Le monde selon Jobs

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Un article de Jacques Attali sur Slate.fr

Le départ de Steve Jobs, quittant la direction opérationnelle d’Apple après une récidive d’un cancer surgi il y a plus de sept ans, est l’occasion de réfléchir au rôle des innovations dans l’Histoire.

De tous temps, ce sont elles qui ont fait et défait les empires, depuis la roue, le joug, la métallurgie, le gouvernail d’étambot, l’imprimerie, la machine à vapeur et tant d’autres.

Depuis que les Etats-Unis sont apparus sur la scène de l’Histoire, l’innovateur s’est très souvent confondu avec l’industriel qui met en oeuvre son innovation. Rockefeller, Edison, Ford, parmi d’autres, ont compris qu’une innovation devait d’abord servir un marché: celui des hommes d’abord avec l’automobile. Celui des femmes ensuite en envahissant la maison (réfrigérateur, machine à laver, télévision).

Steve Jobs, figure tragique, surgi de nulle part, sans soutien d’aucune sorte, a, lui, compris avant tout le monde que le marché suivant, nécessairement mondial, serait celui des jeunes: distraire, communiquer, apprendre. Et qu’on ne pourrait les toucher que par des objets beaux, simples; et en commençant par les aider à obtenir ce qu’ils aiment le plus au monde: la musique. Lire la site …