Mises à jour de avril, 2011 Toggle Comment Threads | Raccourcis clavier

  • Bernard Jean 9 h 24 mi on 28 April 2011 Permalien | Répondre
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    Attention, un deuxième Fukushima n’est pas exclu 

    Six semaines après le séisme et le tsunami qui ont causé un grave accident à la centrale nucléaire de Fukushima, le climat au Japon semble être à l’union nationale pour la reconstruction et la reprise du travail.

    Les grands médias japonais ont pris l’initiative de cette mobilisation et dénoncent, dans le même temps, le gouvernement et Tepco, l’exploitant de la centrale. Mais que faisaient-ils jusqu’à la veille de l’accident ? La publicité est leur ressource financière principale et les entreprises d’électricité ainsi que les constructeurs des centrales sont une bonne clientèle. Par ailleurs, de grands quotidiens ont mis à la “une” la communication ministérielle qui expliquait la nécessité et la sûreté de l’énergie nucléaire. Au Japon, pour parler du nucléaire civil (à l’opposé du nucléaire militaire), on a inventé l’expression d’”utilisation du nucléaire pour la paix”, que la presse n’a cessé de reprendre.

    Mais le pays n’affronte pas le problème fondamental, qui est de savoir pourquoi les Japonais ont construit, depuis quarante-cinq ans, plus de 50 réacteurs nucléaires, sans prendre en compte les failles sismiques sous-marines de l’Archipel ?

    Les Japonais ne peuvent pas s’excuser de n’avoir pas su. Le Japon n’est pas un régime soviétique, ni une dictature, mais un pays qui a des institutions démocratiques, des élections et une presse libres. Fukushima n’est pas le premier accident nucléaire. Des citoyens et des scientifiques ont tiré la sonnette d’alarme à maintes reprises, sans être écoutés. Dans ce pays où règnent l’ordre et le conformisme, les minorités ont du mal à se faire entendre. Les Japonais, dans leur majorité, ont cru volontiers les discours officiels sur la nécessité et l’avantage de l’énergie nucléaire parfaitement maîtrisée.

    Alors que faire des centrales qui sont en activité dans le pays ? Le Japon est situé au carrefour de trois grandes plaques tectoniques et, étant donné le manque de compétences et de crédibilité des autorités nucléaires japonaises, la probabilité d’un deuxième et d’un troisième Fukushima n’est pas impensable. Et le problème n’est plus seulement japonais : notre planète vit avec des bombes à retardement.

    Malgré les circonstances, la priorité du Japon est de rétablir son économie. Le PDG de Toyota, Akio Toyoda, a évoqué, devant ses employés, la nécessité de“travailler aussi dur que possible pour reconstruire le pays et soutenir la croissance” (Le Monde du 8 avril). Si l’accord est unanime pour reprendre le travail, le débat sur la sortie du nucléaire n’est pas visible : c’est précisément d’électricité qu’on manque le plus pour redémarrer la production.

    Suicide collectif

    Depuis le séisme, en France, on applaudit souvent la “dignité” des Japonais, qui se remettent au travail sans pleurer ni se plaindre ; autrement dit, cette “dignité” est à la fois une résignation (puisque c’est une catastrophe naturelle inévitable) et un effort collectif pour rebondir. Le système japonais qui cherche la croissance illimitée ne respecte pas les droits de la personne et il se moque éperdument de la planète. Le pouvoir est entre les mains de menteurs incompétents et irresponsables. C’est le résultat de soixante-cinq ans de démocratie japonaise.

    Le Japon est incapable de se regarder objectivement et de changer de l’intérieur. En outre, depuis le début de l’accident, l’énorme écart entre les informations étrangères et les informations japonaises est plus que choquant.

    Comme le Japon ne peut pas et ne veut pas changer de l’intérieur, il faudrait que s’exerce une pression de la communauté internationale pour que le Japon n’entraîner toute l’humanité dans un suicide collectif. Certains de mes amis français me disent que les Japonais ne sont pas seuls en cause. C’est vrai, mais cela n’excuse pas les erreurs humaines impardonnables. Et comme le Japon n’est pas le seul pays nucléarisé, la question se pose pour bien d’autres Etats.

    Les autorités politiques et industrielles internationales, la France en tête, qui sont impliquées dans le nucléaire, ont de bonnes raisons pour soutenir les centrales et admirer la “dignité” japonaise. Les citoyens du monde devraient, eux, tirer des leçons de cet accident honteux.

    Miho Matsunuma, historienne de la France contemporaine, maître de conférences à l’université de Gunma, à Maebashi (Japon)

    Article paru dans l’édition du 28.04.11

    Origine de l’article >>>

     
    • voiture occasion 5 h 58 mi on 9 novembre 2011 Permalien | Répondre

      Une triple catastrophe horrible. A ce moment la, j’ai vraiment cru que le sort s’acharnait… Des conséquences écologique, économiques et humaines bien lourdes pour une fichu centrale nucléaire.

  • Bernard Jean 19 h 08 mi on 14 April 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , , witente   

    La Witente : Unique et adaptée au climat québécois 

    La Witente est un nouveau concept «hybride» développé par Witente qui regroupe les avantages respectifs de la yourte, du tipi et de l’igloo. Unique et adaptée au climat québécois, grâce à sa forme et à son isolation, la Witente réinventent le chalet 4 saisons.

    Principales caractéristiques de la Witente :

    23,4′ de diamètre x 14′ de hauteur.
    Superficie au sol de 430 pied carrés (40 m2).
    Armature en bois teint.
    Puits de lumière de 6′ de diamètre.
    Porte en bois en forme d’ogive de facture artisanale.
    Deux (2) fenêtres thermos s’ouvrant de l’intérieur et munies de moustiquaires.
    Parois triple.
    Toile de recouvrement en PVC 18 oz, garantie 5 ans, offerte en blanc, rouge ou jaune.
    Isolant en astrofoil quatre saisons.
    doublure intérieure en coton traité (ignifuge, hydrofuge et contre les moisissures).
    Grande résistance au vent et aux intempéries.
    Plan de montage inclus.


    Informations complémentaires :

    La witente peut servir d’habitat permanent.
    Peut être montée sur un muret ou directement au sol.
    Plan fourni pour la fabrication de la plate-forme et du muret (2′ de haut).
    Le poêle à bois peut s’installer au centre ou le long de la paroi.
    Garantie 1 an sur la confection.
    Plate-forme, muret, transport et installation non inclus, mais disponibles sur demande.
    Taxes (si applicables) non incluses.


    8 500,00$

    Version 2 étages

     
  • Bernard Jean 20 h 24 mi on 8 February 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , , , palette   

    Maisons en palettes de bois 

    Origine de l’article >>> ICI

    17 janvier 2011 par Kat

    logement_palettes_bois.jpg

    Non, ne jetez pas vos palettes de bois ! Après les chaises en palettes de bois ou le bureau design en palettes de bois à Amsterdam, voici une maison en palettes de bois.

    C’est tout d’abord le résultat d’un prototype de logements rapides construit pour les populations ayant subi les catastrophes naturelles. Le but de l’opération était de réaliser un logement plus confortable et plus pratique qu’une simple tente. En effet, 80 palettes de bois suffisent à faire un logement pour un faible coût.

    La palette en bois est l’idéale selon les créateurs (i-Beam) car elle est robuste, peu coûteuse et se trouve facilement.

    maison_palettes_bois.jpg

    Aujourd’hui, la société i-Beam la développe également pour un logement préfabriqué à faible coût. Elle est modulaire ce qui permet des variations de structure dans le temps. Elle peut devenir une maison permanente avec l’ajout de plâtre, de contreplaqué, de chanvre etc… En fait, selon vos propres envies.

    palettes_bois_recyclees.jpg

    Les palettes sont polyvalentes, recyclables, durables et faciles à assembler. Le coût de transport est négligeable, car elles sont utilisées pour transporter des chargements de vêtements, de nourriture et de fournitures médicales dans les zones sinistrées.

    Voici également l’exemple d’un garage en palettes de bois devenu permanent :

    garage_palettes_de_bois.jpg

     
    • pilates exercises for back 2 h 31 mi on 5 janvier 2012 Permalien | Répondre

      I have read a few of the articles on your website now, and I really like your style of blogging. I added it to my favorites site list and will be checking back soon. Please check out my site as well and let me know what you think.

  • Bernard Jean 5 h 43 mi on 8 November 2010 Permalien | Répondre
    Tags : bovis, , pendule   

    Géobiologie à Québec 

    Bernard Jean vous propose des interventions à domicile de 2 heures à Québec pour harmoniser les logements et ses habitants

    À qui s’adresse la géobiologie ?

    Aux personnes ayant un projet de construction : particuliers, géomètres, architectes, urbanistes… Aux personnes désireuses d’améliorer la qualité de vie dans des bâtiments existants : particuliers, entrepreneurs, industriels, commerçants, exploitants agricoles, agents et élus de collectivités…

    Tarif

    1/ Harmonisation des habitations à votre domicile dans la ville de Québec.

    Préparation du travail sur plan à distance et intervention ensuite sur place d’une durée de 2 heures : 300 $ can (déplacement compris).

    Paiement par Paypal

    GÉOBIOLOGIE QUÉBEC

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    https://geobiologiequebec.wordpress.com/

    © 2010 Oser Être Soi

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  • Bernard Jean 11 h 23 mi on 31 October 2010 Permalien | Répondre
    Tags : architecture, ,   

    Micro maison 

    Microarchitecture, l’art de vivre dans 6,8 m2

    La micro compact home est une habitation compacte et légère pour une ou deux personnes : un cube de 2m60, habillé d’aluminium et inspiré des recherches aéronautiques et automobiles, les finitions intérieures pouvant être personnalisées. Son espace fonctionnel permet de répondre à tous les besoins quotidiens grace à la modularité de son intérieur, il contient des espaces fonctionnels pour dormir, travailler, manger, cuisiner et se laver.

    C’est le professeur britannique Richard Horden et des étudiants de l’Université de Munich qui ont créé la micro compact home. On peut envisager la micro-maison compacte comme logements d’étudiants, abri d’urgence, chambre d‘enfant délocalisée, appartement «short-stay» pour hommes d’affaires, , logement temporaire sur des parkings ou dans des sites en développement…

    La Mch est mobile, c‘est un produit autonome comme une voiture, avec un appareillage de communication et de sonorisation intégré et son système énergétique déjà entièrement pré-installé en usine.

    En réduisant la dimension d’une structure on réduit aussi la quantité de matière utilisée, la quantité d’énergie nécessaire à la production et au transport. Plus une structure est petite plus la quantité d’énergie nécessaire pour chauffer ou refroidir l’espace intérieur sera réduite.

    La Micro compact home coute de 25 000 à 34 000 euros selon les équipements (prix sortie d’usine, c’est à dire sans le transport, le montage…)

    Origine de l’article >>> ICI

    http://www.microcompacthome.com/

     
  • Bernard Jean 19 h 19 mi on 1 October 2010 Permalien | Répondre
    Tags : , , tipi, yourte   

    Wi-tente 

    Une habitation quatre saisons même pour des climats rigoureux, une surface habitable de 42 m2. Un nouveau concept entre la yourte et le tipi, une fabrication artisanale réalisée par Richard Legault à Charlevoix, dans la province de Québec au Canada.

    La Wi-tente est un nouveau concept développé par Wi-tentes regroupe les avantages respectifs de la yourte et du tipi.

    • 24′ de diamètre, structure en bois teint
    • Puit de lumière de 6′ de diamètre
    • Porte en ogive (2 portes françaises)
    • Inclus deux fenêtres
    • Le poêle à bois peut s’installer au centre ou le long de la paroi
    • Peut se monter sur un muret ou directement au sol
    • Isolant (Astrofoil développé par la NASA et ‘liner’ inclus)

    Une Wi-tente coûte environ 7500 $ Can, plateforme non-incluse mais disponible.

    Les habitations traditionnelles des nomades ont une apparence très simple, qualifiée parfois de rudimentaire. Les occidentaux, habitués aux constructions colossales qui jalonnent l’histoire de leur architecture ont longtemps méprisé ce type d’habitat. Mais aujourd’hui, on le redécouvre. Et comme pour tout ce qui constitue la vie des sociétés primitives ou rudimentaires, on s’aperçoit que leurs constructions n’ont rien de rudimentaire, mais qu’au contraire, elles sont l’aboutissement d’une extrême sophistication.

    D’un point de vue technique d’abord, car, avec une remarquable économie de moyens, elles ont réussi un tour de force en permettant à des peuples de vivre sous les climats les plus rudes de la planète, là où la technologie moderne ne parvient qu’à s’implanter qu’avec peine. Il est à noter que les caractéristiques des constructions nomades sont précisément celles que recherche l’architecture contemporaine : légèreté, souplesse, mobilité; et que les techniques constructives sont celles-là même que réinventent les ingénieurs; dômes, structures tendues, tentes-roulottes.

    Les habitations nomades jouent un rôle extrêmement important dans la vie spirituelle et sociale des peuples qui les utilisent. Elles répondent non seulement aux impératifs du milieu, mais aussi à des exigences symboliques et sociales. Les qualités de constructeur de ces peuples ont été poussées très loin, face aux contraintes climatiques les plus difficiles.

    Pour en savoir plus >>> ICI

    Vous pouvez essayer cette habitation isolée pour les 4 saisons au centre plein air du Mont Élan, capacité 6 personnes.

    http://www.montelan.ca/PageWeb/hebergement-WiTent.php#ongletUp

    Il est facile d’imaginer un village de Wi-tentes sur ce principe très simple, très économique, pour vivre dans des habitats circulaires en harmonie avec la Terre comme l’igloo, le tipi, la yourte.

     
  • Bernard Jean 13 h 13 mi on 13 September 2010 Permalien | Répondre
    Tags : , épuration, , lagunage   

    Le lagunage ou la phytoépuration 

    Le lagunage est une technique naturelle d’épuration des eaux basée sur la déseutrophisation. Il s’inspire des systèmes naturels d’épuration et filtration par des micro-organismes, des algues et des plantes aquatiques. Parfois, on fait aussi ruisseler l’eau au travers des racines de plantations d’arbres, éventuellement des saules traités en taillis coupés en courte rotation (Taillis à courte rotation). Origine du texte >>>

    Description

    Le lagunage consiste à établir un écoulement lent par gravité des eaux usées dans plusieurs bassins de rétention peu profonds en éliminant le risque d’infiltration dans les eaux souterraines.

    L’eau usée arrive d’abord dans les prétraitements : dégraisseurs, déshuileurs, dessableurs, etc. qui, comme leur noms l’indiquent, sont chargés d’éliminer les particules solides et les graisses.

    Les premiers bassins sont des bassins à micro-organisme, où est dégradée la matière organique (MO) contenue dans les eaux usées. L’eau transite ensuite dans des bassins moins profonds, à macrophytes (iris, roseaux, joncs…). Ceux-ci absorbent les éléments minéraux issus de la dégradation de la matière organique pour leur croissance.

    Cette technique présente la caractéristique de nécessiter une surface importante, entre 15 et 20 m² pour un volume de 50 m³ d’eau, voilà pourquoi on lui attribue la propriété extensive. Le temps de séjour doit être élevé (minimum 30 jours, voire plus). Les boues se concentrant sur le fond et intervenant dans la biologie du système ne doivent être évacuées qu’après quelques 5 à 10 années.

    Les lagunes de terre, pourvues de talus ayant une pente d’un tiers. Si une protection contre l’infiltration dans les eaux souterraines est nécessaire, les fonds et les remblais doivent être colmatés. Elles sont généralement rectangulaires.

    L’eau qui sort de ce système est conforme aux normes de la directive 91-271 du 21 mai 1999 concernant les paramètres d’épuration : DCO, DBO, MeS, Pt, Nk…

    Entretien

    Pour éviter toute contamination de l’eau, il faut faucarder les macrophytes chaque année, en automne. C’est l’un des principaux poste d’entretien des stations de lagunage. Les autres sont : un curage tous les 5 à 10 ans, un nettoyage hebdomadaire des pré-traitements, une tonte régulière des abords, et une surveillance hebdomadaire de l’ensemble de la station.

     
  • Bernard Jean 14 h 28 mi on 8 September 2010 Permalien | Répondre
    Tags : , toilettes sèches   

    Immeuble écolo et toilettes sèches 

    Origine du texte >>> ICI

    Le premier immeuble locatif totalement écolo à être bâti en Suisse sera équipé de toilettes sèches et ses habitants, réunis en coopérative, devront renoncer à leurs voitures individuelles.

    C’est ce rapporte le journal La Tribune de Genève dans son édition du 24 février.

    Tout d’abord, l’immeuble qui sera construit dans la localité de Cressy ne comportera aucune chasse d’eau. «Toutes les toilettes seront sèches et produiront du compost pour l’agriculture», indique le journal qui précise que l’«eau grise» du lavabo, de la lessive et de la vaisselle passera par un filtre de sable planté de roseaux, au bas de l’immeuble, avant de rejoindre directement le réseau des eaux claires. «Ainsi, les eaux usées de l’immeuble ne passeront pas par la case station d’épuration.»

    De plus, «grâce à sa structure, à son isolation, à une architecture tenant compte de l’ensoleillement, la consommation d’énergie sera réduite de 80%».

    Finalement, les habitants de la Coopérative Équilibre s’engagent à renoncer à leur voiture individuelle, avec un bémol, toutefois : deux à quatre véhicules collectifs seront mis à leur disposition. Enfin, l’immeuble comprendra plusieurs locaux communs afin de renforcer le «lien social». L’immeuble devrait accueillir ses premiers locataires à l’été 2010.

    D’ores et déjà, cette approche a commencé à faire des petits. «Un futur immeuble voisin, également coopératif, a décidé de limiter le nombre de voitures à une par appartement», ajoute La Tribune de Genève.

     
  • Bernard Jean 17 h 38 mi on 5 September 2010 Permalien | Répondre
    Tags : , , toilette sèche   

    Toilettes sèches en Suède 

    Afin de limiter les consommations en eau, la commune de Tanum (12.000 habitants), en Suède, a interdit depuis janvier 2002, l’installation de toilettes classiques dans la commune. Pour les nouvelles constructions et rénovations, il y a obligation d’opter soit pour des toilettes sèches, soit pour des toilettes à séparation urine-matière fécale.
    Depuis 3 ans, des centaines de maisons sont désormais équipées par ces nouveaux WC respectueux de l’environnement, ainsi que la bibliothèque municipale et le lycée local. Ceux qui ont des toilettes à séparation voient leurs urines collectées par des agriculteurs qui l’utilisent ensuite comme engrais. La matière solide est soit évacuée, soit compostée. D’autres villes de Suède sont actuellement en train d’étudier une réglementation similaire.

    Les toilettes sèches c’est quoi ? Le principe est simple. Une toilette sèche se différencie d’une toilette à chasse d’eau par le simple fait qu’elle n’utilise pas d’eau. A la place, on recouvre les déjections d’une litière sèche généralement carbonée. Tout ce qui est disponible localement convient : sciure de bois, copeaux, paille ou foin séché et broyé, chanvre en paillettes, balle d’avoine… On les appelle aussi toilettes à compost car on valorise ensuite le potentiel fertilisant des urines et des matières fécales. La présence d’une base carbonée comme la sciure évite le développement d’odeurs désagréables. Certains esprits inventifs vont même jusqu’à connecter la prise d’air de leur VMC sur le réceptacle de la toilette sèche, assurant ainsi l’assèchement partiel des matières et permettant de diminuer le nombre de manipulations pour évacuer le mélange fèces + copeaux.

    Une chasse d’eau consomme de 1.5 l (cas rare mode économique sur toilette très économique) à 12 l pour une chasse d’eau “normale” d’une toilette “gaspi”.

    Un minimum de 8 m3 d’eau par an et par habitant dans nos toilettes. En prenant pour hypothèse raisonnable trois chasses d’eau par jour (2 chasses d’eau de 6 l correspondant à la chasse d’eau “économique” d’une toilette normale et une chasse d’eau de 10 l) et par habitant, la généralisation des toilettes sèches permettrait une économie de 22 litres d’eau par jour et par habitant soit 8 m3 d’eau par an par habitant, (32 m3 pour une famille de 4 personnes).

    Outre que les toilettes sèches permettent de diminuer de manière importante la consommation d’eau, en diminuant les rejets vers les stations d’épuration, les toilettes sèches permettent d’améliorer la qualité d’épuration des eaux (moins de matière organique dans les eaux à épurer = meilleure qualité des eaux épurées). Dans l’idéal, seules les eaux grises devraient être traitées en station d’épuration à défaut d’un traitement individuel. Et la production de compost chez les particuliers disposant d’un jardin diminuerait l’utilisation des engrais, tout en amendant les sols.

    Actuellement les toilettes sèches concernent environ 1500 foyers en France, à comparer aux 30 millions d’habitations, il nous reste une marge de progression importante et si, faute d’eau en quantité suffisante, 80% des toilettes sont sèches dans le monde, certains pays ‘développés’ (riches) sont nettement en avance sur nous. En Suède, la commune de Tanum (12000 habitants) a interdit depuis Janvier 2002 l’installation de toilettes classiques dans la commune pour les nouvelles constructions et les rénovations. Depuis 3 ans, des centaines de maisons sont équipées de ces nouveaux WC respectueux de l’environnement, ainsi que la bibliothèque municipale et le lycée local. D’autres villes de Suède sont actuellement en train d’étudier une règlementation similaire. A noter que le premier congrès sur les toilettes sèches s’est tenu en 2003 à Stockholm, la capitale suédoise.

    De plus, il est parfaitement possible de coupler les toilettes sèches avec le lombricompostage, les lombrics assurant un compostage rapide (quelques semaines) et une neutralisation des éléments pathogènes. Les streptocoques et staphylocoques passant par le système digestif d’un lombric sont éliminés. L’utilisation du compost sans phase exothermique (la réaction de production de chaleur que l’on retrouve dans les tas de fumier ou dans les tas de tontes d’herbe et qui permet une pasteurisation du compost avec élimination des germes) est alors possible.

    Cas particulier des toilettes sèches en France

    Les toilettes sèches enfin légales !
    Petit extrait du journal officiel du 9 octobre 2009

    Par dérogation à l’article 3, les toilettes dites sèches (sans apport d’eau de dilution ou de transport) sont autorisées, à la condition qu’elles ne génèrent aucune nuisance pour le voisinage ni rejet liquide en dehors de la parcelle, ni pollution des eaux superficielles ou souterraines.

    Les toilettes sèches sont mises en œuvre :

    • soit pour traiter en commun les urines et les fèces. Dans ce cas, ils sont mélangés à un matériau organique pour produire un compost ;
    • soit pour traiter les fèces par séchage. Dans ce cas, les urines doivent rejoindre la filière de traitement prévue pour les eaux ménagères, conforme aux dispositions des articles 6 et 7.

    Les toilettes sèches sont composées d’une cuve étanche recevant les fèces ou les urines.
    La cuve est régulièrement vidée sur une aire étanche conçue de façon
    à éviter tout écoulement et à l’abri des intempéries.
    Les sous-produits issus de l’utilisation de toilettes sèches doivent être valorisés
    sur la parcelle et ne générer aucune nuisance pour le voisinage, ni pollution.

    Sciures de bois

    Toilette séche

    Ustensiles en acier inoxydable

    Composteur


     
  • Bernard Jean 13 h 33 mi on 27 August 2010 Permalien | Répondre
    Tags : Andalousie, Espagne, Marinaleda,   

    Marinaleda, un village andalou 

    Origine du texte ICI >>>

    Marinaleda est une commune d’Espagne, dans la province de Sévillecommunauté autonome d’Andalousie. Son fonctionnement est pensé comme une globalité.

    «Avineda de la libertad», «calle Ernesto che Guevara», «Plaza Salvador Allende», «Paz, Pan y Trabajo», « Apaga la TV, enciende tu mente»«Una Utopia hacia la Paz» etc. ce sont là les noms de rues, de places et des slogans d’un village andalou non loin de Cordoba et de Sévilla que le visiteur étranger découvre au bout d’une route sinueuse au milieu des champs d’oliviers, de blé coupé et grillé par le soleil.

    L’artère principale de la petite ville de près de 3 000 habitants mène tout droit à la mairie (Ayuntamiento) dirigée par Juan Manuel Sánchez Gordilloqui a gagné toutes les élections à une large majorité et ce depuis plus de trente ans.

    Juan Manuel est un homme simple qui reçoit les visiteurs dans son bureau, où trône un grand portrait d’Ernesto Che Guevara, spontanément et naturellement sans rendez-vous ni protocole aucun. Il n’hésite pas à quitter son bureau pour montrer les maisons blanches situées juste en face de la mairie et construites collectivement par les habitants eux-mêmes sur des terres offertes quasi gratuitement (15,52 euros par mois) par la commune. Celle-ci met également à leur disposition l’aide d’un architecte et d’un chef de chantier. La région, elle, apporte le gros matériel de construction. Promoteurs immobiliers, spéculateurs et autres parasites n’ont pas leur place ici. Le logement cesse ainsi d’être une marchandise et devient un droit.

    Juan Manuel parle avec enthousiasme et fierté des nombreuses réalisations des habitants de sa commune, chiffres et graphiques à l’appui.

    Le barman du café «La Oficina», qui se trouve un peu plus loin de la mairie, nuance quelque peu les propos du maire mais confirme, pour l’essentiel, les avancées sociales de la ville notamment l’octroi des terres pour celles et ceux qui ont besoin d’un logement, préoccupation première des espagnols. Il confirme également l’absence totale de la police, symbole de la répression étatique.En effet, les habitants n’éprouvent aucun besoin de recourir à ses «services». Ici les problèmes de criminalité, de délinquance, de vandalisme etc. sont absents. Ils pensent gérer et régler eux-mêmes les problèmes qui peuvent éventuellement surgir entre eux. En tout cas depuis le départ à la retraite du dernier policier, ils n’ont pas jugé utile de le remplacer.

    En face de « La Oficina» se dresse un bâtiment sur lequel on peut lire «Sindicato de obreros del campo» et « Casa de cultura». Mais cette grande salle fait également office de café, bar et restaurant. C’est un lieu d’échanges, de débats, de fête et de convivialité. C’est là aussi que se retrouvent, dès l’aube, les travailleurs agricoles pour un petit déjeuner collectif avant de partir ensemble pour une journée de travail de 6h30 dans les champs d’«El Humoso» à 11 kilomètres du village.

    Cette terre andalouse, travaillée collectivement aujourd’hui, est témoin d’un passé chargé de tant d’actions, d’occupations, de manifestations, de grèves, de marches et de procès devant les tribunaux. Et c’est grâce à cette lutte très dure et réellement populaire que cette terre (1 200 hectares) fut arrachée à un aristocrate de la région, le Duc de l’Infantado. Dans cette Andalousie profonde les femmes, malgré les pesanteurs sociales et les préjugés, ont joué un rôle déterminant dans ce combat pour que la terre appartienne à celles et ceux qui la travaillent.

    Aujourd’hui «ces terres ne sont la propriété de personne sinon de toute la communauté de travailleurs» comme le disent les habitants du village.

    Mais pour ces ouvriers, il ne s’agit pas seulement de récupérer les terres, mais aussi de construire «un projet collectif dont l’un des objectifs est la création d’emplois et la réalisation de la justice sociale».

    C’est ainsi qu’est nél’ensemble des coopératives qui produisent et distribuent une série de produits agricoles de grande qualité exigeant en même temps une main-d’œuvre abondante: huile d’olive, conserves d’artichauts, de poivrons rouges, de fèves etc. Les producteurs directs de ces richesses travaillent du lundi au samedi pour une rémunération journalière de 47 euros et ce quelque soit leur poste et leur statut. Ici il n’ y a ni patron, ni actionnaires, ni dividendes à distribuer. Le surplus dégagé est réinjecté dans l’entreprise commune dans l’espoir de créer davantage d’emplois et permettre ainsi à tout le monde de travailler conformément à leur projet collectif. Ils tentent de mettre l’économie au service de l’homme et non au service du profit. Le chômage, ici, est quasi inexistant alors qu’il dépasse les 25 % de la population active en Andalousie et 20 % dans toute l’Espagne!

    A «El Humoso», les ouvrières et les ouvriers parlent avec une certaine émotion de leur coopérative, de leur travail, de leurs produits, de la solidarité et de la convivialité qui règnent entre eux. Mais, ils évoquent également leur crainte de voir leur unité se fissurer à cause de leurs ennemis qu’ils pensent nombreux dans la région voire dans toute l’Espagne. Il se dégage de leurs récits beaucoup de conviction et beaucoup d’humanité.

    Manolo, un ouvrier de la coopérative, parle avec affection, comme s’il s’agissait d’une personne, de la machine à extraire de l’huile d’olive dont il s’occupe. Il n’hésite pas à expliquer son fonctionnement, l’entretien qu’elle nécessite etc. à tous les visiteurs. Il parle également avec respect de son compagnon de lutte, le maire Juan Manuel qu’il considère comme «el ultimo», le dernier, à ses yeux, de cette catégorie d’hommes capables de relever un tel défi et de confondre dans un même mouvement pensée et pratique. Manolo évoque aussi la vie d’ascète que mène l’édile du village, les arrestations et les tracasseries judiciaires qu’il a subies et l’attentat auquel il a échappé. Manolo invite avec insistance le visiteur à revenir à la coopérative au mois de décembre ou janvier pour admirer le travail d’extraction de l’huile d’olives.

    Mais au village il n’ y a ni hôtel, ni hostal pour un éventuel séjour. Toutefois la municipalité met gracieusement des pavillons à la disposition des visiteurs qui peuvent également, s’ils le désirent, partager le logement de quelques habitants pour une somme symbolique comme chez Antonio dans l’avenue principale de la petite ville. Antonio accueille chaleureusement ses hôtes avec qui il aime parler de l’originalité de son village et semble heureux d’y vivre: «pour l’instant, disait-il, nous vivons en harmonie ici».

    Vivent également en «harmonie» avec les habitants du village, les travailleurs immigrés eux aussi embauchés à la coopérative d’ «El Humoso». Selon les dires du barman du local syndical ces hommes et ces femmes font partie intégrante de la communauté des travailleurs et participent comme les autres aux décisions prises dans les assemblées générales. En effet ces fameuses assemblées se tiennent dans une grande salle attelée au local syndical où traînent à côté des chaises blanches en plastique tout sorte de vaisselle et de couverts stockés là probablement en attente d’une prochaine fête populaire. La salle est également ornée d’un immense et splendide tableau sur lequel on peut voir des hommes et des femmes en lignes serrées précédés de deux hommes et d’une femme portant un enfant dans ses bras, tous marchent vers la même direction. «Aujourd’hui à 20h30, assemblée générale au local syndical», c’est par ce message, diffusé inlassablement par une camionnette qui sillonne toutes les rues de la petite ville, que les habitants sont conviés au rassemblement pour décider de leurs affaires.

    Ils organisent également ce qu’ils appellent les «dimanches rouges» où des volontaires se chargent gratuitement, entre autres, de nettoyer et d’embellir leur commune: entretien des allées et jardin publics, plantation d’arbres etc. La petite ville est non seulement l’une des plus sûre mais aussi la plus propre de la région!

    Le village est relativement riche en équipements collectifs comparativement aux communes avoisinantes. Les habitants peuvent se baigner durant toute la saison estivale dans la piscine municipale pour la modique somme de trois euros. La garderie pour enfants ne leur coûte que 12 euros par mois repas compris. Le complexe sportif «Ernesto Che Guevara», bien entretenu,leur permet de pratiquer plusieurs sports comme par exemple le football, le tennis ou encore l’athlétisme.

    Durant l’été, les habitants assistent régulièrement à la projection de films en plein air dans le parc naturel. Débats, conférences, films et soutien aux peuples opprimés notamment ceux qui sont injustement privés de leur territoire font partie de la vie culturelle et politique du village. Juan Manuel porte souvent d’ailleurs, ostensiblement, l’écharpe palestinienne!

    Le sport, la culture, les fêtes etc. sont des droits ouverts à tous comme le travail et le logement. Le développement tant matériel qu’intellectuel de chaque individu reste, ici, la condition du développement de tous.

    Allez donc à Marinaleda voir et vérifier la réalité de cette «utopie». Allez à la rencontre de ces hommes et de ces femmes admirables qui ont réussi grâce à leur travail au jour le jour et à leurs convictions à construire , dans un océan d’injustices, de malheurs et d’asservissement, une société différente. Le capitalisme par ses crises à répétition et le danger qu’il représente pour l’homme et la nature n’a pas d’avenir. L’exemple concret et réussi de Marinaleda montre qu’une autre société est possible.

    Mohamed Belaali

    Pour plus d’informations >>>

     
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