures dans la journée meurent prématurément serait 37% plus élevé que pour les femmes assises moins de 3 heures, selon une étude de l’American cancer Society publiée en 2010. Lire la suite …

    Origine de l’article sur Slate.fr >>> ICI

    Photo: Une femme travaillant sur un bureau debout. Clockwork Active Media Systems via Flickr CC License by

     
  • Bernard Jean 10 h 15 mi on 3 August 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , , santé,   

    Conférence Alimentation Paleo & Zone – Part 3 

    Conférence Alimentation Paleo & Zone – Part 3 from sportiseverywhere on Vimeo.

     
  • Bernard Jean 12 h 54 mi on 2 August 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , , santé,   

    Conférence Alimentation Paleo & Zone – Part 2 

    Conférence Alimentation Paleo & Zone – Part 2 from sportiseverywhere on Vimeo.

     
  • Bernard Jean 11 h 39 mi on 1 August 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , , santé,   

    Conférence Alimentation Paleo & Zone – Part 1 

    Conférence Alimentation Paleo & Zone – Part 1 from sportiseverywhere on Vimeo.

    Conférence sur l’alimentation Paleo et Zone, donnée par Yves Patte, à CrossFit Brussels, le 24 septembre 2010.

    Plus d’infos ?

    sportiseverywhere.com
    crossfitbrussels.be
    yvespatte.com

    Contact :

    yvespatte@yahoo.fr

    Paléo

    Le régime « Paleo » renvoie à la période « paléolithique », la première période de l’histoire humaine. C’est aussi le plus longue. Elle commence avec l’apparition de l’Homme, il y a 3 millions d’années, et s’achève il y a 12.000 ans.

    noixDurant la période paléolithique supérieure, Homo Sapiens se nourrissait essentiellement des produits de la chasse et de la cueillette : viande, fruits, légumes, noix, etc. Comme l’Homme était toujours nomade, il ne connaissait ni l’élevage, ni l’agriculture, qui apparaissent tous les deux avec la période néolithique, c’est-à-dire après la période paléolithique. Il ne pouvait donc manger ni céréales, ni produits laitiers.

    Robb WolfLe régime «Paleo » part d’un constat : Du point de vue génétique, il n’y a pratiquement aucune différence entre nous et nos ancêtres du Paléolithique. Les gênes de l’humain n’ont fondamentalement pas changé depuis un million d’années. Cela signifie donc que notre corps et notre organisme sont toujours les plus adaptés au régime alimentaire des premiers hommes. Nous avons été chasseurs-cueilleurs 1400 fois plus longtemps que sédentaires ! Durant des milliers et des milliers de générations, la sélection naturelle s’est faite au profit des individus les mieux adaptés à ce régime alimentaire. Et nos gênes n’ont pas fondamentalement changé.

    Le régime « Paleo » préconise donc une alimentation calquée sur celle des premiers hommes, c’est-à-dire basée principalement sur des fruits et légumes, de la viande ou du poisson, des noix, graines, etc.

    Le suivi alimentaire est proposé par Yves Patte, coach CrossFit certifié niveau 1 et professeur d’Education à la Santé.

     
  • Bernard Jean 22 h 18 mi on 3 July 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , , santé   

    Victimes d’inceste : mieux repérer pour mieux protéger 

    1 juillet 2011 | Communiqué de Presse

    Origine du document >>> ICI

    La Haute Autorité de Santé s’engage avec les professionnels de santé pour lutter contre ce fléau occulté

    Près de 2 millions d’adultes pourraient avoir été victimes d’un inceste pendant leur enfance alors que seulement 15 000 nouveaux cas de violences sexuelles sur mineur sont constatés chaque année. Un nombre considérable d’incestes ne seraient ni repérés ni signalés aux autorités en charge de la protection des victimes. Saisie par le Ministère chargé de la Santé, la Haute Autorité de Santé publie aujourd’hui des recommandations pour informer les professionnels de santé sur le repérage des victimes et les guider dans leurs démarches de signalement à la justice.

    Un phénomène occulté par la société

    L’inceste sur mineur serait gravement sous-déclaré. 90% des incestes ne seraient pas signalés à la justice. La gravité des séquelles sur la santé physique (troubles du comportement alimentaire, addictions…), sur le développement psychique (dépression, pulsions suicidaires…) et sur la vie sociale des victimes (peur des autres…) fait de l’inceste un enjeu sanitaire et sociétal majeur.

    Les professionnels de santé doivent jouer un rôle essentiel dans le repérage

    Les professionnels de santé et plus particulièrement les médecins, où qu’ils exercent, sont particulièrement à même de reconnaître les situations à risque et les signes évocateurs d’inceste. Or, une certaine méconnaissance des signes d’appel et des procédures de signalement, l’isolement professionnel et la crainte de poursuites judiciaires (pour dénonciation calomnieuse notamment) peuvent constituer des freins au signalement.

    Des repères et des outils pratiques pour mettre en œuvre la protection du mineur

    Afin d’informer les médecins et de les rassurer sur cette démarche, la Haute Autorité de Santé publie des recommandations professionnelles élaborées par un groupe de travail composé de professionnels de santé et de représentants de victimes, mais aussi d’acteurs de la justice et de la police spécialisés dans la protection des mineurs. Il s’agit d’un ensemble de repères pratiques pour guider les médecins dans leurs démarches de repérage des cas d’inceste et sécuriser l’acte de signalement en précisant notamment les règles de rédaction du formulaire de signalement* destiné à alerter les autorités.

    Ainsi, ce document propose aux professionnels de santé des réponses sur :

      • les situations à risque et les circonstances de repérage ;
      • la conduite de l’examen médical physique et psychique ;
      • la procédure de signalement ;
      • les numéros utiles ;
      • les situations d’urgence.

    * Formulaire de signalement disponible en ligne sur le site du Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) et sur le site de la HAS.


     
  • Bernard Jean 13 h 17 mi on 15 June 2011 Permalien | Répondre
    Tags : labos, médecins, santé   

    Savoir si son médecin est lié aux labos : pas encore en France 

    Votre médecin est-il « acheté » par l’industrie pharmaceutique ? Aux Etats-Unis, le travail mené par le site de journalisme citoyen ProPublica permet d’y répondre. Plus de 17 000 thérapeutes rémunérés par huit des plus gros laboratoires américains sont répertoriés dans une base de données en ligne. A quand un tel projet en France ?

    Le site ProPublica, qui a pour objectif de défendre « le journalisme d’investigation dans l’intérêt public », vient de rendre publiques les liaisons dont « le caractère lucratif ne va pas forcément de pair avec les pratiques irréprochables » selon Le Monde du 15 juin 2011 (édition abonnés). Lire la suite >>> ICI

     
  • Bernard Jean 17 h 12 mi on 13 March 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , , , santé   

    Message de Marie-Monique ROBIN 

    Notre poison quotidien – la recette de la tarte aux cerises

    J’ai le plaisir de vous informer que le film “Notre poison quotidien

    > > sera diffusé le 15 mars 2011 sur ARTE, à 20 heures 40.

    > > Je commence aujourd’hui une série de papiers qui vont expliquer la démarche que j’ai suivie pour réaliser cette longue enquête qui m’a conduite dans six pays européens (France, Italie, Allemagne, Suisse, Grande Bretagne, Danemark), aux Etats Unis, au Canada, au Chili, et en Inde.

    Pourquoi cette enquête?

    Alors que je travaillais sur le passé et le présent peu glorieux de Monsanto et que je découvrais comment depuis sa création au début du XXème siècle la firme n’a cessé de cacher la haute toxicité de ses produits, je me suis posé *trois questions:
    1. Est-ce que le comportement de Monsanto constitue une *exception* dans l’histoire industrielle.
    2. Comment sont *réglementés les 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre environnement depuis la fin de la seconde guerre mondiale?
    3. Y-a-t il un lien entre l’exposition à ces produits chimiques et “l’épidémie de maladies chroniques évitables” que l’*Organisation mondiale de la santé OMS) a constatée surtout dans les pays dits “développés”* ( les termes que j’ai mis entre guillemets sont ceux utilisés par l’OMS)?

    Consciente que le champ d’investigation était très vaste, j’ai décidé de ne m’intéresser qu’aux seuls produits chimiques qui entrent en contact avec notre chaîne alimentaire du champ du paysan (pesticides) à l’assiette du consommateur (additifs et plastiques alimentaires).

    Avant d’entreprendre mon nouveau tour du monde, j’ai réalisé un long travail de recherche* préparatoire qui a consisté à lire de nombreux livres (une centaine, essentiellement anglophones), rapports, études scientifiques et j’ai rencontré des experts (toxicologues, biologistes, représentants des agences de réglementation), soit directement lors de rendez-vous personnels ou lors de colloques spécialisés. J’ai aussi consulté les *archives d’organisations internationales comme l’OMS ou le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui dépend de la première.

    Des infos http://robin.blog.arte.tv/category/notre-poison-quotidien

    Et pour illustrer et vous couper l’appétit : la “recette de la tarte aux cerises”

    Voici, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d’une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu’à l’usine agro-alimentaire. Bon appétit!

    Histoire de la Pâte

    Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis.
    Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides selon les années, 1 traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d’éviter la verse et 1 dose importante d’engrais: 240 kg d’azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l’hectare, tout de même !
    Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone, puis arrosés au chlopyriphosméthyl.

    Pour la Mouture

    La farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l’acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l’amylase.
    Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium.

    Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l’hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type lécithine.

    Histoire de la Crème

    La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des œufs, du lait, et même de l’huile.

    • Les œufs proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des :
    • antioxydants (E300 à E311),
    • arômes,
    • émulsifiants: alginate de calcium,
    • conservateurs : acide formique,
    • colorants : capsanthéine,
    • agents liants: lignosulfate
    • et enfin des appétants : glutamate de sodium, pour qu’elles puissent avaler tout ça.

    Elles reçoivent aussi des antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens. Les œufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.

    • Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :
    • antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium (F714)
    • antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324),
    • émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol (F496),
    • conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284),
    • composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803),
    • agents liants : stéarate de sodium,
    • colorants : F131 ou F142
    • et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le glutamate de sodium.
    • Les huiles, quant à elles, ont été :
    • extraites par des solvants comme l’acétone,
    • puis raffinées par action de l’acide sulfurique,
    • puis lavage à chaud,
    • neutralisées à la lessive de soude,
    • décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium
    • et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.
    • Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.

    La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alginique (E400).

    Histoire des Cerises

    (complété d’après des éléments de “Aromathérapie” Jean Valnet 1990, Maloine)

    Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années.

    • Les cerises sont :
    • Décolorées à l’anhydride sulfureux
    • et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine.
    • Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium
    • et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).

    Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur bonne dose d’engrais et de pesticides. Ce sucre est extrait par :

    • défécation à la chaux et à l’anhydride sulfureux,
    • puis décoloré au sulfoxylate de sodium,
    • puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique.
    • Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.

    Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l’odeur à partir d’éléments artificiels issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles- par économie d’échelle – en comparaison du parfum naturel de fruit.

    L’exemple développé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d’ananas, de framboise, de miel, de caramel, de muguet.. etc.

    • Le parfum artificiel de cerise se compose donc des molécules synthétiques (donc à la stéréochimie inversée) suivantes :
    • Acétate d’éthyle
    • Acéthyl méthylcarbinol.
    • Butyrate d’isoamyle
    • Caproate d’éthyle
    • Caprylate d’isoamyle
    • Caprate d’ethyle
    • Butyrate de terpenyle
    • Géraniol
    • Butyrate de geranyl – acetylacetate d’ethyle
    • Héptanoate d’éthyle
    • Aldéhyde benzoïque
    • Aldéhyde p-toluique
    • Vanilline
    • Essence artificielle d’amande amère SAP
    • Essence artificielle de girofle Bourbon
    • Essence artificielle de cannelle Ceylan
    • Essence de lie de vin.

    Ce texte, consacré à “la tarte aux cerises de supermarché” a été rédigé par Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui travailla à l’INRA, avant de quitter l’honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols, c’est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d’engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement … morts. Tout ce qui fait la vie, et donc la qualité des terres, à savoir les populations microbiennes et fongiques, est détruit par les produits chimiques, conduisant à une perte des nutriments et à l’érosion des sols. Membre de la Société américaine de microbiologie – En France, il n’ y a plus aucune chaire de microbiologie des sols, y compris à l’INRA!

    Claude Bourguignon a créé avec sa femme le Laboratoire d’analyse microbiologique des sols, qui intervient dans de nombreux pays, pour aider les agriculteurs à retrouver la fertilité de leurs sols.

     
    • roger 5 h 03 mi on 14 mars 2011 Permalien | Répondre

      “NO COMMENT” et un grand merci de tout coeur à marie-monique robin pour son remarquable travail.
      c’est notre devoir de citoyen de la soutenir et de l’aider dans sa démarche.
      mais la révolution doit etre “soft” ,et sans animosité aucune à la manière de “GANDHI”.
      sinon on prend la place des “bourreaux”.

      à bientot et c’est toujours un plaisir de lire vos articles , ils m’ont déjà beaucoup appris.

      votre blog est d’une grande valeur.

      roger (specimen appartenant à une espèce menacée)

  • Bernard Jean 9 h 44 mi on 27 February 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , santé,   

    Il faut que tu respires ! 

     
  • Bernard Jean 15 h 50 mi on 24 February 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , médecine, santé,   

    La maladie a t’elle un sens ? 

    La maladie a-t-elle un sens ? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus, en soignant le corps sans se soucier de l’intégralité de la personne humaine. Privilégiant la compréhension des détails, la médecine conventionnelle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent.

     
    • Elissadenoch 4 h 29 mi on 4 mars 2011 Permalien | Répondre

      Un grand merci pour ce partage… Je me permets de mettre cette vidéo sur mon blog, mais je n’hésite pas à mettre un lien vers votre blog dans l’article (par la suite sur ma page)… Je l’apprécie énormément, il est vraiment intéressant et enrichissant… Merci !

  • Bernard Jean 2 h 00 mi on 23 February 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , , santé,   

    Dr. Thierry Janssen : apprendre à bien respirer 

    Conseil : apprendre à respirer la sérénité

    Les yogis le savent depuis des millénaires. Les scientifiques le démontrent aujourd’hui : pour gagner la paix du corps et du cœur, il n’y a qu’à… respirer ! En profondeur, lentement, et en toute conscience. Donc en y mettant tout de même un peu du sien !

    Bien respirer ne va pas de soi. Car si nous sommes biologiquement équipés pour une respiration optimale, nous sommes aussi faits de pensées et d’affects… « Notre respiration est directement liée à nos émotions, explique Lionel Coudron, médecin du sport et directeur de l’Institut de yoga-thérapie, à Paris. Dès que celles-ci nous perturbent, elle se modifie. Si nous maintenons une fréquence respiratoire rapide, correspondant à un état de stress ou d’anxiété, nous prolongeons cette émotion. Comme nous sommes les seuls êtres vivants à pouvoir agir sur la fréquence et l’amplitude de notre respiration, la première chose à faire est d’abaisser sa fréquence respiratoire pour faire baisser le stress. La fréquence moyenne est de quinze respirations par minute. Chez des personnes plongées dans un état méditatif, elle descend à six ! »

    En septembre 2003, au Massachusetts Institute of Technology (MIT), haut lieu de la recherche scientifique américaine, les plus grands spécialistes en sciences du cerveau et les instances bouddhistes, présidées par le dalaï-lama, livraient les résultats des études menées depuis plusieurs années sur des moines. Leurs conclusions : la méditation, c’est-à-dire l’action d’apaiser son corps et son esprit en régulant sa fréquence respiratoire, agit sur le cerveau à la façon d’un médicament antistress ; les clichés obtenus grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) indiquent que le cerveau émotionnel des méditants ne réagit pas aux stimuli extérieurs agressifs et que leur activité cardiaque demeure stable.
    Bien respirer est donc le moyen le plus simple et le plus naturel de gérer nos émotions et d’apaiser rapidement corps et esprit.

    Une bouffée de bonne santé

    Mais une bonne respiration n’a pas seulement le pouvoir de réguler nos émotions et de chasser le stress, elle agit directement sur notre santé. L’air que nous inhalons est un subtil mélange d’oxygène (environ 20 %), d’azote (79 %), de vapeur d’eau, de gaz carbonique et d’éléments chimiques divers. Cet oxygène nourrit les globules rouges du sang, qui le distribue à son tour dans nos organes et nos tissus. Mieux nous respirons, donc, mieux nous nourrissons notre organisme.
    Mais une bonne respiration peut faire bien plus. Régulation du système cardio-vasculaire, abaissement de la tension artérielle, renforcement des défenses immunitaires, rééquilibrage de l’acidité sanguine…, la liste de ses bienfaits laisse pantois.

    Dans Guérir, le psychiatre David Servan-Schreiber consacre un chapitre à la cohérence cardiaque (lire exercice ci-dessous), une pratique permettant de coordonner respiration et activité cardiaque. Il cite différentes études scientifiques, dont celle menée aux Etats-Unis auprès de cadres de grandes entreprises : « Sur le plan physique, un mois après l’enseignement sur la cohérence cardiaque, leur tension artérielle avait baissé autant que s’ils avaient perdu dix kilos et deux fois plus qu’avec un régime sans sel. Une autre étude suggère aussi une nette amélioration de l’équilibre hormonal : après un mois de pratique, au rythme de trente minutes par jour, cinq jours par semaine, le taux de DHEA, l’hormone de “jouvence”, voit son niveau moyen augmenter de 100 %. »

    La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est nul besoin d’avoir recours à des techniques plus ou moins sophistiquées pour intégrer les bienfaits de la respiration au quotidien. Seul un minimum de constance est requis…

    Inspirez, expirez… mais pas trop vite

    Pour Catherine Ternaux, auteur de l’excellent Respirer la vie, il est important de ne pas changer du tout au tout sa respiration du jour au lendemain. « Mieux vaut d’abord prendre bien conscience de la façon dont on respire. Pour cela, on s’allonge sur le dos et on essaie de sentir le mouvement de piston du diaphragme, ce muscle qui s’abaisse pour libérer la partie supérieure de l’abdomen et permettre aux poumons de “faire le plein”. En prendre conscience, c’est sentir que, pendant l’inspiration, le ventre se gonfle, les côtes s’écartent, le bas des poumons se remplit d’air ; puis le niveau de l’air monte dans les poumons, entraînant le soulèvement de la cage thoracique jusqu’au niveau claviculaire. A l’expiration, le diaphragme remonte, donc le ventre s’aplatit ; et les poumons se vidant d’air, la cage thoracique s’abaisse. »

    Si nous ventilons bien, c’est-à-dire que nous respirons un volume d’air suffisant, nous avons en revanche tendance à respirer trop vite. Ce travail sur l’allongement de la respiration est au cœur des recherches que mène Jean-Manuel Fuentes, professeur de yoga depuis trente ans, avec des cardiologues. « L’inspiration dynamise l’organisme et l’expiration l’apaise. Or, pour la majorité des gens, bien respirer c’est prendre une grande inspiration sans s’occuper de l’expiration. Pour une respiration optimale, le dos est droit mais pas raide, il doit respecter les courbures naturelles de la nuque et des reins. Une fois bien installé, on respire, par le nez, en prenant conscience de l’air frais à l’inspiration, de l’air chaud à l’expiration. Expiration que l’on fait durer le plus longtemps possible, sans forcer. »

    « L’expiration est essentielle, car elle chasse les toxines de notre corps, renchérit Lionel Coudron. Elle a également un effet antalgique. Sauf si l’on respire trop vite : dans ce cas, l’échappement trop rapide des gaz carboniques augmente l’acidité dans le sang et provoque des contractures au niveau des muscles. » Une bonne respiration mérite donc qu’on lui consacre quelques minutes par jour. Une contrainte tout à fait relative lorsque l’on prend conscience de ses multiples effets sur notre bien-être physique et émotionnel.

    Corps tonique : un exercice pour faire le plein d’énergie au saut du lit ou s’apaiser en fin de journée.

    • A quatre pattes, les bras dans l’alignement des épaules, inspirez en creusant le dos et en relevant la tête
    • Expirez en arrondissant le dos et en abaissant la tête contre le sternum, à un rythme soutenu pour hyperventiler le corps. Répétez une dizaine de fois.

    Les bienfaits : cet exercice réveille la colonne vertébrale et le système nerveux, améliore la circulation sanguine, assouplit les muscles et prépare à l’activité de la journée en oxygénant le cerveau. Il se pratique dès l’âge de 3 ans. Vous pouvez aussi le faire en fin de journée pour vous détendre. Exécutez-le alors très lentement, pour allonger le plus possible la respiration et apaiser ainsi le corps et l’esprit.

    Coeur léger : un exercice pour entrer en cohérence cardiaque et aider cœur et cerveau à lutter contre le stress.

    • Commencez par respirer lentement et profondément, en marquant une petite pause après l’expiration.
    • Au bout de dix à quinze secondes de cette stabilisation respiratoire, portez votre attention vers le cœur. Visualisez ses mouvements lents et imaginez que l’inspiration lui apporte tout l’oxygène nécessaire et que l’expiration le débarrasse de tous ses déchets
    • « Branchez-vous » sur la sensation de chaleur et d’expansion qui se développe dans la poitrine et accompagnez-la avec des pensées douces : le visage d’une personne aimée, un paysage apaisant… Laissez-vous envelopper par un bien-être physique et émotionne

    Les bienfaits : votre souffle et votre rythme cardiaque ne font qu’un, la cohérence cardiaque est établie. Cerveau émotionnel et cœur s’envoient alternativement des messages pour dire que tout va bien. Cet exercice peut se pratiquer à tout moment de la journée. Il est particulièrement efficace dans les situations de stress ou d’urgence, pour dénouer les tensions.

    Esprit clair : un exercice pour faire une pause et ralentir la cadence.

    A lire :- Mieux vivre par le yoga et Pratiquez la relaxation au quotidien de Lionel Coudron (J’ai lu, 2003, et Ellébore, 2002).
    Guérir de David Servan-Schreiber (Pocket, 2005).
    Respirer la vie de Catherine Ternaux (La Table ronde, 2003). 

    • Inspirez sur quatre ou cinq temps, pendant cinq secondes environ.
    • Retenez votre respiration cinq secondes, puis expirez dix secondes.

    Les bienfaits : cet exercice convient parfaitement aux personnes qui ont du mal à s’accorder un peu de repos. Car le fait de suspendre son souffle leur permet de faire une pause consciente. Le bénéfice intervient au bout de trois respirations. Cet exercice est à effectuer le plus souvent possible au cours de la journée.

    Origine du texte >>> ICI

     
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