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  • Bernard Jean 1 h 08 mi le 31 May 2011 Permalien | Réponse
    Tags : fukushima, ,   

    La situation au Japon est préoccupante 


    Alors que l’Allemagne décide l’arrêt des centrales nucléaires pour 2022, le Japon cache la vérité

    NOUVELLES RECENTES DE FUKUSHIMA

    – 28 mai 2011: Au Japon les langues se délient. Ichiro Ozawa, un homme politique et rival du Premier Ministre actuel, s’est lâché lors d’un entretien: « SI NOUS NE FAISONS RIEN, MEME TOKYO POURRAIT DEVENIR HORS ZONE… IL EST POSSIBLE QU’UN JOUR NOUS NE PUISSIONS PLUS VIVRE AU JAPON… LES RADIATIONS SONT LIBEREES AFIN QUE LES REACTEURS N’EXPLOSENT PAS. ET DANS UN SENS, C’EST ENCORE PIRE QUE D’EMPECHER QUE LA CENTRALE NUCLEAIRE N’EXPLOSE. LES RADIATIONS VONT DURER PENDANT LONGTEMPS. CE N’EST PAS UNE QUESTION D’ARGENT MAIS DE VIE ET DE MORT POUR LES JAPONAIS… Si le Japon ne peut pas être sauvé, c’en est fini des Japonais. LE GOUVERNEMENT DOIT PRENDRE LA DECISION DE STOPPER LA CONTAMINATION RADIOACTIVE. Les Japonais doivent comprendre la situation. » Nous n’avons aucune illusion sur la sincérité d’Ichiro Ozawa: c’est un politique pour lequel Fukushima n’est qu’une carte à jouer pour détrôner son rival au parti. Une petite querelle entre psychopathes.

    – 27 mai 2011: TRES FORTE CONTAMINATION RADIOACTIVE D’UNE BANDE DE 300 KM LE LONG DE LA COTE JAPONAISE. Le Ministère de l’Education et de la Science du Japon vient de contredire les litanies désespérantes du chef de cabinet quant au fait que LES PRODUITS DE LA MER SOIENT PROPRES A LA CONSOMMATION. En effet, ce Ministère a commandité une analyse des sols marins sur une bande côtière de 300 km de Kesennuma City, dans la préfecture de Miyagi, à Choshi City, dans la Préfecture de Chiba. Tout d’abord, il faut préciser que la même étude réalisée en 2009 mit en valeur l’absence totale de césium 137 et la présence de césium 134 à hauteur de 1 becquerel/kilo de sol. L’analyse réalisée entre le 9 et le 14 mai a mis en exergue des NIVEAUX DE CONTAMINATION RADIOACTIVE PLUSIEURS CENTAINES DE FOIS AU-DESSUS DE LA NORME. Les échantillons de sol marin furent prélevés sur 12 sites situés de 15 à 50 km de la côte. TOUS LES ECHANTILLONS DE SOL ETAIENT RADIOACTIFS ET LA PLUS FORTE CONTAMINATION SE TROUVAIT A 30 KM DES COTES FACE A LA CENTRALE DE FUKUSHIMA ET A 126 METRES DE PROFONDEUR: le césium 134 était à 260 becquerels/kilogramme et le césium 137 était à 320 becquerels/kilogramme. AUCUNE ANALYSE N’A ETE COMMANDITEE EU EGARD A LA PRESENCE DE STRONTIUM, DE PLUTONIUM, etc.

    – 27 mai 2011: Confirmation par TEPCO du contrat AREVA. Aujourd’hui, TEPCO a déclaré à la presse que CE SERONT 250 000 TONNES D’EAU RADIOACTIVE QU’AREVA VA DECONTAMINER, SUR LE SITE DE LA CENTRALE NUCLEAIRE DE FUKUSHIMA, POUR LE PRIX MODIQUE DE 2585 DOLLARS PAR TONNE, A SAVOIR POUR UN TOTAL DE 646 MILLIONS DE DOLLARS.

    – 27 mai 2011: Un incendie s’est déclaré à la centrale nucléaire de Fukushima-Daini. Selon TEPCO, tout va bien, et il n’y a pas eu de dégagement de radioactivité. Business as usual.

    – 27 mai 2011: LA CITE DE KAWAMATA VA DISTRIBUER 1500 DOSIMETRES AUX ENFANTS DES ECOLES. ET CE, DU JARDIN D’ENFANTS AU LYCEE. La cité de Kawamata est proche de la centrale nucléaire de Fukushima. N’EST-ELLE PAS MAGNIFIQUE LA CIVILISATION OCCIDENTALE MOURANTE? POUR QUAND LES MASQUES ET LES COMBINAISONS DE SURVIE SUR LE CHEMIN DE L’ECOLE?

    Source : http://spread-the-truth777.blogspot.com/2011/05/nouvelles-recentes-de-fukushima.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+blogspot%2FvRGh+%28SPREAD+THE+TRUTH%29&utm_content=Yahoo!+Mail

     
    • El Abed Malika 1 h 28 mi le 31 mai 2011 Permalien | Réponse

      Malgré tout, c' »est le tsunami qui est la cause de tout cela. Bon, aujourd’hui l’Allemagne va arrêter son plan nucléaire et s’adonner à coeur joie dans l’énergie du charbon tout en achetant l’électricité à la France qui elle, a son nucléaire. N’est-ce pas de l’hypocrisie ?

  • Bernard Jean 9 h 24 mi le 28 April 2011 Permalien | Réponse
    Tags : fukushima, ,   

    Attention, un deuxième Fukushima n’est pas exclu 


    Six semaines après le séisme et le tsunami qui ont causé un grave accident à la centrale nucléaire de Fukushima, le climat au Japon semble être à l’union nationale pour la reconstruction et la reprise du travail.

    Les grands médias japonais ont pris l’initiative de cette mobilisation et dénoncent, dans le même temps, le gouvernement et Tepco, l’exploitant de la centrale. Mais que faisaient-ils jusqu’à la veille de l’accident ? La publicité est leur ressource financière principale et les entreprises d’électricité ainsi que les constructeurs des centrales sont une bonne clientèle. Par ailleurs, de grands quotidiens ont mis à la « une » la communication ministérielle qui expliquait la nécessité et la sûreté de l’énergie nucléaire. Au Japon, pour parler du nucléaire civil (à l’opposé du nucléaire militaire), on a inventé l’expression d' »utilisation du nucléaire pour la paix », que la presse n’a cessé de reprendre.

    Mais le pays n’affronte pas le problème fondamental, qui est de savoir pourquoi les Japonais ont construit, depuis quarante-cinq ans, plus de 50 réacteurs nucléaires, sans prendre en compte les failles sismiques sous-marines de l’Archipel ?

    Les Japonais ne peuvent pas s’excuser de n’avoir pas su. Le Japon n’est pas un régime soviétique, ni une dictature, mais un pays qui a des institutions démocratiques, des élections et une presse libres. Fukushima n’est pas le premier accident nucléaire. Des citoyens et des scientifiques ont tiré la sonnette d’alarme à maintes reprises, sans être écoutés. Dans ce pays où règnent l’ordre et le conformisme, les minorités ont du mal à se faire entendre. Les Japonais, dans leur majorité, ont cru volontiers les discours officiels sur la nécessité et l’avantage de l’énergie nucléaire parfaitement maîtrisée.

    Alors que faire des centrales qui sont en activité dans le pays ? Le Japon est situé au carrefour de trois grandes plaques tectoniques et, étant donné le manque de compétences et de crédibilité des autorités nucléaires japonaises, la probabilité d’un deuxième et d’un troisième Fukushima n’est pas impensable. Et le problème n’est plus seulement japonais : notre planète vit avec des bombes à retardement.

    Malgré les circonstances, la priorité du Japon est de rétablir son économie. Le PDG de Toyota, Akio Toyoda, a évoqué, devant ses employés, la nécessité de« travailler aussi dur que possible pour reconstruire le pays et soutenir la croissance » (Le Monde du 8 avril). Si l’accord est unanime pour reprendre le travail, le débat sur la sortie du nucléaire n’est pas visible : c’est précisément d’électricité qu’on manque le plus pour redémarrer la production.

    Suicide collectif

    Depuis le séisme, en France, on applaudit souvent la « dignité » des Japonais, qui se remettent au travail sans pleurer ni se plaindre ; autrement dit, cette « dignité » est à la fois une résignation (puisque c’est une catastrophe naturelle inévitable) et un effort collectif pour rebondir. Le système japonais qui cherche la croissance illimitée ne respecte pas les droits de la personne et il se moque éperdument de la planète. Le pouvoir est entre les mains de menteurs incompétents et irresponsables. C’est le résultat de soixante-cinq ans de démocratie japonaise.

    Le Japon est incapable de se regarder objectivement et de changer de l’intérieur. En outre, depuis le début de l’accident, l’énorme écart entre les informations étrangères et les informations japonaises est plus que choquant.

    Comme le Japon ne peut pas et ne veut pas changer de l’intérieur, il faudrait que s’exerce une pression de la communauté internationale pour que le Japon n’entraîner toute l’humanité dans un suicide collectif. Certains de mes amis français me disent que les Japonais ne sont pas seuls en cause. C’est vrai, mais cela n’excuse pas les erreurs humaines impardonnables. Et comme le Japon n’est pas le seul pays nucléarisé, la question se pose pour bien d’autres Etats.

    Les autorités politiques et industrielles internationales, la France en tête, qui sont impliquées dans le nucléaire, ont de bonnes raisons pour soutenir les centrales et admirer la « dignité » japonaise. Les citoyens du monde devraient, eux, tirer des leçons de cet accident honteux.

    Miho Matsunuma, historienne de la France contemporaine, maître de conférences à l’université de Gunma, à Maebashi (Japon)

    Article paru dans l’édition du 28.04.11

    Origine de l’article >>>

     
    • voiture occasion 5 h 58 mi le 9 novembre 2011 Permalien | Réponse

      Une triple catastrophe horrible. A ce moment la, j’ai vraiment cru que le sort s’acharnait… Des conséquences écologique, économiques et humaines bien lourdes pour une fichu centrale nucléaire.

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