Etats-Unis : suivre un régime préhistorique pour vivre mieux

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Je viens de trouver cet article surprenant aujourd’hui. Pendant plusieurs années j’ai suivi un régime de type végétarien, puis il y a un an je me suis mis dans la tête des hommes anciens et j’ai ajouté dans mes repas du poisson (saumon, thon, crevettes, morue) tous les jours pour pouvoir comparer. Mais je prenais du poids. Depuis 6 mois j’ai supprimé les poissons et je teste la viande de boeuf (300 gr) tous les deux jours (entrecôte, faux-filet, côte de boeuf)  légèrement cuite (bleu) en surface sur une plaque en fonte sans beurre, sans huile, aucune sauce, avec du pain maison, pas de légumes mais des fruits. Les trois repas par jour sont supprimés. Un repas tous les deux jours, un peu de pain et des fruits dans la journée. Les résultats sont là avec une perte de 10 kg en 6 mois et un équilibre bien supérieur, un mental plus stable et un corps qui se fatigue moins car moins de digestions. Mon budget nourriture a été divisé par trois. Donc en voyant cet article aujourd’hui, je peux simplement dire par expérience que je suis en parfait accord avec ce texte car c’est le régime que j’ai mis en place depuis plus de 6 mois en imaginant les premiers hommes qui ne cultivaient pas la Terre. Il est temps de changer toutes nos croyances sur la nourriture et couper les liens entre mère-amour-nourriture, dans notre civilisation la mère donne la nourriture à l’enfant et la femme est la cuisinière de la famille, c’est elle qui prépare les repas et transmet de l’amour par la nourriture. Et bien souvent les enfants mangent pour faire plaisir à la mère alors que le corps dit non. Le développement de l’Homme sur cette Terre c’est fait par l’obligation de se regrouper pour pouvoir chasser des animaux et ensuite de se réunir pour les manger autour d’un feu. Les fêtes, les réunions, les échanges, les mariages tournent autour d’un repas de viande que l’on partage (dinde, mouton, sanglier, cerf, faisan, bison, liévre). Dans une partie de chasse le moteur est la Joie, le jeu à plusieurs dans le moment présent, dans un repas de fête le moteur est encore la Joie et le partage du moment présent.

Depuis plusieurs années je suis très proche de l’énergie du loup blanc, la meute des loups est un exemple d’organisation d’une communauté. Le Loup vit en meute dont la  sociale lui permet de chasser, de communiquer et de défendre son territoire. Le pire pour un Loup, c’est la solitude. Etre écarté du groupe équivaut à une condamnation à mort. Inversement, le bonheur, c’est la meute, chanter en coeur. Une meute de Loup, c’est avant tout un . La meute est un groupe familial d’une dizaine d’individus environ. Elle se compose d’un mâle et d’une femelle dominants (couple Alpha), avec leurs louveteaux de l’année et des jeunes des portées précédentes.

L’homme a bien souvent l’impression d’être le seul animal à avoir développé un véritable système pour assurer la gestion et le fonctionnement de ses sociétés. Il se considère lui-même comme « l’animal social », et ne manque pas, en général, d’y cacher quelque jugement de valeur. Mais ceci n’est révélateur de rien d’autre que de son ignorance et de son désintérêt vis-à-vis du monde animal. Il a généré tellement de sciences pour s’étudier lui-même, dans une sorte d’humanisme qui cache plutôt un culte de l’humanité, qu’il est bien en peine de reconnaître à l’animal des qualités qu’il attribue à l’homme.

Pourtant, nos ancêtres et beaucoup de civilisations encore aujourd’hui, extra-occidentales bien sûr, ont été séduites par le mode de vie du loup, qu’ils reproduisirent, bien plus que par ses méthodes de chasse. Des siècles durant, ont été célébrées les profondes similitudes entre l’homme et le loup. Son attachement à sa famille est exemplaire et la vie en clan révèle un lien social fort entre les individus. Dans la société des loups, c’est la convivialité qui domine. Le loup est un animal social !

Bernard

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Les hommes préhistoriques étaient-ils trop gros ? Non, il paraît qu’ils mangeaient correctement. Du coup, c’est la nouvelle mode aux Etats-Unis : les plus branchés des urbains se nourrissent « paléolithique ».

Je ne connais personnellement aucun de ces nouveaux « cavemen » (« hommes des cavernes »), mais deux articles consécutifs, l’un du Washington Post, l’autre du New York Times, parus dans les premiers jours de janvier, m’ont alertée sur ce phénomène apparemment galopant.

Il semble que la plupart des paléo-adeptes vivent dans des grandes villes. Qu’ils sont jeunes et bossent souvent dans l’informatique. Qu’ils sont en majorité des hommes, même si de plus en plus de femmes se joignent au mouvement parce qu’elles s’en trouvent bien sur le plan digestif.

Ils fréquentent souvent les salles de gym de la chaîne nationale Cross-Fit, laquelle promeut à la fois un mode d’alimentation et des exercices « très préhistoriques », du style lancer de pierres, technique de combats primitifs et monter de corde (à la place des lianes, sans doute).

Le régime « paleo diet » se réfère à une époque où l’agriculture n’existait pas

Non, ils ne mangent pas forcément leur viande crue (le feu était connu à l’âge de pierre). Oui, ils ingèrent des légumes, quoique les interprétations varient quant au régime des « cavemen » de l’époque. Voici ce qu’en dit l’article du Post :

« Sérieusement, comment mangeaient nos ancêtres ? Sans doute plein de viande maigre, des noix, des fruits frais et des légumes ; pas de céréales, ni de sel, de sucre, de légumineuses, et pas non plus de produits laitiers.

Ce régime, baptisé “paleo diet”, se réfère à une époque où l’agriculture n’existait pas. L’invention de l’agriculture a mis fin au mode de vie de chasse et de cueillette, elle a débouché sur notre société sédentaire, et, bien plus tard, sur les barres chocolatées et les “couch potatoes” [larves vautrées sur le canapé devant la télé, ndlr]. »

L’article du New York Times décrit quant à lui les mœurs d’une sous-tribu localisée à New-York. Leur point commun : ils arpentent la ville à pied. Un « paléo » explique :

« New-York est la seule ville d’Amérique où vous pouvez marcher. Aujourd’hui, les gens voient la marche comme un exercice. Mais la marche est ce qui a rendu les hommes humains. »

Jeûner longuement entre deux repas, comme nos ancêtres

Les cavemen new-yorkais décrits dans le journal ont ceci de spécifique qu’ils mangent peu de légumes et pratiquent beaucoup le jeûne entre leurs repas de viande rouge (bio si possible, du moins nourrie à l’herbe). Comme nos ancêtres, entre deux épisodes de chasse.

Sauf que ceux-là ne peuvent pas chasser à New-York, une ville où déraciner une plante, dénicher un oiseau dans un parc ou capturer un écureuil peut vous expédier 90 jours en taule.

Peu importe, car la plupart de ces cavemen/women n’aspirent pas à retrouver le mode de vie complet de leurs ancêtres velus et moitié nus. Le régime alimentaire et, pour certains, gymnique, leur suffit. D’autant que les hommes préhistoriques, selon ce qu’on en connaît, vivaient rarement au delà de 30 ans.

La tendance paléo remonte, selon les sources, à l’année 1985, quand le New England Journal of Medecine avait proclamé :

« Le régime de nos ancêtres pourrait bien servir de référence standard à la nutrition humaine moderne. »

Une théorie diététique validée par l’université

Le gourou actuel du mouvement, qui est aussi son garant scientifique, est le professeur Loren Cordain. Il enseigne la Health and Exercice Science (difficile de traduire le concept exact, mais Cordain a un doctorat dans cette matière) à Colorado State University, un endroit parfaitement sérieux.

Voici ce qu’en dit le Washington Post, qui a étudié à fond le blog très populaire animé par Cordain :

« Le principe de base réside dans le fait que nos besoins alimentaires actuels sont apparus il y a 500 générations, et qu’ils sont restés identiques à ceux de l’âge de pierre. (…) Le Pr. Cordain souligne que l’homme de cet époque bénéficiait d’un équilibre idéal en omega-3 et omega-6, et que cet équilibre semble l’avoir garanti contre les risques cardiaques.

Cordain pointe aussi l’influence dévastatrice des carbohydrates de l’amidon sur le taux de glucose dans le sang et les niveaux d’insuline, et la toxicité du sodium. »

Evidemment, il y a des sceptiques. David Pilbeam, professeur en sciences sociales à Harvard et expert paléontologue, pense qu’entre temps, l’homme et son estomac ont un peu évolué :

« En toute vraisemblance, des changements génétiques se sont produits depuis le néolithique, qui ont modifié les processus digestifs (enzymes, etc…) pour adapter le régime de lhomme à son nouveau mode de vie. Voyez comment nous sommes aujourd’hui capables de digérer le lait. »

Les hommes des cavernes contemporains ont la pêche

Il est clair que les végétariens ne sont pas sur la même longueur d’onde, en matière de besoins diététiques, que les paléos. Sans parler de l’aggravation des problèmes écologiques sur terre s’il fallait recommencer à nourrir principalement de viande 6,8 milliards d’hommes.

Un dernier point, qui a son importance : les cavemen d’aujourd’hui, ou paléos, ont une forme physique éblouissante. Si j’en juge par les photos et autres images se baladant sur le web, certains sont carrément des apollons.

Un des patriarches de ce monde-là (il a 38 ans et il n’est pas encore mort) est le Français Erwan Le Corre (un nom prédestiné), que l’édition américaine du magazine Men’s Health décrit comme « un des hommes les plus physiquement au top de toute la planète ».

Exact : j’ai vérifié sur Google-image, ce gars-là n’est pas déformé par la gonflette artificielle. Le Corre anime une base d’entraînement dans la forêt brésilienne.

Pour ceux que le sujet intéresse, il existe un livre en français paru en 2000, qui semble épuisé au moins en librairie : « Le régime paléolithique », de Dominique Reuff, aux éditions Jouvence. Mais j’ignore s’il fait aussi référence aux exercices physiques accompagnant le mouvement aux Etats-Unis.

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