Tagué: terre RSS Toggle Comment Threads | Raccourcis clavier

  • Bernard Jean 1 h 09 mi on 16 June 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , terre   

    Tendre la main à la terre ! 

    Je veux un air propre,
    je veux de la nourriture sans destruction,
    je veux de l’eau sans pollution,
    je veux notre forêt tropicale humide intacte,
    je veux garder nos océans vivants et nos mers polaires vierges,
    je veux une révolution dans l’énergie,
    je veux la paix sur terre, … que l’on tende la main à la terre !

     
    • roger 3 h 56 mi on 16 juin 2011 Permalien | Répondre

      Ca c’est positif et ca a le mérite d’etre clair sans bla-bla ni discours inutiles. Excellente journée à toutes et tous, puisse-t-elle vous apporter tout ce que vous attendez de meilleur.

  • Bernard Jean 16 h 29 mi on 25 March 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , jardin, terre   

    Les jardiniers illégaux 

    http://www.guerrillagardening.org/

    Le guerrilla gardening ou guérilla jardinière est un mouvement d’activisme politique, utilisant le jardinage comme moyen d’action environnementaliste, pour défendre le droit à la terre, la réforme agraire, la permaculture.
    Les activistes occupent des endroits abandonnés, publics ou privés, et y mettent en place des récoltes, afin d’interpeller les pouvoirs sur leur utilisation. Potentiellement, tous les lieux ou surfaces nues peuvent ainsi être semés. Les buts multiples de ce situationnisme écologiste sont de créer une biodiversité de proximité dans les villes, des espaces communautaires conviviaux et de bousculer les limites de la propriété privée.

     
  • Bernard Jean 1 h 05 mi on 12 February 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , , , terre   

    Manger local, même l’hiver à Québec 

    Origine du texte>>> ICI

    Manger local en hiver à Québec? C’est possible… en partie. Et c’est ce que favorise le Marché de solidarité régionale de Québec, qui, de six producteurs à sa création en 2007, est passé à une trentaine qui offrent quelques centaines de produits même au coeur de janvier.

    Des légumes de conservation comme les racines, du chou, des courges, des légumineuses, des viandes biologiques variées, des oeufs, du miel, des petits fruits congelés, des pousses germées, des tisanes, des produits transformés, l’éventail est somme toute assez large pour une saison où la terre a cessé de produire.

    Au-delà des étals, c’est toutefois une philosophie bien particulière de l’alimentation qu’offre ce projet issu d’une initiative des Amis de la Terre.

    Comptant sur une seule employée et une kyrielle de bénévoles, le Marché de solidarité régionale se veut une façon originale de rapprocher les producteurs des consommateurs. Son critère de base : la proximité. Ceux qui l’approvisionnent viennent de Québec et des alentours. Les clients passent leur commande par Internet et bénéficient de deux périodes dans la semaine pour en prendre livraison. Contrairement à d’autres formules de paniers, ce sont donc eux qui choisissent ce qu’ils veulent, à la fréquence qui leur convient, sans obligation d’achat.

    Les produits offerts ne sont pas nécessairement biologiques, mais ils répondent tous à des critères de production ou de transformation respectueux de l’environnement, dit la coordonnatrice Annick Béland-Morin.

    Les producteurs «sont souvent des gens impliqués dans leur communauté, qui encouragent eux aussi l’achat local». Ils sont pour la plupart trop petits pour se payer un kiosque dans un marché. Au moins 80 % d’entre eux comptent sur un revenu d’appoint pour vivre.

    Histoire de donner une idée juste de la valeur réelle des productions, la facture remise aux clients indique le montant remis aux fournisseurs séparément du 15 % que prend le Marché pour assumer ses propres coûts.

    Au fil de l’année, diverses activités permettent aussi de les rencontrer : visite ou corvée à la ferme, BBQ, dégustations…

    Solidarité

    Toute cette démarche a pour but de susciter une prise de conscience par rapport aux denrées que nous consommons, et de permettre aux citoyens de poser un geste de solidarité envers les agriculteurs, explique la porte-parole.

    «C’est une illusion de croire qu’au Québec on va sauver l’agriculture avec la distribution de masse.» Notre système de mise en marché est l’un des plus concentrés au monde, et les produits locaux n’y trouvent une place que pourvu qu’ils soient compétitifs. On l’a vu l’an dernier lorsque les fraises de Californie sont restées dans les étalages à côté de celles du Québec, illustre la jeune femme.

    L’enjeu majeur du projet est sa rentabilité. Pour cela, il lui faut grossir encore, tant du côté de ceux qui le fournissent que des adhérents. Ceux-ci sont présentement entre 300 et 500, pour environ 150 acheteurs chaque semaine. Pas question par contre de devenir gigantesque, histoire de maintenir le lien entre acheteurs et vendeurs. «On préfère laisser la place à d’autres projets», de conclure Annick Béland-Morin.

    En plus du 15 % ajouté à la facture, le Marché demande 20 $ par année en frais d’inscription. Le point de chute pour prendre livraison des commandes est le Centre Frédéric-Back, 870, avenue De Salaberry. Les commandes se font par Internet entre le vendredi et le lundi soir, et sont récupérées les mercredis ou jeudis en fin de journée. Le paiement se fait sur place. Pour plus d’information, voir le site http://www.atmsrq.org.

    Source : Le Soleil le 23 janvier 2011 : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/agro-alimentaire/201101/22/01-4362843-manger-local-meme-lhiver.php

     
  • Bernard Jean 20 h 49 mi on 27 January 2011 Permalien | Répondre
    Tags : message, oiseaux, terre   

    Prendre soin de la Terre, c’est prendre soin de Soi 

    Il y a des signes pour celui qui sait les voir.

    Message de la Terre

    21/01/2011

    Ils me montrent notre Mère la Terre. Je la vois avec une conscience différente. Elle me dit :

    « A vous tous, mes enfants, vous tous que j’ai portés, que j’ai nourris, vous tous qui n’avez pas eu conscience de ma réalité, je dis combien je vous aime.

    Je vous aime maintenant d’une façon différente, parce qu’une partie de moi-même va vivre tous les soubresauts de ma propre transformation, les soubresauts de ma renaissance, les soubresauts de ma nouvelle vie, tout comme vous, mais d’une façon différente car vous aurez moins de conscience de ce qui se passera en vous et sur vous, comme de tout ce qui se passera en moi et sur moi car vous n’avez pas une multitude d’êtres qui vivent, qui pensent, qui aiment ou qui détestent.

    Vous, les êtres humains que j’ai tant et tant aimés, vous m’avez occasionné tellement de souffrance ! Je ne vous en veux pas parce que cela a toujours été par ignorance, et l’ignorance est parfois très difficile à accepter, par ignorance et par goût du pouvoir. Vous m’avez meurtrie, vous m’avez percée, transpercée et vous ne vous rendez pas compte des répercussions que cela aura sur toute vie sur ce monde, sur toute vie sur moi.

    Vous m’avez très profondément meurtrie, vous avez déchiré ma chair (c’est une image réelle) lorsque vous m’avez perforée si profondément. Je saigne et d’une certaine manière une partie de moi souffre. Ce que vous avez fait dans l’endroit que vous appelez le Golfe du Mexique est une abomination, c’est une plaie béante qui ne saura se colmater. C’est pour cela que les conséquences de tous vos actes seront très douloureuses.

    J’aimerais toutefois vous dire des mots d’espoir, parce que j’ai accepté tout ce que vous faites sur moi et en moi. Tout ce que vous m’avez fait subir m’a fait grandir, a fait grandir l’Amour que j’avais pour vous qui êtes sur moi, pour vous qui êtes en moi, parce que la vie existe au plus profond de ma matière. Elle existe de mille et une manières et elle existe aussi au travers d’autres humanoïdes. Les erreurs que vous avez commises sont graves, elles sont même très graves.

    Je suis actuellement en rapport avec la conscience de toutes mes sœurs les sphères de votre système solaire et en contact avec l’immense Amour de votre Père le Soleil. Toutes mes sœurs et mes frères stellaires subissent également d’immenses transformations, mais elles sont beaucoup plus dues à l’évènement essentiel, la transformation de votre soleil qui est aussi le mien qui a des incidences considérables et qui en aura encore plus sur toute vie, quelle qu’elle soit, dans ce système solaire et surtout sur les entités planétaires, c’est-à-dire sur la conscience de ce que je suis et la conscience des planètes Mars, Vénus, etc…

    Moi qui suis en mesure d’avoir conscience du Plan pour ma propre évolution, pour l’évolution de ce système solaire et bien au-delà, je ne vous en veux pas pour tout ce que vous avez fait, pour le manque d’Amour et de respect que vous avez envers moi. Vous êtes en quelque sorte des enfants turbulents, des enfants inconscients, mais au travers de cette inconscience et de certains évènements que vous pourrez considérer comme dramatiques que je vivrai et que vivra ce que je suis, vous grandirez, vous prendrez conscience de vos erreurs et la grande entité stellaire, le Christ Solaire, a accepté, par Amour, que vous alliez jusqu’au bout de vos erreurs afin que vous compreniez définitivement, avant de changer totalement d’état de conscience et de dimension, ce qu’il ne faudra plus jamais faire.

    Vous ne ferez plus jamais tout ce que vous avez fait en moi, sur moi et bien au-delà.

    Beaucoup de signes vous seront donnés par mes enfants du milieu des océans, beaucoup de signes vous serons donnés par mes enfants qui évoluent dans les airs, beaucoup de signes vous seront donnés par mes enfants qui vivent sur ma terre. Verrez-vous ces signes ? Ces signes calmeront-ils vos ardeurs ? Ces signes vous feront-ils prendre conscience de vos erreurs ? Vous seuls pouvez le savoir !

    J’aimerais vous dire que malgré votre manque de respect, malgré votre cruauté envers moi, malgré votre manque d’Amour et de connaissance de ce que je suis réellement, je vous aime et je suis infiniment heureuse d’avoir pu vous héberger, vous porter sur moi et en moi. Cela fut en quelque sorte un honneur pour moi de donner vie à cette immensité d’âmes, cette immensité de consciences, parce que vous êtes si nombreux en moi et sur moi !

    Jusqu’au dernier souffle de ma vie en tant qu’entité terrestre, avant l’immense transition que je vis, jusqu’à mon dernier souffle je vous aimerai et autant que je pourrai le faire j’essaierai de vous protéger.

    Un accord a été passé avec l’Entité Christique et avec toutes les entités planétaires afin d’essayer de sauver le maximum de petites consciences humaines, parce que toutes vos petites consciences humaines réunies forment un immense Amour. Vous aurez une immense chance malgré toutes vos bêtises, votre manque de respect et votre manque d’Amour. Il vous sera donc donné une immense chance mais il faudra que vous compreniez ».

    Elle me dit cependant :

    « Vous comprendrez, j’en suis certaine !”

    Elle me dit encore :

    “Beaucoup de mes enfants du monde animal quittent ce monde qui ne leur correspond plus. Ils sont tous accueillis dans un monde de paix et de sérénité. Vos océans se videront très rapidement. Dans vos cieux vous verrez de moins en moins voler les magnifiques oiseaux. Sur la terre vous aurez aussi beaucoup moins la possibilité de voir de magnifiques animaux.

    Vous-mêmes vous serez différents et vous n’aurez plus qu’une pensée, et cette pensée vous portera, cette pensée sera : « nous désirons plus que tout retrouver ce monde de paix, de sérénité, d’Amour, de fraternité, ce monde de respect », et vous vous direz : « je suis prêt, je suis prêt à accéder à ce nouveau monde, j’ai coupé toutes mes attaches avec l’ancien, et maintenant je m’envole vers le nouveau ».

    Dans ce nouveau monde, je vous accompagnerai. Bien sûr, vous ne me reconnaitrez pas, cependant j’abriterai de nouveau une humanité, j’abriterai de nouveau dans mon sein, dans les océans qui seront totalement en équilibre, de magnifiques poissons, une magnifique vie. Dans les airs se trouveront des oiseaux magnifiques, beaucoup plus beaux que ceux qui se trouvent actuellement dans les airs.

    Peut-être qu’après ma transformation, peut-être que dans ce que je deviendrai je retrouverai certains d’entre vous. A ce moment-là, soyez certains que vous me reconnaitrez, vous saurez que vous avez vécu sur moi, vous saurez que d’une certaine manière vous m’avez aimée. Nous communiquerons, moi nouvelle conscience et vous nouvelles consciences, par télépathie et avec Amour.

    Alors, malgré toute la souffrance trop souvent inconsciente que vous m’avez occasionnée, que vous m’avez fait subir, je vous aimerai toujours autant.

    Je vous pardonne totalement ! Comment ne pas pardonner à des inconscients ? Comment ne pas pardonner à des ignorants ? Comment ne pas pardonner à des aveugles qui ne voient pas ce qu’ils font ?

    Je vous dis que je vous aime et que je vous aimerai éternellement, parce que vous avez été marqués en moi, dans une partie de ma conscience et je ne l’oublierai pas ».

    Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes : 

    • qu’il ne soit pas coupé
    • qu’il n’y ait aucune modification de contenu
    • que vous fassiez référence à notre site  http://ducielalaterre.org
    • que vous mentionniez le nom de Monique Mathieu

    Les chutes d’oiseaux morts

    15/01/2011

    En ce moment nous assistons souvent à des chutes d’oiseaux morts un peu partout dans le monde. Que signifie cela, et cela a-t-il un rapport avec les plaies d’Egypte ?

    Ils me disent :

    « Nous allons essayer de vous faire comprendre ce qui se passe parce qu’encore une fois vous n’avez pas tous les paramètres.

    Les humains ont fait mille et une suppositions, mais toutes ces suppositions sont fausses. Parfois, ils essayent de se rassurer ; ils donnent des explications qui, comme vous le dites sur Terre, ne tiennent pas la route, à tout ce que qu’ils ne peuvent pas comprendre.

    Nous pouvons vous dire ceci : nous vous avons souvent dit que vous auriez des signes très importants.

    Actuellement, il se passe un phénomène que vous pourriez considérer comme étrange mais qui est naturel. Ce phénomène, c’est justement l’immense transition qui est en train de se manifester et, dans cette transition, il y a des faisceaux d’énergies électromagnétiques qui pénètrent non seulement dans votre système solaire mais aussi en chacun de vous.

    Cela peut aussi vous paraître étrange, mais il a eu un accord entre l’âme groupe de certaines espèces afin qu’une partie de ces espèces acceptent de disparaître ».

    Ils me montrent ce qui est arrivé à ces oiseaux. Je vois comme une énorme onde de choc.

    « C’est une onde que vous ne pouvez pas percevoir ; c’est une force incontrôlable qui les a réunis, percutés et anéantis. Soyez certains que dans cet anéantissement, aucun animal n’a souffert, parce que les animaux sont morts instantanément.

    Il y a donc eu un accord avec l’âme groupe de certaines espèces pour qu’elles acceptent de disparaître de cette façon au travers de cette énergie pulsée et sélective qui a percuté ces vies afin que les hommes soient interpelés.

    Malheureusement, cela ne les a pas suffisamment interpelés, parce qu’en définitive ils ne croient pas aux grands changements. Ils en parlent, certes, mais ils n’y croient pas vraiment tout simplement parce qu’ils ne veulent pas avoir peur.

    Pour vous, humains cela peut vous paraître bizarre et difficilement acceptable de dire que délibérément on ait pu agir sur la vie en la détruisant. Ce n’est pas nous qui vous parlons mais des êtres encore beaucoup plus évolués que nous qui ont fait cette action vis-à-vis des espèces animales, que ce soient les oiseaux et les poissons (et vous n’êtes qu’au début de choses très étranges que vous ne pourrez pas expliquer). Les êtres qui ont décidé de générer ce que vous pourriez appeler « les plaies d’Egypte »,( mais ce n’est plus dans le même contexte, dans le même temps et pour les mêmes raisons), l’ont fait pour frapper un peu la conscience humaine.

    Si les humains avaient été responsables au travers de leurs armes, de leurs ondes, il n’y aurait pas eu de sélection. Il fallait qu’il y ait cette sélection pour pouvoir les alerter davantage, pour leur faire prendre conscience de tout ce qui arrive.

    Sincèrement, vous ne voyez pas tout ce qui arrive, mais c’est gigantesque !

    Nous avons récupéré l’essence de la vie de tous les poissons et de tous les oiseaux qui sont morts. Nous ne pouvons pas vous expliquer de quelle manière parce que n’est pas compréhensible pour les humains. Nous n’avons pas sacrifié inutilement une partie des espèces ; nous avons récupéré l’essentiel, et il n’y a que leur véhicule de manifestation terrestre qui soit tombé du ciel ou qui soit sorti des eaux.

    Nous aimerions vous expliquer ce phénomène avec des mots humains afin que vous compreniez, mais c’est impossible. Nous allons essayer de mieux vous le faire comprendre.

    Imaginez qu’au-dessus de nous, vos frères de Lumière, il y ait une conscience intermédiaire entre les dieux créateurs et nous, une conscience d’une immense puissance qui peut agir sur la matière des mondes, et cette conscience puissante envoie comme des pensées, des ondes de choc »…

    Je dis « des ondes de choc » parce que je n’ai pas les mots pour l’expliquer. Ils me montrent les images et je suis très « infirme », très maladroite pour pouvoir expliquer l’inexplicable. Pour moi, dans ce cas, c’est expliquer l’inexplicable.

    « Avant que cette immense conscience ait détruit la vie, elle a récupéré l’essence de cette vie, elle a récupéré l’âme groupe de tous les animaux qui, d’une certaine manière, ont sacrifié leur vie pour vous alerter, pour vous faire comprendre, et aussi pour vous faire comprendre le sacré de la vie, car la vie est sacrée où que vous soyez. On ne peut pas détruire la vie gratuitement comme vous le faites sur Terre.

    Actuellement, il y a énormément d’espèces, que ce soient des oiseaux, des poissons, des mammifères, etc., qui sont enlevées de la Terre, tout comme il y a beaucoup d’humains qui ont été enlevés de la Terre depuis déjà un petit moment pour être emmenés dans les immenses sphères d’attente qui vous attendent en vue de la transition, en vue de ce qui se passera sur Terre.

    A ce niveau-là, nous aimerions ouvrir une petite parenthèse : rien n’est totalement définitif, seul Dieu, la Source, détient réellement la vérité concernant votre devenir. La seule chose qui est absolument certaine, c’est que la transition aura lieu, c’est que vous vous élèverez vraiment en conscience. Tout ce que nous avons dit au début de cet entretien sera réel (ndt : voir le message sur le programme 2011-2012), plus ou moins rapidement chez certains, mais vraiment, en ce début de cycle, tout changera pour vous.

    Par rapport à votre fin de vie sur ce monde, par rapport à votre évacuation, il y a encore une toute petite possibilité qui reste à déterminer en fonction du point de non retour que vous aurez franchi ou que vous n’aurez pas franchi, ce qui veut dire que vous pourriez, sur ce monde, vivre la transition, vivre la transformation de votre monde et votre propre transformation sans être évacués et sans qu’il y ait des bouleversements si importants que votre monde ne pourrait plus être vivable pour toute vie, quelle qu’elle soit.

    Il y a encore une possibilité qu’il en soit ainsi, pour que vous viviez cette transition en accord parfait avec la conscience de votre planète Terre et avec l’aide non seulement de vos frères galactiques, de vos frères de Lumière, mais aussi avec l’aide de l’énergie et de l’Amour de toutes les sphères de votre système solaire et de toutes les sphères de votre propre galaxie.

    Vous pensez : cela fait beaucoup de sphères, beaucoup d’énergies ! Non ! Vous ne vous en rendez pas compte mais vous faites réellement partie de toute la création avec qui vous fonctionnez en harmonie, en symbiose. Vous avez en vous le schéma de la création ; ce schéma demeure dans votre partie divine. N’est-ce pas extraordinaire d’avoir conscience que vous avez en vous le schéma de toute la création ? N’essayez pas d’aller le chercher, vous ne le trouverez pas parce qu’il est dans votre partie divine !

    A partir du moment où vous avez en vous le schéma de toute la création, vous êtes en communion, en symbiose avec elle. Vous n’êtes jamais seuls, vous n’existez qu’au travers de la vie qui a été créée partout dans l’Univers. Tout est rattaché à tout, il faut qu’il en soit ainsi !”

    Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes : 

    • qu’il ne soit pas coupé
    • qu’il n’y ait aucune modification de contenu
    • que vous fassiez référence à notre site  http://ducielalaterre.org
    • que vous mentionniez le nom de Monique Mathieu
     
  • Bernard Jean 21 h 28 mi on 19 April 2010 Permalien | Répondre
    Tags : , , feu, terre, volcan   

    Eau, terre, feu, air 

    “Prendre soin de Soi, c’est prendre soin de la Terre. Prendre soin de la Terre, c’est prendre soin de Soi”


    Les quatre éléments pour un spectacle grandiose, la puissance de la Terre, la puissance du souffle, la puissance du son.

    Le système financier de l’Islande s’effondre en premier sur cette Île du Nord et comme par hasard la Terre gronde maintenant sur cette petite Île en se permettant au passage de bloquer les avions sur une grande partie de la planète.

    Comment ne pas voir un lien entre les deux, sachant que lorsque cette terre volcanique c’est exprimée fortement par le volcan Laki en 1783 cela a déclenché la révolution française de 1789…

    La nature est en interaction avec la vie des humains, nous sommes tous reliés. Les amérindiens en langue “Lakota” l’expriment clairement :

    O Mitakuye Oyasin : nous sommes tous reliés

    … ne cherche pas dehors ce qui est au-dedans …

     
  • Bernard Jean 7 h 49 mi on 14 April 2010 Permalien | Répondre
    Tags : , , , humanisme, nature, , terre   

    Colibris – Mouvement pour la Terre et l’humanité 

    Qui est Pierre Rabhi

    http://anoriant.info/tv/?p=276#menu

    http://www.colibris-lemouvement.org/

    Initiateur de Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme, reconnu expert international pour la lutte contre la désertification, Pierre Rabhi est l’un des pionniers de l’agriculture écologique en France. Depuis 1981, il transmet son savoir-faire en Afrique en cherchant à redonner leur autonomie alimentaire aux plus démunis et à sauvegarder leur patrimoine nourricier.

    Auteur, philosophe et conférencier, il appelle à “l’insurrection des consciences” pour fédérer ce que l’humanité a de meilleur et cesser de faire de notre planète-paradis un enfer de souffrances et de destructions. Devant l’échec de la condition générale de l’humanité et les dommages considérables infligés à la Nature, il nous invite à sortir du mythe de la croissance indéfinie, à réaliser l’importance vitale de notre terre nourricière et à inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une “sobriété heureuse”.

    Son dernier ouvrage “Manifeste pour la Terre et l’Humanisme” est édité chez Actes Sud et préfacé par Nicolas Hulot.

    “De ses propres mains, Pierre Rabhi a transmis la Vie au sable du désert… Cet homme très simplement saint, d’un esprit net et clair, dont la beauté poétique du langage révèle une ardente passion, a fécondé des terres poussiéreuses avec sa sueur, par un travail qui rétablit la chaîne de vie que nous interrompons continuellement”. Yehudi Menuhin

    “L’ère du loup solitaire est finie,” dit une prophétie amérindienne. Et elle continue comme suit :
    “Rassemblez-vous. Bannissez le mot ‘‘lutte’’ de votre attitude et de votre vocabulaire.
    Tout ce que nous faisons maintenant doit être fait de manière sacrée et en célébration.
    Il y a un fleuve au cours si impétueux qu’il y aura ceux qui auront peur.
    Ils essayeront de s’accrocher aux berges. Ils auront l’impression d’être déchirés et souffrirons beaucoup.
    Sachez que ce fleuve a une destination.
    Les anciens disent que nous devons lâcher les berges et nous propulser résolument au milieu du fleuve.
    Gardons les yeux ouverts et la tête au-dessus de l’eau.
    Et je vous dis : regardez qui est là avec vous et célébrez.
    Nous sommes ceux-là que nous attendions. »

    C’est pour sonner l’heure du “œuvrer ensemble” que le Mouvement Colibris est né !

    Ce sont les mots d’Isabelle Desplats, cofondatrice du collectif Adwiser, nous invitant à rejoindre le mouvement Colibris. Allez voir cette association et voyez si, individuellement, vous vous sentez l’âme d’un colibri.

    Gildas Bonnel

    http://anoriant.info/tv/?p=276#menu

    http://www.colibris-lemouvement.org/

    http://www.colibris-lemouvement.org/index.php/TH/Pierre-Rabhi

     
  • Bernard Jean 14 h 09 mi on 13 April 2010 Permalien | Répondre
    Tags : , , , , , terre,   

    Tournée de Pierre Rabhi au Québec 

    Conférences publiques du 22 au 28 avril 2010

    http://www.decroissance.qc.ca/node/276

    Le Mouvement Québécois pour une Décroissance Conviviale (MQDC) est heureux de vous annoncer la venue de Pierre Rabhi en terre québécoise. Le MQDC, conjointement avec ses partenaires, vous invite à consulter l’itinéraire de Pierre Rabhi et à venir assister en grand nombre à ses nombreuses activités. Des membres du mouvement seront également présents pour vous rencontrer à notre kiosque à chacun de ces évènements.

    Pierre Rabhi : paysan, écologiste, expert des Nations Unies pour les questions alimentaires et auteur du “Manifeste pour la terre et l’humanisme”.

    Venez l’entendre et discuter avec lui d’agroécologie, de sobriété heureuse ou d’insurrection des consciences. Consultez quelques documents développant ses idées.

    Programme de la tournée

    Le programme détaillé de la tournée de Pierre Rabhi est proposé au format PDF; vous y trouverez notamment les adresses et les conditions d’inscription. Vous pouvez également consulter notre Agenda.

    Jeudi 22/04
    Muséums nature : Jardin botanique de Montréal
    19h30, dans le cadre du Jour de la Terre, conférence Réconcilier l’humain et la nature

    Vendredi 23/04
    Centre culturel St John à Bromont
    12h30, dans le cadre du colloque Peut-on changer de société sans changer d’éducation (12h à 16h30), conférence Quels enfants laisserons-nous à la planète ?

    MQDC de Sherbrooke
    19h, conférence Pour une alternative globale : la sobriété heureuse
    Merci de diffuser l’affiche de la conférence au format vertical ou horizontal

    Samedi 24/04
    MQDC et Forum social du Saguenay (Chicoutimi)
    17h, conférence Pour une alternative globale : la sobriété heureuse

    Lundi 26/04
    L’association étudiante VIA AGRO ÉCOLOGIE de l’Université Laval et Les AmiEs de la Terre
    12h30 à 13h30, conférence L’agroécologie : au-delà des techniques, l’humain

    Musée de la Civilisation (Québec)
    19h30,conférence Pour une alternative globale : La sobriété heureuse

    Mardi 27/04
    St-Eugène (Drummondville) : Union paysanne
    13h, conférence Agriculture et écologie : au-delà des techniques, l’humain

    Mercredi 28/04
    MQDC et les Muséums nature : Jardin botanique de Montréal
    19h30, conférence Penser et vivre autrement


    Un village bio et social



    Ma vie sans carbone (15): un village bio et social
    Uploaded by liberation. – Watch the latest news videos.

    Niché au sommet d’une falaise en Ardèche, le Hameau des Buis est une expérience très écologique et peut-être encore plus sociale. Sous la houlette de Sophie Rabhi, fille du philosophe et spécialiste de l’agriculture bio Pierre Rabhi, un village est en train d’être construit autour d’une école Montessori, essentiellement par des bénévoles venus là s’initier à la construction bioclimatique et à la vie en communauté.

    Retiré à deux kilomètres plus haut sur la colline, le penseur du “retour à la terre”, Pierre Rabhi, peaufine son prochain livre sur le thème de la “sobriété heureuse”.

    La Chronique sans carbone débarque dans ce lieu où charpentiers, mystiques, électriciens, contemplatifs et autres écolos mangent leurs plats végétariens à la même table, ou presque, du poulet étant sacrifié une fois par semaine pour les irréductibles travailleurs carnivores (rappel : manger un steak équivaut à parcourir 10 kilomètres en voiture en termes d’émissions de gaz à effet de serre).

     
  • Bernard Jean 12 h 14 mi on 20 March 2010 Permalien | Répondre
    Tags : , Coline Serreau, , , , terre   

    Solutions locales pour un désordre global, un film de Coline Serreau 

    Le 7 avril sortira le nouveau film de Coline Serreau, “Solutions locales pour un désordre global”, coproduit par Colibris. Au-delà des constats qui dérangent, ce film propose des solutions pour permettre à chacun de faire sa part dans la construction de nouveaux modèles alimentaires. Un rendez-vous à ne pas rater !

    “Il faut désormais montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions de ceux qui inventent et expérimentent des alternatives !”
    Coline Serreau

    Pendant trois ans, Coline Serreau a parcouru le monde caméra au poing, à la rencontre de femmes et d’hommes de terrain, penseurs et économistes qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d’une terre trop longtemps maltraitée.

    Quelques citations extraites du film :

    “Ceux qui sont en ville peuvent parfaitement se solidariser avec ceux qui sont à la campagne, et ainsi on fait un pont par dessus toute la sphère affairiste. Et l’autonomie c’est le maître mot aujourd’hui.” Pierre Rabhi

    “La meilleure façon de lutter contre les multinationales quelles qu’elles soient, [...] c’est de s’en passer.” Dominique Guillet

    Plus d’information >> ICI

    Autour du film >> ICI

     
  • Bernard Jean 21 h 44 mi on 18 March 2010 Permalien | Répondre
    Tags : , Brésil, sol, terra preta, terre   

    “Terra preta” au Brésil, une terre mystérieuse fabriquée par les hommes entre 800 et 5000 ans avant J.-C. 

    Terra preta ! terre noire en portugais, à la capacité de se régénérer toute seule, avec son taux de carbone très élevé, sa composition présente des variantes importantes ex : les jardins attenant aux habitations recevaient plus de nutriments que ceux éloignés. Elle a la capacité d’accroitre son propre volume. Il s’agit d’un merveilleux mystère.

    Un reportage rare de la chaîne de télévision ARTE

    Presentation of the potential of biochar to improve the fertility of poor soils, and to sequester carbon.
    Focus on Australia.

    Voir aussi sur  Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Terra_preta

    La terre noire (terra preta en portugais) est un sol anthropogénique (c’est-à-dire d’origine humaine) d’une fertilité exceptionnelle due à des concentrations particulièrement élevées en charbon de bois, matière organique et nutriments tels que azote, phosphore, potassium, et calcium. Il contient aussi une quantité remarquable de tessons de poterie, et l’activité micro-organique y est des plus développées.

    Ces sols ont été créés par l’homme entre -800 et -5003, et sont d’origine précolombienne. Des milliers d’années après sa création il est si réputé au Brésil qu’il est récolté et vendu comme terreau à poter (voir pédologie). Sa profondeur peut aller jusqu’à 2 mètres. Qui plus est, le récolter ne réduit pas son abondance. Les fermiers ont découvert qu’il se renouvelle à la vitesse d’un centimètre par an.

    Les étendues de terra preta sont généralement entourées de sols infertiles, principalement l’oxisol, mais aussi Ferralsols, Acrisols et Arénosols.

    Voir aussi ce lien >> http://jardinons.wordpress.com/2008/02/13/terra-preta-lart-de-cultiver-la-planete/

     
    • Julie 16 h 15 mi on 20 mars 2010 Permalien | Répondre

      Excellente information, merci beaucoup, j’ai fait suivre !

    • goxe 12 h 42 mi on 25 novembre 2011 Permalien | Répondre

      je suis particuliérement interessé par ce sujet je vais essayer de m’en inspirer pour mon jardin .

      Rendez vous dans 4 ans .

  • Bernard Jean 22 h 15 mi on 17 March 2010 Permalien | Répondre
    Tags : , humus, terre   

    John Jeavons : sens de l’humus 

    Origine du texte >>

    Kokopelli : Libération des semences et de l’humus

    Ce soir, le sujet de ma conférence est “Développer un meilleur sens de l’humus pour une micro-agriculture durable et biointensive”. Ce thème est d’une importance vitale tant du point de vue de la diversité génétique que du point de vue du sauvetage des semences. La finalité fondamentale de ma conférence est de vous faire prendre conscience, ce soir, de l’importance des grains, de l’importance de la préservation des plantes à grains.
    Il nous faut préserver les plantes à grains non seulement pour l’alimentation humaine (comme la plupart d’entre nous seraient enclins à le penser, habitués qu’ils sont à ne raisonner qu’en termes de ce qui est important pour l’homme) mais surtout pour la vie des sols. Alors, ce soir, nous allons tenter de “solir” quelque peu nos réputations et de découvrir, par là-même, comment nous pouvons créer un futur réellement durable.

    Je vais commencer en posant à chacun d’entre vous une seule et unique question et je puis vous assurer que cette question n’a rien de théorique. La poser dans un tel environnement, à savoir au coeur des grandes plaines américaines, abondantes pourvoyeuses d’aliments, et plus spécifiquement ce soir au coeur d’un conservatoire riche d’une telle diversité génétique, pourrait même sembler totalement absurde. Je suis convaincu, cependant, qu’au fil de notre causerie, vous découvrirez qu’elle est strictement pertinente. Ma question est la suivante : si dans six ans vous deviez produire par vous même la totalité de votre nourriture (vous ne pourriez pas l’acheter ou l’acquérir de quelqu’un d’autre) et qui est plus selon des modalités de production totalement durables et autarciques (vous ne pourriez pas acquérir de l’extérieur des fertilisants ou des matières organiques), de quelle façon transformeriez-vous votre vie aujourd’hui même et durant les cinq années à venir? C’est la question que je veux vous laisser, que je veux vous offrir, en forme de bénédiction, bien qu’au prime abord, elle ne soit pas forcément perçue comme telle.

    Ensuite, je souhaite exposer une requête. Si chacun d’entre vous ne peut pas consacrer les douze prochains mois à apprendre à produire sa nourriture de façon réellement durable ( et nous allons découvrir ce soir que l’agriculture biologique, telle qu’elle est pratiquée sur toute la planète, est strictement une agriculture non-durable), peut-il alors créer avec 19 autres personnes un groupe de 20 personnes qui va sponsoriser une, deux ou trois personnes à se consacrer, durant toute la prochaine année, à apprendre comment produire de la nourriture de selon un mode totalement durable? C’est une des impulsions fondatrices du “Ecology Action’s Common Ground Mini-Farm Project”. Il y a deux coordinateurs dans ce jardin : je suis l’un d’eux et le second est Craig Cook. Une association sans but lucratif, de Palo Alto en Californie, du nom de “Involvement Corps” rassembla environ 15 personnes: certains donnèrent à Craig 10 dollars, 15 dollars ou 25 dollars par mois tandis qu’un autre lui prêtait une chambre et que d’autres lui offraient à manger. Cette action commune permit à Craig de consacrer la totalité de son temps à l’apprentissage de cette technique.

    C’est l’objet de ma requête : si vous ne pouvez pas, vous-mêmes, consacrer tout ce temps, pouvez-vous aider quelqu’un d’autre à le faire? Il faut également préciser que les “sponsors” de Craig se rassemblaient une fois par semaine (ou au moins une fois par mois) autour d’un repas durant lequel Craig leur parlait de tout ce qu’il avait appris depuis leur dernier repas collectif.

    La troisième chose que je souhaiterais vous demander (et je suis sûr que chacun d’entre vous peux le faire, même si ce n’est pas à plein temps), c’est d’élaborer une planche de culture. Qu’est qu’une planche de culture? C’est un modèle : sa largeur est d’1m50, ou d’1m20 si vous préférez, et sa longueur varie de 6 à 8 mètres. Consacrez tous les jours de 10 à 15 minutes, à cette planche de culture, et vous apprendrez à faire pousser toutes les plantes qu’il est essentiel de connaître afin de produire toute votre nourriture, tout votre compost, qui est la nourriture du sol, et toute votre fortune. Lorsque vous avez bien maîtrisé cette planche de culture , vous pouvez ensuite en élaborer une quarantaine et c’est alors que vous pouvez réellement produire toute votre nourriture, tout votre compost et toute votre fortune.

    Pourquoi suis-je en train d’évoquer toutes ces choses? Pourquoi vous demandais-je d’acquérir les fondements d’une agriculture réellement durable? La solution véritable pour le futur ne va pas consister en la seule production de fruits et de légumes quelle que soit leur importance pour l’acquisition des vitamines et des oligo-éléments qui sont essentiels à notre vie. Il va vous falloir, dans un second temps, également produire toutes vos calories et tout votre carbone. Je vais maintenant vous expliquer pourquoi.

    Durant trois des quatre dernières années, l’humanité a consommé plus de nourriture qu’elle n’en a produit. Dorénavant, nous ne sommes plus un monde générant des surplus de nourriture. Qui plus est, nous sommes en train de perdre notre sol très rapidement. Qu’allons nous faire à ce sujet, d’autant plus lorsque nous prenons conscience que la population de la planète augmente tous les jours de 250 000 personnes? C’est comme si San Francisco doublait sa population tous les deux jours.

    Qu’est que cela signifie réellement en termes de sol? Même si nous ne perdions pas notre sol, cela signifierait que, au vu des pratiques de l’agriculture chimique mécanisée et des pratiques de l’agriculture biologique mécanisée, il nous faudrait chaque jour augmenter la surface agricole en production de 125 000 hectares. Ou bien alors, il nous faudrait découvrir une nouvelle semence, ou de préférence une ancienne qui a bien fait ses preuves, afin de produire beaucoup plus de nourriture. Ou bien alors, il nous faudrait accorder quelque attention au planning familial.

    Que s’est-il donc passé globalement? Vous savez que la Révolution Industrielle fut bâtie sur le feu , sur l’énergie. Vous savez que l’île de Manhattan, une petite partie de New-York City qui est un district de business, consomme durant un court laps de temps plus d’énergie que toute l’Afrique durant une année entière. Le monde entier se met à “consumer” la planète de feu et d’énergie. Le témoin le plus probant de ce phénomène est l’évolution des déserts qui couvraient, en 1977, 44% de la surface terrestre de la planète et qui, selon une étude de l’ONU, vont couvrir, en l’an 2000, 63%, ou plus, de la surface des terres.

    S’il n’y avait qu’une seule chose que vous puissiez emmener avec vous ce soir de notre conférence, je souhaiterais que ce soit la requête suivante. Je voudrais demander à chacun d’entre vous qu’il arrête de faire croître des plantes. Je voudrais vous demander de ne plus jamais, au cours de votre vie, cultiver de plantes. C’est la chose la plus importante que vous puissiez faire pour la planète. Une fois que vous avez pris cette décision, je voudrais vous demander de faire quelque chose d’autre à la place. Je voudrais vous demander de commencer à faire croître du sol. Il y a quelque chose de magnifique dans le fait de générer du sol. Lorsque vous voulez faire croître du sol, vous devez faire croître des plantes ; cependant, la finalité est différente. Les agriculteurs conventionnels, ainsi que la majorité des agriculteurs biologiques, agissent dans leurs pratiques culturales et dans leurs façons de tirer profit du sol tout comme un éleveur qui voudrait que ses poules produisent des oeufs et que ses vaches produisent du lait sans jamais les nourrir. Tout cela est complètement étonnant! L’agriculture biologique quant à elle, plus précisément, telle qu’elle est pratiquée aux USA, importe de 50 à 84 % de ses fertilisants et de ses matières organiques! Cela signifie que les sols de quelqu’un d’autre sont spoliés, même si ce processus n’est pas intentionnel, afin de produire une agriculture “pure”. Il nous faut résoudre toutes ces incohérences et développer un sens plus aigu de l’humus.

    La solution de ce problème réside dans la culture de plantes génératrices de compost, de plantes génératrices de carbone et de plantes génératrices de calories. Un de mes héros est Lorenz Schaller, qui est présent ce week-end. Lorenz, durant les 20 dernières années, a sauvé 3500 variétés de plantes à grains et il les conserve chez lui en congélation. Il a réalisé tout cela quasiment sans soutien financier. Il a ainsi contribué, avec d’autres, à élaborer les fondations de l’édifice de carbone que nous allons bâtir.

    Maintenant, je voudrais vous faire partager, d’une façon moins verbale, ma compréhension de la situation actuelle. Voici une pomme. Elle représente la Terre. C’est une pomme bio et elle a d’autant plus de valeur pour ma démonstration qu’elle reste ferme contrairement à toutes les autres. Je vais d’abord, de toute manière, couper et enlever les 3/4 de cette pomme. Si la pomme entière représente la Terre, les 3/4 que nous venons de couper représentent les océans. Je vais me débarrasser de ce gros morceau. Pourquoi? Parce que les océans de la Terre sont en train de mourir. Je vais arrondir certains chiffres pour plus de simplicité. Il existe à peu près 15 zones de pêche majeures. Parmi ces quinze, cinq déjà ne sont plus productives et les dix autres sont en train de s’appauvrir très rapidement. Selon une étude Britannique, l’Océan Antarctique a perdu 15 % de son phyto-plancton, en raison des trous dans la couche d’ozone et bien d’autres facteurs. Les scientifiques estiment, de façon globale, que la totalité du phyto-plancton des océans de la planète produit de 20 à 50 % de l’oxygène planétaire. Ainsi nous avons non seulement une accumulation de dioxide de carbone, en raison de la combustion des énergies fossiles et de la déforestation, mais, qui plus est, nous allons peut-être voir une diminution de la production d’oxygène atmosphérique. A ce propos, les forêts de l’Amazonie produisaient, il y a 25 ans, de 10 à 20 % de l’oxygène planétaire. Plus de la moitié de ces forêts ont été coupées.

    Revenons à la Terre maintenant afin de nous y relier. On entend beaucoup parler de savoir informatique mais qu’en est-il du savoir agricole? Pouvez vous consommer une Réalité Virtuelle? Et si vous le pouvez, en êtes-vous nourris? Le 1/4 restant de la pomme représente les surfaces terrestres de la planète. Je vais maintenant enlever 2/3 de cette surface terrestre parce que ce sont les terres qui sont déjà désertifiées ou alors recouvertes de glace. On ne peut donc pas dire que l’on vit sur la terre : en fait, on vit sur un douzième de la terre. Avant de continuer, il nous faut nous pencher sur l’état de nos sols.

    Je vais maintenant enlever les 3/4 de l’écorce terrestre, enlever les 3/4 du sol arable du douzième restant de la planète car c’est cette proportion de sol qui a déjà disparu en raison de l’érosion par l’eau et l’air. En fait, on ne vit réellement, en ce moment, que sur 1/48 ème de la Terre. Si toute cette terre arable, cette bonne vie du sol, cette matière organique et ces nutriments étaient présents au même endroit, ils seraient plus puissants. En fait, tout cela est dispersé sur le quart terrestre de la planète. Vous vous demandez peut-être ce qu’il va advenir du 1/48 ° restant de la Terre. Durant les 44 prochaines années, peut-être même avant… (le conférencier mange le reste de la pomme).

    Je ne me permettrais pas de vous décrire un seul de ces désastres s’il n’existait pas quelque solution permettant d’y remédier. Il existe quelque chose que tout un chacun puisse réaliser dans son jardin, sur sa ferme, et au travers du choix de nourriture qu’il acquiert. Un sociologue, professeur éminent de l’Université de Californie de Davis, le Docteur Kenneth Watt, a écrit un ouvrage dont le titre est “The Titanic Effect”. L’agriculture en est le thème et cet ouvrage fut écrit dans les années 1970 mais il est encore d’actualité. Ce que le Docteur Watt a mis en valeur c’est que les êtres humains sont tellement magnifiques, différents et talentueux que, s’ils examinent o combien une situation est mauvaise, ils vont la solutionner. S’ils ne le font pas, ce sera à leur détriment et c’est pour cela qu’il appela son ouvrage “The Titanic Effect”. Le capitaine du Titanic “savait” que son navire ne pouvait pas couler. Il fonça donc au travers d’une zone d’icebergs afin d’établir un record de l’Océan Atlantique. Et il établit effectivement un record.

    Avant que je n’ébauche la description des solutions, je souhaiterais que vous puissiez comprendre d’une façon encore plus personnelle ce qui se manifeste dans notre relation avec la Terre et le sol. Et le mot clé est “relations”. Vous savez combien sont dures les relations. C’est comme deux personnes mariées et qui forment une équipe et qui s’aiment à jamais et pour toujours. Et bien, c’est la relation qu’il nous faut établir avec le sol. Ce n’est pas aisé de prendre cette responsabilité.

    Le conférencier demande à quelqu’un de tenir une boîte près du podium.
    Je vais manger une cuillère de compote de pomme et cette cuillère de compote va représenter un kilo de nourriture. Tout en mangeant ce kilo de nourriture, je vais vous montrer combien de kilos de sol sont détruits en raison de l’érosion de l’eau et du vent occasionnée par la production de cette nourriture par l’agriculture chimique mécanisée des Etats-Unis. (Le conférencier mange une cuillère de compote et il enlève six cuillères de sol de la “banque de sol”). Ainsi, six kilos de sol sont détruits par l’érosion du vent et de l’eau à chaque fois que nous consommons un kilo de nourriture produite par l’agriculture chimique mécanisée des Etats-Unis. On peut également dire que l’on perd six kilos de sol à chaque fois que nous achetons un kilo de nourriture produite de cette manière parce que par notre façon d’acheter la nourriture, nous choisissons la façon dont elle a été produite.

    Chacun d’entre nous consomme a peu près une tonne de nourriture par an. Cela veut dire que chacun d’entre nous provoque, indirectement et de façon non intentionnelle, la destruction de six tonnes de sols annuellement. Et ce sont de bonnes nouvelles . Pourquoi de bonnes nouvelles?
    Parce que tout d’abord, la destruction fut auparavant de huit tonnes annuellement tant que des mesures ne protection des sols ne furent pas appliquées. Malheureusement, ce taux de destruction des sols ne va plus baisser à moins que des mesures drastiques soient envisagées.
    Ce sont également de bonnes nouvelles parce que le peuple des USA ne représente que 5% de la population mondiale. Jetons un coup d’oeil sur les 80% de la population mondiale vivant en l’an 2000 dans les pays en voie de développement. Dans une quinzaine d’années, à savoir en l’an 2014, ce sera d’ailleurs 90 % de la population mondiale qui vivra dans les pays en voie de développement. Quant aux personnes qui vivent dans ces pays en voie de développement, voici ce qui se passe lorsqu’elles consomment un kilo de nourriture. (Le conférencier mange une cuillère de compote et il enlève douze cuillères de sol de la “banque de sol”). Ainsi, ce sont douze kilos de sol qui sont détruits par l’érosion du vent et de l’eau à chaque fois qu’un kilo de nourriture est ingéré par une personne vivant dans les pays en voie de développement. Puisque ces personnes consomment à peu près autant de nourriture que nous-mêmes, cela veut dire que dans les pays en voie de développement, ce sont douze tonnes de sol qui sont perdues chaque année par habitant. C’est en Chine, pays constituant 20% de la population mondiale, que les pratiques de production alimentaires bio-intensives virent le jour. Elles furent remplacées, dans les années 1950, par un mélange de pratiques d’agriculture biologique et de pratiques empruntées au système agricole fondé sur la chimie et la mécanisation des Etats-Unis. Dans ce pays, accueillant 1,3 milliard d’habitants, ce sont 18 tonnes de sol qui sont perdues par année et par habitant.

    Qu’en est-il de l’agriculture biologique? (Le conférencier mange une cuillère de compote et il enlève d’abord 3 cuillères, puis 2 cuillères 1/4, de sol de la “banque de sol”). Ainsi, chaque fois que nous consommons 1 kilo de nourriture produite par l’agriculture biologique mécanisée des Etats-Unis, ce sont probablement entre 3 et 5 kilos 1/4 de sol qui sont perdus en raison de l’érosion par l’eau et le vent. Ce n’est pas que le mode d’agriculture biologique, en soi, soit un facteur d’épuisement des sols. Ce phénomène est dû au fait que l’agriculture biologique importe de l’extérieur du domaine agricole la plus grande partie de ses fertilisants organiques. Savez-vous ce qui serait une des pires choses à arriver dans le monde d’aujourd’hui? Ce serait que le monde entier décide de développer une agriculture biologique et un jardinage biologique. ( Ce serait bien sûr une des choses les plus merveilleuses aussi). Étant donné la manière dont nous utilisons les nutriments et la matière organiques, il est très peu probable qu’il y ait suffisamment de matières, de nutriments et de fertilisants organiques pour qu’on puisse développer immédiatement chez tous les peuples de la terre une agriculture de type biologique sans transformer tout d’abord la façon dont nous pratiquons l’agriculture. L’Institut Borlaug a récemment annoncé qu’il est impossible de développer l’agriculture biologique sur une large échelle en Afrique parce qu’il n’y a pas assez de matières ou de nutriments organiques pour la dynamiser dans un premier temps. Cependant, ce n’est qu’un des scénarios possibles. L’agriculture biologique peut être durable mais la façon dont nous la pratiquons de nos jours est bien souvent loin d’être totalement durable.
    Cela fait maintenant 27 années que je pratique la production alimentaire biointensive et, durant tout ce laps de temps, j’ai cherché un exemple dans la Nature de plantes croissant en ligne. Combien de personnes présentes dans cette salle ont pu observer une croissance de plantes en ligne qui soit naturelle et non point le résultat de pratiques agricoles? La Nature a horreur du vide. Lorsque nous plantons en ligne, nous générons entre chaque rang un petit désert. L’existence de ces déserts entre les rangs constitue l’une des raisons majeures pour lesquelles l’agriculture chimique tout comme l’agriculture biologique épuisent les sols. Peut-être cela n’est-il pas aussi patent avec les techniques agricoles locales: les maïs sont semés de façon rapprochée et il en est de même, parfois, pour le soja. Tout cela est beaucoup mieux.

    Il existe une autre raison majeure pour laquelle nous sommes en train d’épuiser le sol très rapidement et nous ne pouvons, dans le cadre de cette conférence, que l’évoquer brièvement. Admettons que ce podium soit un champ d’un demi-hectare : c’est de cette surface, en moyenne, dont nous avons besoin pour cultiver le fourrage nécessaire annuellement à un boeuf ou à une vache. Cela peut être un peu plus ou un peu moins, mais en moyenne il faut un demi-hectare par animal et par année. Tout le carbone de la paille, du foin, de la luzerne ou toute sorte de fourrage consommé par le boeuf ou la vache et produit sur ce demi-hectare, nous allons l’appeler une “unité de carbone”. Cette unité va nourrir une vache ou bien alors deux chèvres, puisque deux chèvres consomment autant qu’une vache. La bouse de vache, ou le crottin de chèvre, qui résulte de cette consommation ne contient qu’une demi-unité de carbone car l’autre moitié a été métabolisée dans les processus de vie de l’animal. (Ne vous méprenez pas : je ne suis ni contre les vaches, ni contre les chèvres ou les poulets). Ensuite, vous compostez ce fumier et les microbes utilisent pour leurs propres processus métaboliques une moitié de la demi-unité restante. Il vous reste donc, lorsque le processus de compostage est achevé, un quart d’unité de carbone que vous allez pouvoir épandre sur le quart de la surface de départ, à savoir le quart d’un demi-hectare. Il existe à peu près trois milliards de vaches et de boeufs sur la planète actuellement. Les quantités phénoménales de nourriture nécessaire à l’alimentation de ce bétail et de l’humanité constituent donc un véritable défi parce que le carbone est, pour l’un comme pour l’autre, utilisé de façon irrationnelle. Il existe des solutions à minima et vous pouvez en fait cultiver tout le fourrage essentiel à une vache sur une surface d’un dixième d’hectare et même moins mais ce point est également en dehors du sujet de la conférence de ce soir.

    Nous avons distribué un petit livret sur les pratiques d’agriculture biointensive, sur la situation alimentaire mondiale et sur la santé des sols. Je vous prie de consulter les trois schémas qui mettent en valeur la surface nécessaire pour l’alimentation d’une personne en fonction des différents régimes, des différentes cultures et des diverses modalités agricoles. Le premier schéma concerne les pratiques agricoles mécanisées chimiques ou biologiques aux Etats-Unis. Le second schéma concerne l’agriculture des nations en voie de développement et le troisième schéma est relatif aux pratiques de l’agriculture biointensive. Dans ce troisième schéma, le chiffre 4 en bas à droite signifie qu’un certain nombre de nations de la planète n’ont actuellement de l’eau que pour arroser quatre unités de terre. Quatre unités de terre correspondent, approximativement, à 500 m2. Selon la Banque Mondiale, un tiers des nations du monde manquent d’eau, à un degré ou à un autre. En fait, la Banque Mondiale conseille à ces nations d’utiliser leur eau non pour la production alimentaire mais pour la confection de produits manufacturés dont la vente leur permettra d’acheter de la nourriture. C’est une vue à court terme, car actuellement le surplus de nourriture sur la planète ne représente que 50 jours de consommation et ce chiffre est à la baisse. Prenons conscience que nous avons tendance à consommer plus que nous ne produisons. Vers où ces nations vont-elles bientôt se tourner pour acheter de la nourriture? Avec des pratiques Biointensives cependant, ainsi qu’une meilleure compréhension de l’alimentation, vous pouvez réellement produire toute la nourriture nécessaire à une personne annuellement et, grâce à de bonnes plantes de carbone, vous pouvez produire tout le compost nécessaire à la production alimentaire d’une personne sur une surface aussi petite que 500 m2. Et vous pouvez produire toute cette nourriture sur un mode durable.
    Regardons maintenant les colonnes du second schéma. Dans une quinzaine d’années, en l’an 2014, 90 % de l’humanité ( à savoir les peuples des pays en voie de développement) ne possédera que 9 unités de terre, à savoir 1100 m2, pour produire les aliments d’une personne à l’année.

    De plus, selon une étude menée par l’Université de Stanford, dès l’année 2025, l’humanité manipulera la moindre parcelle de la biomasse vivante de cette planète: tous les animaux, tous les arbres, tous les brins d’herbes… Plus rien ne croîtra de façon naturelle.
    Bien sûr, nous n’arriverons jamais à une telle situation. Pourquoi? Parce que la plupart ces cycles naturels animaux et végétaux vont se briser. Les cycles naturels vont être détruits par l’extinction des espèces, y compris les espèces de microbes, dont certaines sont déjà en voie d’extinction. Un des avantages de l’agriculture Biointensive est de permettre de produire toute la nourriture nécessaire à une personne sur à peine la moitié de la parcelle de terre fertile qui lui est disponible, à condition de développer un niveau raisonnable de compétences quant à la pratique Biointensive et un niveau raisonnable de fertilité des sols. Qu’est ce que cela signifie? Cela signifie que plus de la moitié de la terre fertile peut être conservée sauvage. Si nous voulons survivre en tant qu’espèce, il va falloir nous assurer que d’autres espèces survivent également. Il va nous falloir sauver non seulement les semences mais aussi la diversité génétique des autres plantes et des autres animaux. C’est le propos essentiel des dynamiques de protection de la biodiversité. Cependant, ce sont de nombreuses espèces que nous ne pourrons jamais sauver à moins que nous ne laissions une partie des terres à l’état sauvage.
    Examinons maintenant le premier schéma qui concerne les pratiques agricoles mécanisées chimiques et biologiques des USA. Les rendements de l’agriculture biologique sont équivalents à ceux de l’agriculture chimique. Si vous êtes végétalien, à savoir si vous ne consommez aucun produit ou sous-produit animal (oeufs, viande, lait…), vous n’avez besoin que de dix unités de terre pour votre consommation alimentaire annuelle. Cependant, la plupart de l’humanité n’aura que 9 unités de terre : cela veut dire que si tout le monde suivait un régime végétalien, (et je ne souhaite mettre en avant aucun régime alimentaire), seulement 90 % des personnes des pays en voie de développement pourraient manger à leur faim. La consommation alimentaire moyenne des USA, quant à elle, comprenant viande, oeufs, fromage et lait, requiert jusqu’à 42 unités de terre. Si tout le monde consommait ce type de régime, seulement 25 % des personnes des pays en voie de développement pourraient manger à leur faim, car il n’y aurait bien sûr pas assez de terres agricoles pour produire ce type de régime alimentaire pour tout un chacun. (Vous pouvez maintenant comprendre pourquoi on utilise ces arguments pour promouvoir les biotechnologies). Maintenant, si votre régime alimentaire comprend énormément de viande, il requiert jusqu’à 85 unités de terre, ce qui fait à peu près un hectare. Avec ce type de régime alimentaire, seulement un peu plus de 10 % des personnes des pays en voie de développement pourraient manger à leur faim.

    Voici ce qui est magnifique avec la micro-agriculture durable et Biointensive : en réinsufflant la vie dans le sol, nous avons été capables d’élaborer l’équivalent de 500 ans de sol en l’espace de huit années et demies, quant à sa structure de carbone humifère, selon une Maîtrise tenue à l’Université de Californie à Berkeley, dans la section des sciences des sols. En nous focalisant sur la création d’un sol riche, nous avons développé la capacité de générer des productivités très élevées (de type Révolution Verte) avec une fraction seulement des intrants. Ce type d’agriculture peut générer de deux à six fois plus de productivité, par unité de terre, que l’agriculture commerciale tout en consommant de 67 à 88 % moins d’eau par kilo de nourriture produite que l’agriculture conventionnelle. Cela veut dire concrètement que la micro-agriculture durable et Biointensive utilise de 6 à 8 fois moins d’eau que l’agriculture conventionnelle. Récemment, la Californie a subi une sécheresse de sept ans. Si l’on avait eu recours à ce type d’agriculture depuis déjà un certain nombre d’années, il n’y aurait pas eu du tout de sécheresse car une “année normale d’eau” aurait duré de 6 à 8 années. L’agriculture Biointensive utilise également de 50 à 100 % moins de nutriments organiques achetés par kilo de nourriture produite en comparaison des intrants que l’agriculture conventionnelle achète. Toujours en comparaison avec cette agriculture conventionnelle, l’agriculture Biointensive utilise 99 % moins d’énergie. Ainsi, les semences véritables, telles que celles que nous protégeons, peuvent produire tout autant et même plus que les semences de ce que l’on appelle la Révolution Verte. De plus, dans le cas des céréales, les variétés traditionnelles peuvent produire plus de carbone que les variétés de la Révolution Verte qui ont été développées pour ne produire qu’une petite quantité de carbone. Dans une certaine mesure, il se peut que les variétés de la Révolution Verte ne soient pas des variétés d’agriculture durable en termes de production de carbone pour le compost sans même parler du fait qu’elles ont été développées pour un spectre de températures très étroit. Ces variétés ne vont plus fonctionner aussi bien si la température de la planète augmente ou décroît de façon significative. Dans ce cas, cela va prendre de cinq à dix années pour en développer de nouvelles qui soient adaptées aux variations climatiques. Et que ferons-nous pendant ce laps de temps?

    L’agriculture Biointensive peut également réhabiliter des sols. Nous avons déjà évoqué le fait que la terre se désertifie de plus en plus et qu’il y a de moins en moins de terres agricoles. Cette situation de fait ne peut nous satisfaire et nous pouvons réellement réhabiliter les sols mais pour ce, il nous faut des plantes à carbone. Dans la nature, il faut en moyenne 500 ans pour produire 2,5 cm de terre fertile ; il faut, de plus, environ 15 cm de terre fertile pour produire de bonnes plantes en agriculture. Cela veut dire que l’élaboration d’un bon sol agricole requiert 3000 années. Aux Etats-Unis, nous avons détruit 75 % de notre sol arable en 220 années, de par nos pratiques agricoles. Il nous faut maintenant renverser la vapeur.

    Je souhaiterais maintenant vous montrer ce qui se passe lorsque nous utilisons les pratiques de l’agriculture Biointensive et lorsque nous consommons un kilo de nourriture produite de façon Biointensive. Ces pratiques peuvent produire de deux à six fois plus mais elles peuvent probablement détruire les sols de deux à six fois plus vite si elles ne sont pas utilisées à bon escient. Il est ainsi de notre responsabilité d’appliquer correctement ces techniques. ( Le conférencier mange une cuillère de compote et remet 20 cuillères de sol dans la “banque de sol”). Ainsi, pour tout kilo de nourriture produite et consommée, nous pouvons créer 20 kilos de sol. Nous pouvons générer 20 tonnes de sol par an et par personne lorsque nous utilisons correctement les méthodes de l’agriculture Biointensive.
    Au début de ma conférence, je vous ai dit que je ne permettrais pas d’évoquer les mauvaises nouvelles si nous ne pouvions rien faire pour leur trouver des solutions. La question reste de savoir comment. Lorsque vous consultez la première page de votre petit manuel, vous y trouvez un cercle mettant en valeur les pourcentages des diverses cultures nécessaires à une production maximale et durable de calories. C’est un cercle holistique dont tous les éléments sont en relation d’harmonie.
    Imaginons que ce cercle représente votre ferme ou votre jardin. Il vous faut consacrer 60 % de la surface à la production de céréales ou de plantes à grains afin de générer une abondance de carbone. Cela peut être du maïs doux : cela ne donne pas beaucoup de calories mais cela possède une belle saveur. Cela peut être du maïs dur, de l’amaranthe, de la quinoa, du millet, du blé, du seigle, de l’avoine, de l’orge et beaucoup d’autres plantes similaires. La plupart de ces plantes vont générer une certaine quantité de calories (qui n’est pas considérable mais qui est cependant moyenne) ainsi qu’une grande quantité ou une très grande quantité de carbone.
    Il vous faut ensuite consacrer 30 % de la surface de votre jardin à la culture de plantes à racines primordiales tels que la pomme de terre, la patate douce, l’ail, le salsifis, le panais, le manioc… Toutes ces plantes vont produire une abondance de calories. Ce qu’il y a de magnifique avec l’ail, c’est que vous pouvez en consommer 2 kilos par jour qui vont vous donner toutes les calories dont vous avez besoin quotidiennement. Vous ne serez jamais malade parce que personne n’osera vous approcher!
    Il vous faut ensuite cultiver 10 % de la surface de votre jardin en légumes verts pour les vitamines et les minéraux. En fait, 5 % suffiraient même. Vous pouvez évidemment en cultiver plus si vous aimez beaucoup les légumes, mais d’un point de vue nutritionnel, cette surface suffit.

    Faisons comme si nous avions une micro-ferme sur ce podium – une sorte de petit monde, de Petit Prince. Quelle culture va générer le plus de nutrition en ce qui concerne les calories? Le soja ou la pomme de terre? La réponse n’est pas évidente. C’est en fait la pomme de terre qui produit le plus de calories. Cependant, ce qu’il va être important de concevoir, dans le futur, ce n’est pas la quantité de calories par kilogramme de nourriture ou le ratio calorie-poids. Les légumineuses et les grains possèdent un haut pourcentage de calories et ils sont donc très performants quant au contrôle du poids. Cependant, l’aspect essentiel qu’il va nous falloir développer dans le futur est de déterminer les performances des pratiques agricoles en termes de production de calories, et de gestion de surface. Nous allons découvrir qu’il existe des économies de petite échelle telle l’informatique qui est la miniaturisation de l’électronique.

    Ce dont nous parlons maintenant est la miniaturisation de l’agriculture. Nous ne l’avons pas inventée. Ce sont les Chinois qui l’ont mis en oeuvre il y a 4 à 6000 ans et les Grecs et les Boliviens il y a à peu près 2000 ans. La question est maintenant de savoir, en termes de production de calories, de combien la pomme de terre est plus performante que le soja. De 25 %, de 100 %, de 200 %, de plus de 200 %? En fait, la pomme de terre possède la capacité de produire 2000 % plus de calories que le soja, par unité de terre! C’est un phénomène très complexe que l’on ne peut qu’évoquer ce soir mais la pomme de terre peut produire 20 fois plus de calories que le soja sur une même surface de terre.
    Cela signifie que vous pouvez produire toutes les calories nécessaires durant une année pour une personne avec des pommes de terre sur une surface aussi petite que 0,6 unité de terre. Pas 4, ni 6 mais 0,6 unité de terre, ce qui équivaut approximativement à 75 m2 . Par contre, la production de ces mêmes calories avec du soja requiert jusqu’à 12 unités de terre, à savoir plus que les 9 unités de terre qui seront disponibles pour les habitants des pays du Tiers Monde en l’an 2014. Je vais m’attirer des ennuis ici en plein milieu des plaines du Mid-West et je ne devrais sans doute pas dire cela mais le soja n’est pas la nourriture du futur car il n’est pas assez performant en termes de ratio surface/calories. J’aime beaucoup le tofu, le miso, le tamari et j’apprécie parfois de manger de la viande d’animaux nourris avec du soja, mais il y a de plus un autre problème avec le soja, tout aussi bien d’ailleurs qu’avec la pomme de terre. Ni l’un, ni l’autre ne produisent beaucoup de carbone. Vous obtenez à peu près 2,5 kg de matière compostable sèche avec une culture de soja ou de pomme de terre sur une parcelle de 10 m2 alors qu’il nous est nécessaire de produire entre 7,5 kg et 15 kg de matière sèche compostable sur une parcelle de cette surface afin de générer une fertilité du sol qui soit durable. Ainsi, afin qu’un régime alimentaire fondé sur la pomme de terre soit viable quant à l’aspect de la durabilité, il est nécessaire de cultiver six autres planches d’une culture tel que le maïs, parce que cette plante peut produire assez de carbone pour la surface sur laquelle il croît. En fait, le maïs peut même en produire assez pour le double de la parcelle sur laquelle il croît, et peut-être même plus. Cette performance dans la capacité de produire du carbone est essentielle. Dans le futur, une agriculture et un jardinage générateurs de carbone seront les seules issues de secours pour assurer la fertilité des sols. De plus, une agriculture et un jardinage générateurs de calories seront essentiels à l’équilibre nutritionnel et ce sont les plantes à racines qui permettront en grande partie de produire ces calories.

    Venons maintenant à encore plus de détails car je souhaite réellement aiguiser votre appétit à faire croître des plantes à grains en voie d’extinction. Je souhaite que vous puissiez cultiver toutes les plantes en danger d’extinction : les légumes, les baies, les noix, les fruits et en plus les plantes à grains. Qu’en est-il du sorghum? Ce n’est pas une plante parfaite et sa culture peut entraîner des effets négatifs que nous n’avons pas le temps d’approfondir. Néanmoins, le sorghum a la capacité de produire, dans des conditions dures et sèches de culture, assez de carbone pour lui-même et, en fonction des variétés, assez de carbone pour une fois, deux fois, trois fois et parfois quatre fois plus de surface que la parcelle sur laquelle il croît. Il va nous falloir des plantes pour contre-balancer les laitues, les radis et les tomates qui ne produisent pas suffisamment de carbone pour leur propre fertilité de sol. Il existe quelques variétés de sorgho au potentiel intéressant tels que Santa Fe, Black Kaffir et Lesotho. La variété Lesotho est particulièrement intéressante parce qu’elle est bonne à manger et qu’elle produit beaucoup de carbone. Dans le futur, alors que la planète se désertifie de plus en plus, il va être essentiel de prendre en considération non seulement la production de carbone et de calories en relation avec les paramètres de la surface et du temps mais aussi en relation avec le paramètre de l’eau. Il existe, par exemple, une espèce de millet japonais pour gourmet qui croît en 45 jours et qui utilise 1/3 de l’eau utilisée par d’autres plantes à grains ou céréales. Ainsi, en très peu de temps ce millet produit autant de carbone et de calories que ce que produisent d’autres plantes à grains en beaucoup plus de temps. Peut-être pourriez-vous tenter la culture de cette espèce dont il est peu aisé d’obtenir des semences : on en connaît, cependant, une trentaine de variétés.
    C’est sans doute parce qu’elle utilisait des pratiques d’agriculture Biointensive que la culture Maya survécut, il y a à peu près un millénaire, alors que les autres cultures s’effondrèrent. Des recherches récentes ont mis en valeur que les régions de la culture Maya qui survécurent le plus longtemps furent de petites communautés de production alimentaire à l’image de ce que nous faisons dans nos jardins et de ce que beaucoup de jardiniers réalisent dans leurs jardins. Nous avons la possibilité de sauver des semences, de créer du sol et de produire nos aliments durant une période de l’évolution du monde pour laquelle ces trois aspects vont devenir essentiels. Nous allons être ainsi capables de transformer la pénurie en abondance.

    Les pratiques Biointensives sont constituées des éléments suivants :

    * Tout d’abord, nous préparons le sol en le travaillant sur 60 cm de profondeur, au lieu de 15 cm de profondeur tel que le fait l’agriculture, en faisant pour ainsi dire du quadruple bêchage. La finalité est d’améliorer la structure du sol et lorsqu’elle est améliorée, il n’est plus nécessaire de réaliser un double bêchage. Il est ensuite suffisant d’ameublir le sol sur 5 cm et de travailler en surface.

    • Secondement, nous utilisons du compost. Si vous avez dans la main un morceau de compost de la taille d’une grosse pièce de monnaie, ce que vous tenez est approximativement 6 milliards de formes de vie microbienne. Que la Force soit avec vous!
    • Troisièmement, du fait que le sol soit travaillé très en profondeur, ce qui permet aux racines de s’étendre en profondeur plutôt que vers la périphérie, et du fait de la fertilité générée par le compost et la vie microbienne, nous pouvons planter nos plantes de façon si rapprochée que leurs feuilles se touchent quasiment. Lorsque les plantes sont mâtures, le rendement est de deux à six fois supérieur, en comparaison avec une pratique conventionnelle de jardinage. Le résultat semble être une scène de la nature plutôt qu’un tableau de peinture abstraite plein de petits déserts entre les rangs. La racine est l’organe de contrôle de la plante. Dans les années 1950, le Professeur Snyder de l’Université de Californie à Berkeley, découvrit que lorsque l’on améliore la vitalité des racines, de la plupart des plantes cultivées traditionnellement dans nos champs, dans une toute petite mesure, de 2 à 4 %, la productivité de ces plantes peut augmenter de deux à quatre fois. Une petite amélioration du système racinaire génère une très grande augmentation de productivité et de nutrition. Pour résumer, le troisième élément est donc un espacement très serré, parce que les racines des plantes ont la capacité de s’étendre en profondeur plutôt que de façon horizontale.
    • Quatrièmement, nous pouvons mettre en oeuvre le compagnonnage des plantes. C’est une association de culture des plantes qui croissent mieux ensemble que séparément. Par exemple, les haricots verts et les fraises croissent plus harmonieusement ensemble que séparément. Il en est de même avec les laitues pommées qui ont une meilleure saveur lorsqu’on les associe avec des épinards, à raison d’un plant d’épinard pour quatre têtes de laitues. Elles ont de plus une meilleure saveur lorsqu’on les cueille tôt le matin avant même que le soleil ne se lève, non pas avant que le soleil levant les effleure mais plutôt avant que le soleil ne se lève.
    • Cinquièmement, ces pratiques agricoles Biointensives constituent un système global. Il ne suffit pas de préparer un sol épuisé sur 5, ou 10, ou 15 cm et de placer les plantes de façon très serrée. Si vous n’utilisez pas de compost, le système ne peut pas fonctionner.
    • Le sixième point concerne la production de carbone à la ferme ou dans le jardin.
    • Le septième point concerne la production de calories pour un équilibre nutritionnel total.
    • Le huitième point qui est le dernier, mais non le moindre, concerne l’utilisation de semences de variétés fixées, afin de promouvoir la protection de la diversité génétique.

    Ce que j’aimerais que vous fassiez maintenant est que vous placiez vos mains en face de vous et que vous les teniez en coupe ouverte. Fermez vos yeux. Candide a dit et je vais le paraphraser : “Le monde entier est un jardin et quel endroit magnifique ce pourrait être si chacun d’entre nous prenait soin de notre partie de monde, à savoir notre jardin.” La Terre est notre jardin et tout cela peut faire un monde de différence!

    Voici un résumé des tableaux graphiques présentés par le conférencier. La surface indiquée est la surface de terre cultivée par année et par personne, en fonction des régimes alimentaires.
    John Jeavons précise que, déjà, de nombreux pays du Tiers-Monde ne peuvent irriguer que 450 m2 par année et par personne.

    Agriculture mécanisée, biologique ou chimique aux Etats-Unis.

    Régime très carné : 9350 m2 par année et par personne.
    Régime moyen : 4700 m2 par année et par personne.
    Régime végétalien : 1100 m2 par année et par personne.

    Agriculture des pays du Tiers-Monde.

    Régime moyen en 1988: 2420 m2 par année et par personne.
    Régime moyen en projection de l’an 2000 : 1760 m2 par année et par personne.
    Régime moyen en projection de l’an 2014 : 990 m2 par année et par personne.

    Agriculture biointensive.

    Avec des rendements moyens et un régime végétalien: 440 m2 par année et par personne.

    Conférence de John Jeavons donnée durant le Rassemblement annuel du Seed Savers Exchange. USA.
    Eté 1998.
    Traduction de l’anglais de Dominique Guillet.


    John est également l’auteur d’un célèbre ouvrage, publié à 300 000 exemplaires : How to grow More vegetables

    Pour le contacter :
    Ecology Action
    5798 Ridgewood Road
    Willits, CA 95490. USA
    Phone: (707) 459-0150
    e-mail: bountiful@sonic.net
    Web site: http://www.growbiointensive.org

     
c
créer un nouvel article
j
message suivant/commentaire suivant
k
message précédent/commentaire précédent
r
reply
e
modifier
o
afficher/masquer les commentaires
t
Remonter
l
go to login
h
afficher/masquer l'aide
shift + esc
cancel
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 93 followers