Les causes de la mort des abeilles

Origine du document >>> ICI

Quelques notions pour comprendre le Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ou CCD

Quelques chiffres:
Depuis 4 ans, en Europe et aux États-Unis, les apiculteurs ont perdu jusqu’à 80 % de leurs cheptels.
En 2007, le taux de ruches abandonnées
atteignait 80 % dans les régions les plus touchés.
En Europe, de nombreux pays ont
annoncé des pertes importantes
dès l’an 2000. Dans les ruchers les plus touchés, jusqu’à 90 % des abeilles sont supposées mortes, car non rentrées à la ruche.
En France, entre 1995 et 2005, les
pertes de ruches ont été jusqu’à 400 000 par an sur 1 350 000 ruches !
1500 apiculteurs ont dû cesser leur activité.

Le Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ou CCD (pour « Colony Collapse Disorder») décrit le fait que des abeilles domestiques, à n’importe quelle époque (hors hiver où la ruche est en quasi-sommeil) ne rentrent pas dans leur ruche et «disparaissent» massivement (aucun cadavre dans la ruche ou à proximité). Les pertes sont brutales : une colonie entière peut disparaître en une seule nuit. Curieusement, la reine abandonnée semble en bonne santé et souvent continue à pondre, alors qu’il n’y a plus assez d’ouvrières pour s’occuper du couvain. Les quelques abeilles restées à la ruche (de jeunes adultes) semblent manquer d’appétit et la production de miel chute fortement. Source Wikipedia

Plusieurs causes possibles :

Les produits chimiques

On a découvert jusqu’à 170 produits chimiques différents dans les ruches de colonies malades et de colonies saines.

Certains échantillons de pollen dans les alvéoles en contiennent jusqu’à 35 types! Bien qu’aucun produit chimique à lui seul ne semble être la cause du syndrome, les pesticides affaibliraient les abeilles. Ainsi, de nouveaux pesticides appelés néonicotinoïdes sont suspectés d’avoir un effet imprévu sur leur capacité à s’orienter et à mémoriser leur chemin. Sans cette mémoire, l’abeille ne peut pas rentrer à la ruche, et la colonie dans son ensemble risque de s’effondrer.

La France est le 1er utilisateur européen de pesticides, avec 70 000 à 120 000 tonnes utilisées chaque année. Au niveau mondial, elle se place au 3ème rang après les USA et le Japon !

Le Varroa

Le Varroa, et particulièrement le Varroa destructor, est un acarien présent chez l’abeille domestique. Il les affaiblit et propage des infections virales. Véhiculé sur tous les continents (sauf l’Australie) par des transferts d’abeilles reproductrices ou de ruches, il reste une des causes initiales ou partielles possibles.

Des parasites

Des champignons tels que le Nosema Ceranae et Nosema apis infectent les abeilles en envahissant leur tube digestif et provoquant une dysenterie. Mais l’infection est trop faible pour être mortelle à elle seule.

Le virus israélien de la paralysie aiguë

Avec ce virus, l’abeille est prise de tremblement, puis de paralysie. En général, elle meurt à l’entrée de la ruche. Les symptômes sont donc différents de celui du CCD, mais le virus est présent dans la plupart des colonies malades.

L’agriculture intensive

Des apiculteurs spécialisés dans la pollinisation à échelle industrielle font voyager leurs abeilles sur des dizaines de milliers de kilomètres pour polliniser d’immenses zones de monocultures (amandiers de Californie par exemple). Ces déplacements incessants provoquent stress, désorientation, infections et détruisent les notions d’espace et de saisons. Cette agriculture intensive réduisant la variété et le nombre des fleurs, les abeilles souffrent également de déséquilibre alimentaire. En 2005, cette « économie mondiale de la pollinisation » a été évalué à plus de 153 milliards d’euros.

Quelques liens :
Apiwiki : l’encyclopédie Apicole
La Cité des Sciences : des pages sur le CDD