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  • Bernard Jean 17 h 38 mi le 5 September 2010 Permalien | Réponse
    Tags : , toilette, toilette sèche   

    Toilettes sèches en Suède 


    Afin de limiter les consommations en eau, la commune de Tanum (12.000 habitants), en Suède, a interdit depuis janvier 2002, l’installation de toilettes classiques dans la commune. Pour les nouvelles constructions et rénovations, il y a obligation d’opter soit pour des toilettes sèches, soit pour des toilettes à séparation urine-matière fécale.
    Depuis 3 ans, des centaines de maisons sont désormais équipées par ces nouveaux WC respectueux de l’environnement, ainsi que la bibliothèque municipale et le lycée local. Ceux qui ont des toilettes à séparation voient leurs urines collectées par des agriculteurs qui l’utilisent ensuite comme engrais. La matière solide est soit évacuée, soit compostée. D’autres villes de Suède sont actuellement en train d’étudier une réglementation similaire.

    Les toilettes sèches c’est quoi ? Le principe est simple. Une toilette sèche se différencie d’une toilette à chasse d’eau par le simple fait qu’elle n’utilise pas d’eau. A la place, on recouvre les déjections d’une litière sèche généralement carbonée. Tout ce qui est disponible localement convient : sciure de bois, copeaux, paille ou foin séché et broyé, chanvre en paillettes, balle d’avoine… On les appelle aussi toilettes à compost car on valorise ensuite le potentiel fertilisant des urines et des matières fécales. La présence d’une base carbonée comme la sciure évite le développement d’odeurs désagréables. Certains esprits inventifs vont même jusqu’à connecter la prise d’air de leur VMC sur le réceptacle de la toilette sèche, assurant ainsi l’assèchement partiel des matières et permettant de diminuer le nombre de manipulations pour évacuer le mélange fèces + copeaux.

    Une chasse d’eau consomme de 1.5 l (cas rare mode économique sur toilette très économique) à 12 l pour une chasse d’eau « normale » d’une toilette « gaspi ».

    Un minimum de 8 m3 d’eau par an et par habitant dans nos toilettes. En prenant pour hypothèse raisonnable trois chasses d’eau par jour (2 chasses d’eau de 6 l correspondant à la chasse d’eau « économique » d’une toilette normale et une chasse d’eau de 10 l) et par habitant, la généralisation des toilettes sèches permettrait une économie de 22 litres d’eau par jour et par habitant soit 8 m3 d’eau par an par habitant, (32 m3 pour une famille de 4 personnes).

    Outre que les toilettes sèches permettent de diminuer de manière importante la consommation d’eau, en diminuant les rejets vers les stations d’épuration, les toilettes sèches permettent d’améliorer la qualité d’épuration des eaux (moins de matière organique dans les eaux à épurer = meilleure qualité des eaux épurées). Dans l’idéal, seules les eaux grises devraient être traitées en station d’épuration à défaut d’un traitement individuel. Et la production de compost chez les particuliers disposant d’un jardin diminuerait l’utilisation des engrais, tout en amendant les sols.

    Actuellement les toilettes sèches concernent environ 1500 foyers en France, à comparer aux 30 millions d’habitations, il nous reste une marge de progression importante et si, faute d’eau en quantité suffisante, 80% des toilettes sont sèches dans le monde, certains pays ‘développés’ (riches) sont nettement en avance sur nous. En Suède, la commune de Tanum (12000 habitants) a interdit depuis Janvier 2002 l’installation de toilettes classiques dans la commune pour les nouvelles constructions et les rénovations. Depuis 3 ans, des centaines de maisons sont équipées de ces nouveaux WC respectueux de l’environnement, ainsi que la bibliothèque municipale et le lycée local. D’autres villes de Suède sont actuellement en train d’étudier une règlementation similaire. A noter que le premier congrès sur les toilettes sèches s’est tenu en 2003 à Stockholm, la capitale suédoise.

    De plus, il est parfaitement possible de coupler les toilettes sèches avec le lombricompostage, les lombrics assurant un compostage rapide (quelques semaines) et une neutralisation des éléments pathogènes. Les streptocoques et staphylocoques passant par le système digestif d’un lombric sont éliminés. L’utilisation du compost sans phase exothermique (la réaction de production de chaleur que l’on retrouve dans les tas de fumier ou dans les tas de tontes d’herbe et qui permet une pasteurisation du compost avec élimination des germes) est alors possible.

    Cas particulier des toilettes sèches en France

    Les toilettes sèches enfin légales !
    Petit extrait du journal officiel du 9 octobre 2009

    Par dérogation à l’article 3, les toilettes dites sèches (sans apport d’eau de dilution ou de transport) sont autorisées, à la condition qu’elles ne génèrent aucune nuisance pour le voisinage ni rejet liquide en dehors de la parcelle, ni pollution des eaux superficielles ou souterraines.

    Les toilettes sèches sont mises en œuvre :

    • soit pour traiter en commun les urines et les fèces. Dans ce cas, ils sont mélangés à un matériau organique pour produire un compost ;
    • soit pour traiter les fèces par séchage. Dans ce cas, les urines doivent rejoindre la filière de traitement prévue pour les eaux ménagères, conforme aux dispositions des articles 6 et 7.

    Les toilettes sèches sont composées d’une cuve étanche recevant les fèces ou les urines.
    La cuve est régulièrement vidée sur une aire étanche conçue de façon
    à éviter tout écoulement et à l’abri des intempéries.
    Les sous-produits issus de l’utilisation de toilettes sèches doivent être valorisés
    sur la parcelle et ne générer aucune nuisance pour le voisinage, ni pollution.

    Sciures de bois

    Toilette séche

    Ustensiles en acier inoxydable

    Composteur


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    • martini sylvie 0 h 51 mi le 29 août 2013 Permalien | Réponse

      bonjour, que devient le papier WC? des amis ont installé ce type de toilettes , ils mettent le papier Wc dans le poêle (qui se trouve dans la cuisine et qui ne brûle pas en permanence), comment désinfecter la cuvette? eau et eau de javel font-ils bon ménage avec cette technique? merci!

  • Bernard Jean 21 h 35 mi le 12 March 2010 Permalien | Réponse
    Tags : , gaspillage, toilette   

    Tirer la chasse est véritablement un acte contre-Nature 


    Les WC à chasse d’eau sont une véritable catastrophe pour les générations futures.

    Depuis toujours, je me suis senti concerné pas l’Eau, ce véritable élixir de Vie.
    Et même si je n’ai certainement pas la notoriété d’Al Gore, j’ai emmagasiné, au fil du temps, les connaissances nécessaires et suffisantes pour attirer votre attention sur un sujet qu’il faut cesser de considérer comme Tabou.

    A ce niveau-là, nous sommes tous pareils : nous mangeons ce que notre Mère à tous, la Terre, a généreusement produit et nous rejetons tous, riches comme les pauvres, les beaux comme les affreux, les gentils comme les bandits et tous les autres,… ce que notre corps n’a pas voulu… !

    La moindre des choses que nous avons le devoir de faire c’est de rendre à la Terre tous ces déchets dans les meilleures conditions pour qu’Elle puisse continuer à produire les meilleurs aliments,… bref, pour qu’Elle puisse continuer à nous nourrir, nous mais aussi les Générations Futures … !

    A l’heure où je vous écris, nous sommes presque 7 milliards !!!!

    Il ne s’agit vraiment plus de faire n’importe quoi.

    Réveillez-vous avant qu’il ne soit trop tard !!!!

    Les multinationales nous ont « lavé le cerveau » et ont carrément endormi nos dirigeants pour pouvoir nous tondre à volonté.

    Au-delà d’une simple question de bon sens, c’est, ni plus ni moins, une question de survie.

    Et, n’en déplaise aux multinationales qui ont pris le pouvoir pour nos presser comme des citrons, il n’y aura besoin de se risquer dans des jeux d’apprentis sorciers comme les engrais chimiques, les pesticides, les OGM…. !

    Depuis que le Monde existe, tout a toujours parfaitement fonctionné tout seul jusqu’à ce que l’Homme, soi-disant l’Etre Vivant le plus évolué, ait l’orgueil de se mêler de vouloir faire mieux que la Nature … !

    En moins d’un siècle, les « progrès » ont carrément tout chamboulés et mis véritablement en péril la Vie sur notre Mère Terre.

    Malgré les alertes et mises en garde répétées du Professeur Joseph Orszagh, dont les travaux à l’Université de Mons, il y a plus de 10 ans déjà, ont démontré, à suffisance, de façon irréfutable, que mettre les matières fécales dans de l’eau et les mélanger avec nos autres eaux usées et les eaux de pluie dans les égouts étaient la cause d’un véritable désastre au point de vue écologique (pour ainsi dire irréversible.. .!!), on nous fait encore croire que tirer la chasse, c’est la seule solution en matière d’hygiène.

    Il n’y a qu’à payer ses taxes pour la dépollution, et la station d’épuration biologique va remettre les compteurs à zéro.

    Ce que l’on ne nous dit évidemment pas, c’est que ces stations d’épuration, tant individuelle que pour les collectivités sont totalement incapables d’y arriver… !

    Au début de ma carrière d’Ingénieur Industriel, j’en ai personnellement réalisé et surtout assuré l’entretien pendant 7 ans avant d’abandonner, carrément dégoûté de devoir constater que tous ses investissements, de notre argent à tous, ne permettaient nullement d’atteindre l’objectif pourtant légitime de remettre l’eau, polluée par l’activité humaine, dans l’état où elle était avant de l’utiliser comme dépotoir.

    Ce qu’il faut bien avoir à l’esprit, c’est que si on considère que toutes les eaux de notre Planète représentent 1000 unités, seules 3 sont disponibles pour la vie humaine !

    Il est donc faux de croire que puisque nous sommes entourés d’eau et qu’il pleut souvent en Belgique, ce problème ne nous concerne pas… !

    Car nos excréments vont compliquer d’une façon importante le processus d’épuration de nos autres eaux usées (eaux grises) et en augmenter exagérément les coûts et surtout se retrouver sous forme de nitrates et de phosphates extrêmement gênants pour la qualité des eaux que tôt ou tard nous et (ou) nos enfants auront à boire.

    D’ailleurs, il n’y a pas d’autres espèces vivant sur la terre à l’état sauvage (qui ont gardé, eux, leur instinct de survie) qui se permettent de souiller de l’eau et à fortiori de l’eau rendue potable à grands frais.

    D’ailleurs, tous les petits enfants, sans exception, refusent avec opiniâtreté, de « faire dans le petit pot »
    Dans la prime enfance, on a encore l’instinct de survie…ce n’est que la pression de l’ « éducation » qui nous le fait perdre !!

    Il ne faudrait surtout pas croire que les toilettes sèches à litière bio maîtrisée TLB, mises au point et largement testées, par le Professeur ORSZAGH sont un retour en arrière.

    Cela n’a plus rien à voir avec les toilettes de nos grands parents :

    • qui se trouvaient toujours à l’extérieur du logement proprement dit
    • on ne couvrait pas les déjections avec de la sciure après chaque utilisation
    • cela sentait vraiment mauvais
    • et, il y avait des mouches
    • c’était une fosse qu’on ne vidait qu’une fois par an
    • donc cela avait eu le tant de pourrir…
    • et après épandage les microorganismes du sol mettaient bcp de temps à se remettre !

    Etant donné que l’on utilise un seau en inox ou en polyéthylène noir et que chaque utilisateur recouvre ses excréments avec de la sciure ou des copeaux de bois, la lignine réagit avec l’urée en bloquant toute formation d’odeurs et il n’y a pas de mouches, puisque tout est bien couvert, …. !
    On peut installer une TLB même dans la chambre d’un malade, par exemple, sans réel inconvénient olfactif.
    De plus, il ne faut qu’une semaine pour qu’un utilisateur ait rempli un seau de 12 l, le contenu du seau n’a donc pas le temps de pourrir et c’est le complément idéal pour composter les autres déchets végétaux de la préparation des repas et du potager.
    Comme le rapport C/N/P est idéal la formation d’un excellent humus se fait 2 fois plus vite que s’il n’y avait que des déchets de végétaux.

    Quand on utilise, ce véritable « or brun », pour fertiliser le sol, c’est bien plus bénéfique pour les microorganismes que le contenu pestilentiel de la fosse de nos grands-parents …. !

    Donc, on économise plus de 16 m³ d’eau par utilisateur et par an, ce qui est loin d’être négligeable surtout que c’est, le plus souvent, de l’eau potable…. !
    Mais, surtout, nos déjections qui proviennent de l’alimentation que la Terre nous a généreusement offert, vont pouvoir lui être rendues, dans le meilleur état, afin qu’Elle puisse continuer à nous nourrir en produisant des fruits et des légumes sains, plein de vitalité, sans engrais chimiques ni pesticides.

    En tirant la chasse, on souille irrémédiablement l’eau et on appauvrit la terre.

    Il est plus que temps d’arrêter ce gâchis puisqu’une solution géniale existe : la TLB.

    Bien moins chère à l’achat et à l’utilisation qu’un WC à chasse d’eau.

    On peut l’installer à la place du WC très facilement ou à l’endroit qui vous convient le mieux dans votre habitation aujourd’hui si vous le voulez.

    Il n’y a donc pas vraiment d’excuse valable pour ne pas l’adopter.

    Quand on a réellement compris l’enjeu pour notre avenir et celui des Générations Futures.

    Tirer la Chasse est incontestablement un acte contre Nature.

    Extrait du document remis lors de l’entretien du 13 novembre 2007 à Namur.

    Au Cabinet de Monsieur le Ministre Benoit LUTGEN
    Ministre wallon de l’Agriculture et de l’Environnement.

    par Francis BUSIGNY
    Ingénieur Industriel

    Origine du texte et suite ICI >>

     
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