Mises à jour de février, 2012 Toggle Comment Threads | Raccourcis clavier

  • Bernard Jean 1 h 23 mi on 8 February 2012 Permalien | Répondre
    Tags : aliments, expo   

    Expo manger santé et vivre vert 

    Image

     
  • Bernard Jean 22 h 08 mi on 18 January 2012 Permalien | Répondre
    Tags : . dons,   

    Partager, donner et recevoir. Je recherche un ordinateur usagé… 

    Je recherche pour une amie qui développe un projet pour soutenir les personnes qui veulent arrêter de fumer, un ordinateur pour lui permettre de gérer son projet et son site internet. Son ordinateur actuel qui a plus de 15 ans n’est plus du tout utilisable.

    Si vous avez un ordinateur usagé à donner qui ne sert plus, Mac ou PC, portable ou fixe, cela pourrait l’aider énormément pour promouvoir son activité.

    Cette personne habite dans la ville de Québec.

    Merci,

    Pour me contacter : oseretresoi@me.com

     
  • Bernard Jean 20 h 00 mi on 28 December 2011 Permalien | Répondre
    Tags : cinéma   

    La magie du cinéma 

    Je viens de voir un film vraiment hors des normes, le meilleur des films que j’ai vu depuis plus de 10 ans. Tout est parfait. Magique…

    THE ARTIST

    À voir et à revoir, c’est sublime. Voici le commentaire que j’approuve entièrement de Canoe.ca.

    Bernard

    Le tandem Jean Dujardin-Michel Hazanavicius avait déjà fait ses preuves avec les OSS 117, deux comédies hilarantes et irrévérencieuses qui avaient fait un tabac sur les écrans.

    L’acteur et le cinéaste français frappent encore plus fort cette fois-ci avec le brillant et élégant The Artist, un petit bijou de film muet en noir et blanc qui risque fort de se frayer un chemin jusqu’aux Oscars.

    Hollywood, 1927. À la belle époque du cinéma muet, George Valentin (Jean Dujardin) est la star hollywoodienne par excellence, traînant de film en film son sourire ravageur et son fidèle petit chien savant qui l’accompagne dans chacun de ses aventures.

    Confiant de son succès et de sa popularité, Valentin est loin de se douter que la fin de son règne approche. Il rigole, même, quand son producteur (John Goodman) lui montre des premiers extraits de ce qu’il voit comme le «futur» du 7e art, le cinéma parlant.

    Puis, un matin, Valentin trouve son plateau de tournage désert et apprend que le studio qui l’emploie a décidé de stopper la production de films muets pour se tourner exclusivement vers le cinéma parlant.

    On lui apprend du coup qu’on a besoin de nouveaux talents pour lancer ce nouveau médium et que les «vieux» acteurs du muet sont maintenant dépassés.Exit, donc, le beau George Valentin.

    George Valentin tentera en désespoir de cause de produire lui-même un autre film pour prouver que le muet a encore sa place, mais il devra rapidement se rendre à l’évidence. Le public n’en a désormais plus que pour les nouvelles vedettes du cinéma parlant, dont la jolie et pétillante Peppy Miller (Bérénice Béjo), une ancienne figurante à qui l’ancienne star du muet a jadis accordé une première chance.

    Sans contrat et sans argent qui rentre, Valentin sombrera rapidement dans l’oubli, dans la dépression et dans l’alcool.

    UNE CÉLÉBRATION DU CINÉMA

    En cette époque où Hollywood envahit les écrans de productions en 3D gonflées de bruyants effets spéciaux, l’idée de réaliser un film muet en noir et blanc pouvait paraître casse-gueule, voire suicidaire.

    Or, le réalisateur Michel Hazanavicius parvient, malgré les contraintes, à signer un vrai divertissement grand public, brillant et franchement irrésistible.

    Car ce film fou et audacieux dépasse le cadre de l’exercice de style. Bourré de trouvailles géniales, de clins d’oeil amusants à quelques classiques, The Artist se révèle un hommage magnifique à l’âge d’or du cinéma hollywoodien et une célébration du 7e art en général.

    Sans dire un mot (ou presque), Jean Dujardin livre une performance éblouissante, passant du rire à l’émotion avec un naturel étonnant. À ses côtés, la merveilleuse Bérénice Béjo illumine l’écran.

    Les acteurs américains John Goodman et James Cromwell sont également convaincants dans les rôles respectifs d’un producteur cruel et d’un chauffeur fidèle.

     
  • Bernard Jean 2 h 39 mi on 20 December 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , ,   

    Un café “expresso” avec une machine très simple 

    Buy PressoNous allons continuer sur le thème du café. Je vous propose aujourd’hui une machine très simple pour faire un “expresso” authentique. J’utilise cette machine depuis 7 ans et je peux vous assurer que le café est excellent. Vous pouvez faire plus avec cette machine qu’avec une machine hyper-sophistiquée à 2000 $. Cette machine ne coûte que 160 $ et fonctionne sans électricité. Un nettoyage très facile de l’ensemble. Coût des pièces d’usure à changer au bout de 7 ans : 15 $.

    Le fabricant anglais : PRESSO

    Le site internet anglais : http://www.presso.co.uk

    Le site international : http://presso.com

    Le site du distributeur en Ontario pour le Canada : http://shop.presso.ca

    En plus d’être hautement recyclable, Presso a obtenu de nombreux prix de design dont les prestigieux “Good Design Award” et “Silver D&AD Award”

    L’Expresso sans sa capsule…

    Autrefois réservé aux cafés et restaurants, l’expresso a gagné nos cuisines grâce à l’invention de la machine individuelle. Pratique, élégante, elle prépare un café de qualité en quelques secondes. Mais cet objet ingénieux est arrivé accompagné d’un nouveau type de déchet: la capsule ou dosette jetable.

    Outre leurs tarifs exubérants, ces doses individuelles remplissent les poubelles à un rythme étonnant… L’ADEME estime par exemple qu’un paquet de 250g de dosettes café génère jusqu’à 10 fois plus de déchet qu’un sachet de café traditionnel !

    Comme souvent, le confort a été acquis aux dépends de la planète…

    Oui mais voila… L’habitude de l’expresso à la maison s’est répandue et pour beaucoup, un retour en arrière est inconcevable! Alors comment faire pour concilier ce nouveau plaisir et le respect de l’environnement?

    Presso is the answer!

    Presso vous propose de préparer un véritable expresso sans capsule et sans électricité (ou presque, il faut tout de même chauffer l’eau).

    Son fonctionnement est le même que celui d’un percolateur traditionnel: vous remplissez le presse-mouture avec le café de votre choix que vous faites en suite traverser par de l’eau chaude sous pression.

    Seule différence, la pression nécessaire n’est pas obtenue grâce à un moteur électrique comme dans un percolateur traditionnel mais par la pression manuelle des bras de Presso… Le résultat est saisissant et comparable à celui des meilleurs percolateurs… Un café fort en arômes recouvert d’une mousse légère.

    6 bonnes raisons de choisir Presso

    1. Un expresso est tellement meilleur qu’un café en filtre…

    2. Avec Presso, votre choix de café ne se réduit pas à celui de votre marque de dosettes. Bio, Equitable, pas cher… c’est vous qui voyez!

    3. Un expresso en dosette coûte de 2 à 8 fois plus cher qu’un expresso utilisant du café en sachet comme Presso.

    4. Selon des tests réalisés en 2007 en Australie (par l’organisme d’état NAEEEC): préparer un café avec Presso consomme moins d’énergie qu’une machine a café électrique quand elle est en veille!

    5. Selon l’ADEME, un paquet de 250g de dosettes café génère jusqu’à 10 fois plus de déchet qu’un sachet de café traditionnel comme celui que vous utilisez avec Presso !

    6. Grâce à son fonctionnement totalement silencieux, le café du matin est beaucoup plus calme avec Presso qu’avec les machines à expresso électriques…

    Vidéo

    Ils en parlent…

    Marie Claire Maison : “Elle fonctionne sans énergie électrique donc est économe et vous permet par la même occasion de muscler vos petits bras.” - Voir l’article

    Economie magazine : “Des coûts d’entretien moindres, sans oublier que vous n’aurez plus besoin d’acheter d’onéreuses capsules dans le commerce.On y retrouve surtout tout le plaisir de se préparer un café soi-même, plutôt que d’appuyer sur le bouton d’une austère machine hors de prix et aux ronronnements industriels…” (02/06/2010) - Voir l’article

    Deco in : “Grand prix du design 2004, cette cafetière expresso manuelle révolutionne la façon de préparer le café.” - Voir l’article

    In We : “Son design élégant et chromé confère à la cafetière Presso un style rétro et tendance, de quoi convaincre les sceptiques : faire du bon avec du beau, c’est possible !” ( 06/07/2010) - Voir l’article

     
  • Bernard Jean 23 h 04 mi on 5 December 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , vol   

    À la découverte des 5 sens 


    SENSE OF FLYING from Goovinn on Vimeo.

    What´s it like flying down a mountain at 250 km/h? Espen Fadnes – The World’s Fastest Flying Human Being 2010 – teamed up with Project Managers Goovinn to communicate the experience of flying. ”SENSE OF FLYING” came out of the collaboration.Turn up the volume, experience it, share it: SENSE OF FLYINGCredits:
    Film by: Stavfel Produktion, Goovinn, Espen Fadnes
    Idea: Espen Fadnes/Paul Göransson/Lars Idmyr
    Wingsuiting: Espen Fadnes
    Cameras: Carl Johan Engberg, Paul Göransson, Espen Fadnes, Lars Idmyr, Kjersti Eide
    Car driver + helping hand: Even FloSpecial thanks to: The village Flo for hospitality and help.Follow us on Goovinn.se
     
  • Bernard Jean 22 h 18 mi on 14 November 2011 Permalien | Répondre
    Tags : élections, candidature,   

    Campagne “Tous Candidats” en France en 2012 

    Colibris lance une vaste campagne citoyenne en parallèle des élections présidentielles : “Tous candidats en 2012″.

    Au-delà de toutes considérations politiques, économiques, partisanes, c’est aujourd’hui à la conscience de chacun d’entre nous que nous faisons appel, pour construire une société plus écologique et plus humaine.

    Combien sommes-nous aujourd’hui à inventer, à construire, une société plus écologique et plus humaine ? Comment mettre en valeur les trésors créatifs que la société civile élabore tous les jours ? Comment agir ensemble ?

    Alimentation, énergie, habitat et urbanisme, économie, éducation… chaque jour, par chacun de nos actes, nous participons à transformer le monde. La campagne “Tous candidats” permettra à chacun, au-delà de toutes considérations politiques, économiques et partisanes, de se déclarer candidat à l’action et de poser les fondements d’une société nouvelle.

    Vous aussi, vous voulez être candidat ? Déclarez-vous sur : touscandidats2012.fr

     
  • Bernard Jean 20 h 42 mi on 31 October 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , plastiques,   

    Pollution des mers avec les plastiques 

    Selon le capitaine Charles Moore : « les océans sont devenus une véritable soupe de plastique ».
    La zone la plus polluée est au niveau du tourbillon du Pacifique nord surnommé la grande plaque de déchets du Pacifique qui à elle seule représente la moitié des déchets plastiques des océans.

     
  • Bernard Jean 12 h 40 mi on 17 October 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , ragent   

    Survivre à l’effondrement économique 

    A propos du livre

    Les problèmes auxquels le monde va devoir faire face dans les dix prochaines années sont considérables : surpopulation, pénurie de pétrole et de matières premières, dérèglements climatiques, baisse de la production de nourriture, tarissement de l’eau potable, mondialisation débridée, dettes colossales, immigration massive, violences urbaines, révoltes, révolutions, guerres

    La convergence de tous ces problèmes entraînera  un effondrement économique massif et global qui ne laissera personne, riche ou pauvre, indemne. Comment se préparer ? Comment survivre à ces prochaines années de grands changements qui seront à la fois soudains, rapides et violents ?

    Êtes-vous prêts ?

    Origine de l’information >>> ICI

    Après quelques jours de vacances « forcées », nous revenons avec un entretien exclusif – celui de l’économiste suisse Piero San Giorgio. Auteur d’un livre indispensable, «Survivre à l’effondrement économique», ce spécialiste des marchés émergents d’Europe de l’Est, du Moyen-Orient et d’Afrique dans l’industrie high-tech nous donne sa vision de l’état du monde, et elle n’est pas optimiste : faillites de banques européennes, anéantissement de la classe moyenne, réduction des populations et guerres civiles en devenir.

    Mecanopolis

     
  • Bernard Jean 13 h 54 mi on 6 October 2011 Permalien | Répondre
    Tags : , , Pronovost   

    Paysans et Mangeurs au cœur de notre agriculture 

    Conférencier : Roméo Bouchard, coalition SOS Pronovost et ex-président de l’Union paysanne

    Malgré l’échec appréhendé de la réforme Pronovost et l’emprise croissante à prévoir de l’industrie agroalimentaire, est-il encore possible de nous réapproprier nos terres et notre nourriture par un plan de souveraineté alimentaire dans chaque territoire, y compris les territoires urbains? Nous sommes en train de céder nos terres et notre agriculture à des consortiums, dont les dirigeants sont à l’étranger le plus souvent, qui les exploiteront de plus en plus aux fins de leurs projets commerciaux mondiaux. D’ailleurs, le recul du gouvernement sur la réforme Pronovost ne fait que laisser le champ libre à ces intégrateurs qui avalent nos fermes locales et indépendantes les une après les autres. Monsieur Bouchard nous présentera un modèle de réappropriation de nos terres agricoles par les communautés locales et régionales et du citoyen-mangeur, qui occupe un rôle prépondérant par rapport à celui de l’agrobusiness préconisé dans le Livre vert publié cet été.

    Quand : Jeudi 13 octobre à 19h15
    Lieu : 870, av. Salaberry, salle Michel Jurdant (322) Québec- Canada
    Contribution volontaire de 2$ à 5$
    Les AmiEs de la Terre de Québec
    Origine de l’information >>> ICI

    .

    SOS-Pronovost

    Une nouvelle coalition d’agriculteurs et de citoyens prend la défense du Rapport Pronovost

    SOS-Pronovost

    Coalition pour la mise en œuvre du rapport Pronovost sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois.

    Une coalition réunissant plusieurs groupes importants d’agriculteurs, de consommateurs, de citoyens et d’écologistes, donc à la fois les volets agriculture, alimentation, environnement et santé, pour défendre le Rapport Pronovost et exiger du Gouvernement sa mise en œuvre sans délai. vous pouvez vous joindre à cette Coalition* qui  entend  veiller et intervenir jusqu’à ce que le virage agricole préconisé par le Rapport Pronovost soit mis en œuvre. Vous pourrez suivre les démarches de la Coalition et consulter ses documents sur ce site. Lire la suite …

    Rapport Pronovost – Vers la ferme nouveau genre

    « Répondre à l’appel des consommateurs québécois en faveur de produits différenciés à haute qualité nutritive »

    Vente de produits sur une ferme biologique. Le rapport Pronovost déplore le fait que «les producteurs biologiques ont dû expérimenter eux-mêmes, et à leurs frais, l’efficacité de certaines méthodes de production ou de commercialisation».

    Photo : Jacques Nadeau
    Vente de produits sur une ferme biologique. Le rapport Pronovost déplore le fait que «les producteurs biologiques ont dû expérimenter eux-mêmes, et à leurs frais, l’efficacité de certaines méthodes de production ou de commercialisation».
    Les propositions formulées dans le rapport de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois ont réjoui les partisans d’un virage vers une industrie à visage plus humain. Le rapport Pronovost reconnaît en effet «le besoin de diversifier la production, de miser sur la valeur ajoutée, de développer les produits de niche et du terroir de même que la production biologique». Bref, il pourrait bien ouvrir la porte aux idées qu’ils préconisent depuis des années. À condition que les élus emboîtent le pas.«Le rapport Pronovost est une révolution complète, affirme d’entrée de jeu le porte-parole de l’Union paysanne, Benoît Girouard. On y vise vraiment une nouvelle forme d’agriculture au Québec, en vertu de laquelle on valoriserait les fermes familiales et l’agriculture de proximité, mais aussi les produits biologiques et le terroir. On propose d’ailleurs des mesures concrètes pour y arriver. C’est du jamais vu.»Certaines recommandations contenues dans le document, intitulé «Agriculture et agroalimentaire: assurer et bâtir l’avenir», marquent en effet un changement de cap certain dans la façon d’envisager la production de ce qui se retrouve dans nos assiettes: «Sans négliger pour autant les productions qui constituent l’assise principale du secteur, beaucoup d’intervenants ont fortement suggéré de miser sur des produits diversifiés et de développer, de manière complémentaire, une agriculture dite de proximité.» Des préoccupations largement reprises tout au long des 272 pages du rapport rendu public en février.Cette nécessaire diversification agroalimentaire est saluée par l’Union paysanne, qui presse le gouvernement d’aller dans cette direction depuis déjà quelques années. «C’est impossible, souligne M. Girouard, de lutter contre les agricultures des pays émergents dans la production de masse, comme le poulet ou les oeufs par exemple. On peut, au contraire, diversifier notre agriculture, la spécifier. On se mettrait à l’abri des règles commerciales mondiales, on permettrait un développement régional et on stimulerait les produits de niche, ce qui permettrait à notre agriculture de survivre.»Autre piste intéressante envisagée par les auteurs du rapport, la question du développement de produits «à valeur ajoutée» est chère à l’organisme Solidarité rurale du Québec. Son président, Jacques Proulx, reprend d’ailleurs à son compte l’exemple donné par M. Pronovost: le sirop d’érable. Le Québec, qui domine haut la main les exportations du précieux liquide sucré dans le monde, gagnerait selon lui à en faire un produit doté d’une certaine image de marque, à l’instar de ce qui se fait pour l’huile d’olive dans d’autres pays.Financement essentiel

    La question du financement est évidemment le nerf de la guerre. En ce sens, l’État a un rôle essentiel à jouer pour stimuler cette créativité agroalimentaire. «Il importe de soutenir, de manière plus tangible que nous ne l’avons fait jusqu’ici, les fermes différentes qui ont décidé de répondre à l’appel des consommateurs québécois en faveur de produits différenciés à haute qualité nutritive, de mettre en valeur les terroirs, de pousser les spécialités de niche, d’accroître la production biologique, d’étendre les appellations contrôlées, etc.», expliquent les auteurs du rapport.

    Le document, fruit d’une longue réflexion alimentée par plus de 700 mémoires, une tournée des régions et diverses autres consultations, souligne d’ailleurs les retombées positives pour des régions qui en ont bien besoin. «L’accompagnement de cette agriculture dite émergente est requis au nom de l’innovation dont elle fait preuve, de sa contribution à la diversification de la production agricole et du potentiel qu’elle présente pour la revitalisation de plusieurs collectivités rurales.»

    Or, jusqu’à maintenant, constate-t-on, «le soutien aux entreprises agricoles de petite taille est largement déficient et les entrepreneurs qui veulent démarrer une telle entreprise éprouvent de grandes difficultés à la développer». Autre chose? «Les productions en émergence, celles qui peuvent contribuer à la diversification de la production agricole, sont peu soutenues par la recherche, le transfert technologique, les services-conseils, la formation et l’aide financière.»

    Le diagnostic est on ne peut plus clair et est accompagné de propositions pour revoir en profondeur le système d’aide financière aux agriculteurs, ce qui ouvrirait la porte aux petits producteurs et à l’agriculture biologique. «Une très bonne idée», affirme Benoît Girouard. Il explique qu’actuellement, «le gouvernement accorde plus de 300 millions de dollars par année aux grands producteurs de porc, de maïs, de vaches et de veaux, contre un maigre million à ceux qui se consacrent au bio. C’est un scandale».

    Le porte-parole de l’Union paysanne salue les recommandations du rapport Pronovost sur l’aide financière, estimant que de telles réformes sont essentielles. Présentement, laisse-t-il tomber, «les 1000 fermes qui font du biologique se retrouvent le plus souvent avec zéro dollar de subvention». Le rapport Pronovost relève lui aussi cette lacune: «Les producteurs biologiques, par exemple, ont dû expérimenter eux-mêmes, et à leurs frais, l’efficacité de certaines méthodes de production ou de commercialisation.»

    Résultat? Alors que la demande augmente, le nombre de fermes stagne dans la province. Or, indique M. Proulx, la demande pour des produits plus fins et de meilleure qualité ne peut qu’augmenter, et ce, au Québec comme ailleurs dans le monde.

    Retour à la terre

    Conséquence surprenante de l’arrivée massive des «baby-boomers» à l’âge de la retraite, M. Girouard croit que ceux-ci pourraient être nombreux à effectuer une sorte de retour à la terre en se lançant dans de petites productions biologiques, de produits du terroir, etc. Bref, si le gouvernement leur offre des conditions propices au démarrage de ce type d’entreprises, le porte-parole de l’Union paysanne prédit «un boom» rural très bénéfique pour le Québec.

    Afin de stimuler cet essor des campagnes, Jacques Proulx presse l’État d’assouplir la Loi sur la protection du territoire agricole, dans le sens où l’entend M. Pronovost dans son rapport: «Les règles du jeu actuelles rendent difficile l’aménagement d’un gîte du passant, d’une table champêtre, d’une école d’équitation ou d’un atelier de petite transformation alimentaire en territoire agricole, parce que ces activités ne sont pas spécifiquement agricoles.» Pourtant, à peine plus de 50 % du territoire agricole est utilisé à des fins de production agricole, et une bonne planification de l’utilisation du territoire pourrait facilement anticiper les problèmes de cohabitation que ces activités pourraient soulever, croit M. Proulx.

    Le territoire agricole pourrait par exemple servir d’assise à des activités à caractère touristique, à l’agroforesterie, à des commerces de produits du terroir, à des activités de transformation alimentaire, à la production de produits non alimentaires et d’énergie, et à plusieurs autres usages compatibles avec le maintien d’une agriculture dynamique. Cette approche devrait aussi permettre l’installation de fermes sur de petites superficies, dans la mesure où les projets envisagés sont viables.

    Reste que les changements contenus dans le rapport sont plus que majeurs, à l’image des défis qui attendent un secteur agroalimentaire bousculé, non seulement ici, mais à l’échelle planétaire. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’il en va de ce que l’on mange jour après jour, mais aussi de la pérennité de l’environnement, qui seul peut soutenir la vie. Et dans ce domaine, le temps presse, selon ce qu’ont affirmé tous les intervenants interrogés par Le Devoir.

    Nature Québec, un regroupement d’organismes écologistes, a d’ailleurs vertement critiqué l’annonce récente faite par Laurent Lessard, le ministre de l’Agriculture, de la création de trois «chantiers» chargés de trouver des solutions aux problèmes mis en lumière dans le rapport Pronovost. «Dans sa trop courte réponse, le ministre n’aborde les questions environnementales et l’agriculture biologique que du bout des lèvres, et il continue de centrer son action autour de modèles industriels qui ne remplissent pas leurs promesses», a souligné Christian Simard, porte-parole du regroupement. Les craintes formulées par Nature Québec sont partagées par l’Union paysanne et Solidarité rurale du Québec.

    L’attaché de presse du ministre, Jack Roy, se veut toutefois rassurant. Selon lui, le rapport est, pour le ministre Lessard, une véritable source d’inspiration. Il souligne d’ailleurs que les nouvelles formes d’agriculture font partie des priorités du ministre. «Le temps du changement est venu», fait valoir M. Roy, mais ce changement devra s’opérer «étape par étape», d’autant plus qu’il met en cause plusieurs ministères. Origine du texte >>> ICI

     
  • Bernard Jean 13 h 28 mi on 30 September 2011 Permalien | Répondre
    Tags : ,   

    La décroissance : une alternative socioéconomique viable? 

    Dans notre monde contemporain, la croissance économique est un dogme intouchable à l’aune duquel on mesure l’état de l’économie : s’il y a croissance, elle est en santé, mais si elle diminue, on parle alors de crise économique. Or, depuis quelques années, des économistes et militants sociaux proposent que la vraie santé économique, sociale et écologique passerait d’abord par une décroissance économique. S’agit-il d’une orientation viable? À quoi ressemblerait une société qui ne serait pas fondée sur la croissance? Quelles sont les limites et les contradictions d’une telle approche?

    À Québec
    Lundi 3 octobre 2011, de 19 h à 21 h 30
    Centre culture et environnement Frédéric-Back
    870, avenue de Salaberry, salle 322-324

    avec:
    • Yves-Marie Abraham, sociologue, professeur aux HEC de Montréal;
    • François L’Italien, doctorant en sociologie à l’Université Laval et membre du Collectif d’analyse de la financiarisation du capitalisme avancé (CAFCA);
    • Louis Marion, philosophe et coauteur de Décroissance versus développement durable (Écosociété, 2011).

    Contribution suggérée : 5 $
    Renseignements: http://www.cjf.qc.ca/soirees_relations ou Agustì Nicolau: 514-387-2541, # 241 / anicolau@cjf.qc.ca

     
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