Une loi pour sanctionner l’aliénation parentale (SAP)

Il est à noter qu’il sera inclus dans la prochaine édition du Manuel de Diagnostic de Psychiatrie (DSM-V). C’est donc un « trouble de la personnalité » au même titre que la schizophrénie ou la maladie maniaco-dépressive.

Qu’est ce que l’aliénation parentale?

L’aliénation parentale est un processus par lequel un parent programme l’esprit des enfants de façon à exclure l’autre parent de leur vie. Lorsque le processus est complété et réussi, les enfants ne veulent plus voir l’autre parent.

Comme en publicité, le succès de l’opération dépend de la répétition du message et de l’intensité avec laquelle les sujets (les enfants) sont soumis à ce traitement. Le parent qui a la garde des enfants passe le plus de temps avec eux. Ce parent risque fortement de s’adonner à cette pratique.

Et comme les tribunaux accordent trop souvent la garde aux mères, ce sont les mères qui disposent des conditions les plus propices pour s’adonner à cette pratique.

Ce processus est très bien décrit par une pléiade de spécialistes. Monsieur François Podevyn a réalisé une belle synthèse des connaissances en ce domaine. Le site internet « SYNDROME D’ALIENATION PARENTALE (SAP) » qu’il a construit pour le présenter mérite une visite.

L’aliénation parentale fait soudainement son apparition au moment de l’éclatement de la famille. Bien que le processus comporte deux phases, la jurisprudence québécoise reconnaît qu’il y a aliénation parentale en cours lorsqu’il est démontré que la première phase, seule, est présente. La seconde phase étant une conséquence de la première, il est prévisible qu’elle sera détectée si on laisse le temps nécessaire au parent aliénant de compléter ce processus.

Première phase: La programmation des enfants par le parent aliénant.

Le parent gardien introduit une image négative de parent non gardien dans l’esprit des enfants. Cette image peut être en paroles (dénigrement, haine, etc.) ou en gestes (désobéissance aux jugements, refus de respecter les accès et les visites, fausses accusations d’attouchements, etc.)

Il existe des psychologues qui sont très au fait de ces problèmes et qui tentent de détecter systématiquement ces comportements dans les expertises psycho-sociales qu’ils pratiquent. Si on vous conseille une expertise de ce type, de grâce, exigez du tribunal que ce soit un expert de pratique privée. Contactez-moi pour plus de détails.

Deuxième phase: La contribution de l’enfant à la campagne d’exclusion.

Cette deuxième phase est une conséquence de la première phase. Il est évident qu’avec le temps et les efforts, le parent gardien pourra marteler son message ad nauseam, sans interférence, qu’il est normal que les enfants finissent par l’apprendre comme une comptine ou le dernier succès du palmarès. Il est aussi difficile à « déprogrammer » un enfant qu’un adepte d’une secte après plusieurs années de pratique.

La jurisprudence

Fort heurusement, il y a des juges qui sont au fait de ces comportements. Et lorsque des causes semblables leur sont soumises, ils parviennent à séparer le bon grain de l’ivraie. Il existe déjà plusieurs jurisprudences à cet égard, mais la plus citée d’entre elles demeure l’opinion de M. Jean-Louis Baudouin, juge à la Cour d’Appel du Québec. Dans un jugement unanime, trois juges, dont M. Baudouin, ont ordonné un changement immédiat de la garde exclusive de l’enfant avant qu’elle ne soit irréversiblement contaminée.

Ce qu’en pensent les psychiatres

Il est à noter qu’il sera inclus dans la prochaine édition du Manuel de Diagnostic de Psychiatrie (DSM-V). C’est donc un « trouble de la personnalité » au même titre que la schizophrénie ou la maladie maniaco-dépressive.

Voici quelques-unes des conséquences possibles, décrites dans des études menées aux États-Unis : les enfants aliénés, orphelins virtuels du parent mis hors jeu, sont plus prédisposés à l’anorexie, à la boulimie, à la toxicomanie, aux suicides, à développer une personnalité antisociale. L’enfant risque de souffrir de perte d’estime de soi, de phobies, de dépression, de troubles du sommeil.

Pour le parent victime, qui devient un étranger pour l’enfant, c’est une souffrance quotidienne qui peut entraîner de graves dépressions.

Selon Bénédicte Goudard, « à l’heure de la famille recomposée, le SAP lance à la société le défi de redéfinir la parentalité. Le bon parent sera celui non seulement capable de répondre aux besoins de sécurité matérielle et affective, de développer l’estime et la confiance en soi de son enfant, mais aussi celui apte à maintenir les liens avec l’autre parent, et par là même les relations sociales« .

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