Paysans et Mangeurs au cœur de notre agriculture
Conférencier : Roméo Bouchard, coalition SOS Pronovost et ex-président de l’Union paysanne
Malgré l’échec appréhendé de la réforme Pronovost et l’emprise croissante à prévoir de l’industrie agroalimentaire, est-il encore possible de nous réapproprier nos terres et notre nourriture par un plan de souveraineté alimentaire dans chaque territoire, y compris les territoires urbains? Nous sommes en train de céder nos terres et notre agriculture à des consortiums, dont les dirigeants sont à l’étranger le plus souvent, qui les exploiteront de plus en plus aux fins de leurs projets commerciaux mondiaux. D’ailleurs, le recul du gouvernement sur la réforme Pronovost ne fait que laisser le champ libre à ces intégrateurs qui avalent nos fermes locales et indépendantes les une après les autres. Monsieur Bouchard nous présentera un modèle de réappropriation de nos terres agricoles par les communautés locales et régionales et du citoyen-mangeur, qui occupe un rôle prépondérant par rapport à celui de l’agrobusiness préconisé dans le Livre vert publié cet été.
- Quand : Jeudi 13 octobre à 19h15
- Lieu : 870, av. Salaberry, salle Michel Jurdant (322) Québec- Canada
- Contribution volontaire de 2$ à 5$
- Les AmiEs de la Terre de Québec
- Origine de l’information >>> ICI
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SOS-Pronovost Une nouvelle coalition d’agriculteurs et de citoyens prend la défense du Rapport Pronovost |
SOS-Pronovost
Coalition pour la mise en œuvre du rapport Pronovost sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois.
Une coalition réunissant plusieurs groupes importants d’agriculteurs, de consommateurs, de citoyens et d’écologistes, donc à la fois les volets agriculture, alimentation, environnement et santé, pour défendre le Rapport Pronovost et exiger du Gouvernement sa mise en œuvre sans délai. vous pouvez vous joindre à cette Coalition* qui entend veiller et intervenir jusqu’à ce que le virage agricole préconisé par le Rapport Pronovost soit mis en œuvre. Vous pourrez suivre les démarches de la Coalition et consulter ses documents sur ce site. Lire la suite …
Rapport Pronovost – Vers la ferme nouveau genre
« Répondre à l’appel des consommateurs québécois en faveur de produits différenciés à haute qualité nutritive »
La question du financement est évidemment le nerf de la guerre. En ce sens, l’État a un rôle essentiel à jouer pour stimuler cette créativité agroalimentaire. «Il importe de soutenir, de manière plus tangible que nous ne l’avons fait jusqu’ici, les fermes différentes qui ont décidé de répondre à l’appel des consommateurs québécois en faveur de produits différenciés à haute qualité nutritive, de mettre en valeur les terroirs, de pousser les spécialités de niche, d’accroître la production biologique, d’étendre les appellations contrôlées, etc.», expliquent les auteurs du rapport.
Le document, fruit d’une longue réflexion alimentée par plus de 700 mémoires, une tournée des régions et diverses autres consultations, souligne d’ailleurs les retombées positives pour des régions qui en ont bien besoin. «L’accompagnement de cette agriculture dite émergente est requis au nom de l’innovation dont elle fait preuve, de sa contribution à la diversification de la production agricole et du potentiel qu’elle présente pour la revitalisation de plusieurs collectivités rurales.»
Or, jusqu’à maintenant, constate-t-on, «le soutien aux entreprises agricoles de petite taille est largement déficient et les entrepreneurs qui veulent démarrer une telle entreprise éprouvent de grandes difficultés à la développer». Autre chose? «Les productions en émergence, celles qui peuvent contribuer à la diversification de la production agricole, sont peu soutenues par la recherche, le transfert technologique, les services-conseils, la formation et l’aide financière.»
Le diagnostic est on ne peut plus clair et est accompagné de propositions pour revoir en profondeur le système d’aide financière aux agriculteurs, ce qui ouvrirait la porte aux petits producteurs et à l’agriculture biologique. «Une très bonne idée», affirme Benoît Girouard. Il explique qu’actuellement, «le gouvernement accorde plus de 300 millions de dollars par année aux grands producteurs de porc, de maïs, de vaches et de veaux, contre un maigre million à ceux qui se consacrent au bio. C’est un scandale».
Le porte-parole de l’Union paysanne salue les recommandations du rapport Pronovost sur l’aide financière, estimant que de telles réformes sont essentielles. Présentement, laisse-t-il tomber, «les 1000 fermes qui font du biologique se retrouvent le plus souvent avec zéro dollar de subvention». Le rapport Pronovost relève lui aussi cette lacune: «Les producteurs biologiques, par exemple, ont dû expérimenter eux-mêmes, et à leurs frais, l’efficacité de certaines méthodes de production ou de commercialisation.»
Résultat? Alors que la demande augmente, le nombre de fermes stagne dans la province. Or, indique M. Proulx, la demande pour des produits plus fins et de meilleure qualité ne peut qu’augmenter, et ce, au Québec comme ailleurs dans le monde.
Retour à la terre
Conséquence surprenante de l’arrivée massive des «baby-boomers» à l’âge de la retraite, M. Girouard croit que ceux-ci pourraient être nombreux à effectuer une sorte de retour à la terre en se lançant dans de petites productions biologiques, de produits du terroir, etc. Bref, si le gouvernement leur offre des conditions propices au démarrage de ce type d’entreprises, le porte-parole de l’Union paysanne prédit «un boom» rural très bénéfique pour le Québec.
Afin de stimuler cet essor des campagnes, Jacques Proulx presse l’État d’assouplir la Loi sur la protection du territoire agricole, dans le sens où l’entend M. Pronovost dans son rapport: «Les règles du jeu actuelles rendent difficile l’aménagement d’un gîte du passant, d’une table champêtre, d’une école d’équitation ou d’un atelier de petite transformation alimentaire en territoire agricole, parce que ces activités ne sont pas spécifiquement agricoles.» Pourtant, à peine plus de 50 % du territoire agricole est utilisé à des fins de production agricole, et une bonne planification de l’utilisation du territoire pourrait facilement anticiper les problèmes de cohabitation que ces activités pourraient soulever, croit M. Proulx.
Le territoire agricole pourrait par exemple servir d’assise à des activités à caractère touristique, à l’agroforesterie, à des commerces de produits du terroir, à des activités de transformation alimentaire, à la production de produits non alimentaires et d’énergie, et à plusieurs autres usages compatibles avec le maintien d’une agriculture dynamique. Cette approche devrait aussi permettre l’installation de fermes sur de petites superficies, dans la mesure où les projets envisagés sont viables.
Reste que les changements contenus dans le rapport sont plus que majeurs, à l’image des défis qui attendent un secteur agroalimentaire bousculé, non seulement ici, mais à l’échelle planétaire. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’il en va de ce que l’on mange jour après jour, mais aussi de la pérennité de l’environnement, qui seul peut soutenir la vie. Et dans ce domaine, le temps presse, selon ce qu’ont affirmé tous les intervenants interrogés par Le Devoir.
Nature Québec, un regroupement d’organismes écologistes, a d’ailleurs vertement critiqué l’annonce récente faite par Laurent Lessard, le ministre de l’Agriculture, de la création de trois «chantiers» chargés de trouver des solutions aux problèmes mis en lumière dans le rapport Pronovost. «Dans sa trop courte réponse, le ministre n’aborde les questions environnementales et l’agriculture biologique que du bout des lèvres, et il continue de centrer son action autour de modèles industriels qui ne remplissent pas leurs promesses», a souligné Christian Simard, porte-parole du regroupement. Les craintes formulées par Nature Québec sont partagées par l’Union paysanne et Solidarité rurale du Québec.
L’attaché de presse du ministre, Jack Roy, se veut toutefois rassurant. Selon lui, le rapport est, pour le ministre Lessard, une véritable source d’inspiration. Il souligne d’ailleurs que les nouvelles formes d’agriculture font partie des priorités du ministre. «Le temps du changement est venu», fait valoir M. Roy, mais ce changement devra s’opérer «étape par étape», d’autant plus qu’il met en cause plusieurs ministères. Origine du texte >>> ICI
















Certains événements ne se racontent pas : ils se vivent puisqu’on y vient sans attentes, juste avec son coeur et le désir de créer un espace de guérison et de belles rencontres avec Soi et les autres. Celui de Noël était particulier : c’était une première, un saut dans l’inconnu d’un espace sacré habituellement réservé aux réunions familiales. Musique, danse, méditation et activités de guérison ont fait de cette nuit un long moment magique… Personne n’a vu le temps passer, la magie était au rendez-vous et tout le monde est reparti avec des cadeaux, pas de ceux emballés dans du papier : de ceux emballés dans de l’Amour…




Merci Bernard!